Au soir du 21 juin, chaque annéedepuis 1982, la France célèbre la fête de la musique. Cette date, qui marque l’avènement de l’été boréal, coïncide également avec la fin de saison dans de nombreuses disciplines et compétitions sportives. Il n’en fallait pas plus pour que je jette une passerelle entre ces deux domaines et que je m’y engouffre allégrement sur le plateau de Pink tv, en la compagnie de Marc Cerrone, Christophe Beaugrand, Marie Labory, Laurent Artufel et Laurent Bonelli.
OPÉRATION IMPOSSIBLE
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Un virus particulièrement tenace continue de parasiter bon nombre d’ordinateurs et de réseaux un peu partout dans le monde. Au gré de sa propagation, il semblerait qu’il affecte également pas mal d’utilisateurs, dont les neurones ont tendance à se rigidifier, et dont les boîtes crâniennes émettent alors un son très significatif, assez proche de celui produit par les maracas lorsqu’on les secoue. À quand le grand nettoyage de printemps ?
CINQUANTE ANS APRÈS
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Au début des années 1970, le groupe “Les Poppys” fit un véritable tabac avec une chanson intitulée “Non, non, rien n’a changé”. Composée de 17 enfants issus de la manécanterie des Petits Chanteurs d’Asnières (déjà connu grâce aux émissions télévisées de Guy Lux et Danièle Gilbert), cette formation vocale adopta une coloration pop très marquée. Le texte de la chanson était un appel au pacifisme, qui s’inscrivait dans le mouvement hippie condamnant la guerre au Vietnam. Il est frappant, et navrant, de constater que, un demi siècle plus tard, il est toujours d’une actualité affligeante. Disque d’or quelques mois à peine après sa sortie, ce titre propulsa immédiatement le groupe sous les feux de la rampe, l’entrainant dans une série harassante de concerts et de tournées, pas évidente à gérer pour des pré-adolescents devant dans le même temps poursuivre leurs études. Certains durent quitter l’aventure pour des questions de mue vocale, ou tout simplement d’incapacité à tenir ce rythme effréné. Ceux qui parvinrent à tenir le choc, et assurèrent des millions de ventes, n’en tirèrent aucun bénéfice financier. En 1997, une dizaine de membres des Poppys attaqua en justice Eddie Barclay (Disques Barclay) et Jean Amoureux (fondateur de la chorale d’Asnières). En 2001, cette action aboutit à un non lieu, confirmé en appel en 2002, alors que des CD des Poppys étaient régulièrement réédités sans leur accord, ni la moindre rémunération. À l’évidence, dans les conflits armés comme dans les batailles judiciaires, les adultes savent bien mieux manœuvrer que les enfants. Décidément, non, non rien n’a changé.
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Non, Non, Rien N’a Changé
C’est l’histoire d’une trêve que j’avais demandée C’est l’histoire d’un soleil que j’avais espéré C’est l’histoire d’un amour que je croyais vivant C’est l’histoire d’un beau jour que moi petit enfant Je voulais très heureux pour toute la planète Je voulais, j’espérais que la paix règne en maître En ce soir de Noël mais tout a continué Mais tout a continué mais tout a continué…
Tout, tout a continué Non, non, rien n’a changé Tout, tout a continué Hey ! Hey ! Hey ! Hey ! Hey ! Hey ! Hey ! Hey !
Et pourtant bien des gens ont chanté avec nous Et pourtant bien des gens se sont mis à genoux Pour prier, oui pour prier, pour prier, oui pour prier Mais j’ai vu tous les jours à la télévision Même le soir de Noël, des fusils, des canons J’ai pleuré, oui j’ai pleuré, j’ai pleuré, oui j’ai pleuré Qui pourra m’expliquer que…
Non, non, rien n’a changé Tout, tout a continué Non, non, rien n’a changé Tout, tout a continué Hey ! Hey ! Hey ! Hey !
Moi je pense à l’enfant entouré de soldats Moi je pense à l’enfant qui demande pourquoi Tout le temps, oui tout le temps, tout le temps, oui tout le temps Moi je pense à tout ça mais je ne devrais pas Toutes ces choses-là ne me regardent pas Et pourtant, oui et pourtant, et pourtant, je chante, je chante…
Non, non, rien n’a changé Tout, tout a continué Non, non, rien n’a changé Tout, tout a continué Hey ! Hey ! Hey ! Hey !
C’est l’histoire d’une trêve que j’avais demandée C’est l’histoire d’un soleil que j’avais espéré C’est l’histoire d’un amour que je croyais vivant C’est l’histoire d’un beau jour que moi petit enfant Je voulais très heureux pour toute la planète Je voulais, j’espérais que la paix règne en maître En ce soir de Noël mais tout a continué Mais tout a continué mais tout a continué
Non, non, rien n’a changé Tout, tout a continué Non, non, rien n’a changé Tout, tout a continué Hey ! Hey ! Hey ! Hey ! Hey ! Hey ! Hey ! Hey !
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Les anciens Poppys ont aujourd’hui des allures de new papys. Malheureusement plusieurs ne sont plus de ce monde. Toutefois, une petite demi-douzaine se réunit encore régulièrement et pousse parfois la chansonnette. Bruno Polius, le chanteur soliste (avec les lunettes de soleil) a perdu ses cheveux mais pas ses souvenirs. Il en évoque quelques uns au micro de mon ami André Manoukian, dans la seconde vidéo ci-dessous. Et si sa voix a changé elle aussi, ses accents de sincérité, et sa grande sensibilité, peuvent difficilement contenir l’émotion qui l’envahit en parlant de ses amis disparus.
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BIENTÔT EN CONCERT
MAISON DE RETRAITE EN 2060
ENTRE DEUX ZOOS
Deux exhibitionnistes pris en flagrant délit dans le bois de Vincennes.
PAPI RAZZIA
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Que dire d’une personne qui a passé sa vie à mentir, à corrompre, à dégrader, à falsifier, à trahir, à intriguer, à pervertir, à arnaquer, à souiller tout ce qui ne servait pas ses propres intérêts ? Que dire d’un obsédé sexuel qui a recours à des prostituées mineures et à côté duquel DSK et Donald Trump font figure d’enfants de cœur ? Que dire d’un dirigeant politique qui laisse sa nation à la dérive tandis qu’il engraisse ses comptes bancaires au point de devenir l’homme le plus riche du pays ? Que dire de cette détestable incarnation du mâle et du mal italien, qui ronge une société en détruisant toutes ses valeurs humaines ? Que dire lorsque cette personne disparait ? Pas grand chose. Et même rien. C’est mieux ainsi. Que des individus de la même espèce, tels que le Russe Poutine ou le Hongrois Orban, lui rendent hommage en se déclarent ses amis de toujours est significatif. Que le pape François salue « son sens des responsabilités publiques et son tempérament énergique » est incompréhensible. Des sept péchés capitaux, il n’y en pas un que cet imposteur n’ait visité régulièrement ! Que l’Italie oublie la trentaine d’affaires en justice qui le concerne et décrète une journée de deuil national en hommage à celui qui l’a bafouée et ridiculisée durant tant d’années est pathétique. Aujourd’hui, la décadence romaine se déguste à la sauce milanaise.
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NOUNOURS DU DIMANCHE
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« Quand ils sont tout seuls, ils nous font de la peine. On a tout de suite envie de leur faire un câlin et d’aller les consoler. » me disait un jour mon adorable copine Axelle, qui confesse un faible pour les gros nounours à dorloter. Certes, l’ours solitaire peut être attendrissant, mais quand ils sont en groupe, ils deviennent vite envahissants. Plus moyen, dès lors, de trouver une place en terrasse…
« When they’re all alone, we feel sorry for them. You immediately want to give them a cuddle and go and console them« , said my lovely friend Axelle, who confesses to a weakness for big, cuddly teddy bears. Of course, the lone bear can be endearing, but when they’re in a group, they quickly become invasive. That’s when it’s hard to find a seat on the terrace…
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CINÉMENTEURS
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On ne sait plus s’ils mériteraient d’être classés dans la sélection films d’horreur, science friction, comédie à l’italienne ou pornographie politique. Ces deux super-productions de l’arnaque sociale sont des chefs-d’œuvre d’hypocrisie et de suffisance. Le casting rassemble une brochette de mauvais comédiens au service de scénarios indignes, dans un nouveau genre où la malhonnêteté le dispute à l’outrecuidance. Rarement un tel degré de fourberie et d’antipathie a été atteint, tant sur un plan collectif qu’individuel. Vivement la création d’un festival de la duplicité, que puissent leur être attribuées les palmes de la tartuferie qu’ils méritent.
PLEINES LIGNES
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Au départ, mon voisin de palier caressait l’espoir d’être ramasseur de balles dans les tournois féminins de tennis. Lorsque je lui ai fait remarquer la jeunesse et la sveltesse des préposés à cette tâche, il a accusé le coup, du haut de sa quarantaine bien tassée et de ses abdos bien enveloppés. Il n’a pas lâché l’affaire pour autant, mû par un soudain regain d’intérêt pour ce sport très médiatisé. Le lendemain, il avait reporté son attention sur une autre fonction, jetant son dévolu sur le poste de juge de ligne. Trois critères essentiels avaient, semble-t-il, motivé son choix : la situation avantageuse de ces observateurs privilégiés, juste derrière les joueuses, leur position de prédilection, légèrement courbés, les mains sur les genoux, afin de scruter au mieux leurs cibles attitrées, et enfin les petites chaises qui leur étaient réservées, ainsi que les caissons de protection au sol où, selon lui, on pouvait planquer quelques canettes de bière bien fraîches. Je n’ai pas voulu le détromper, de peur qu’il ne se renfrogne et m’accuse de toujours vouloir le critiquer, en dénigrant systématiquement ses bonnes idées ou ses intentions du moment.