UNE  COMÈTE  EST  PASSÉE



Il est né à Oxford le 8 janvier 1942. Il est mort à Cambridge le 14 mars 2018. Entre ces minuscules bornes géographiques, et la centaine de kilomètres qui séparent les deux plus grandes universités anglaises, une trajectoire de 76 ans hyperboliquement hallucinante a impressionné le monde entier : celle d’un des plus grands scientifiques de notre époque. (suite…)

ASCENSEUR  POUR  L’ESCABEAU

La semaine dernière, en prenant l’ascenseur privé me conduisant auprès d’une personnalité très haut placée, bien au delà du troisième étage de la fusée Marianne, j’entendis avec stupéfaction une voix melliflue me susurrer « Tu montes, chérie ? ». (suite…)

RE-CRÉATIONS  HIVERNALES


La neige a tout recouvert en une nuit. Paris se réveille encore endormi. L’Arc de Triomphe est ravalé et la tour Eiffel a froid aux pieds. Le Champ-de-Mars n’a jamais été aussi beau en février.  La France est un peu engourdie. Les parents toussotent et les enfants gigotent. Le blanc change tout. Il a déroulé en silence un tapis qui se met en boule dans la joie et les cris. Des boules de toutes les tailles, des petites, des grosses, des qui craquent, des qui giclent, des qui explosent, des qui enflent, des qui collent, des qui roulent, des qui se superposent et se métamorphosent.
Des qui suivent leur bonhomme de chemin.
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LIGHT  ALOOF

Dans la continuité des précédents articles édités sur ce sujet brulant, et afin de respecter mon engagement pro-menthols dans le camp du MRAP (Mouvement de Résistance des Allumeuses Professionnelles), je publie régulièrement des éléments flamboyants en faveur d’une tabacomanie libérée et libérale. Cette semaine, je convoque un allié de choc en la personne de Bob Fosse, génial chorégraphe, cinéaste visionnaire et illustre metteur en scène des grandes comédies musicales américaines de feu le vingtième siècle. (suite…)

BYE  BYE  CHAD  !



C’est un dimanche de fin janvier en Lorraine. Il fait froid, un peu humide. Le matin est bleu pâle, pas vraiment triste mais pas très engageant. Mélancolie hivernale. Aux abords du centre-ville, la place Turenne est presque vide. Thionville est en stand-by. Même les pigeons sont engourdis. Cette petite ville de province, que je connais bien pour y avoir vécu et fait mes études secondaires, se remet doucement des fêtes de fin d’année. Le TGV 2809 qui m’a dropée sur les bords de la Moselle quelques minutes plus tôt file vers le Luxembourg. Il emporte des regards perdus derrière les vitres et quelques somnambules arrachés à la Gare de l’Est. (suite…)

LES CENDRES DE DÉCEMBRE


‌Le mois dernier, c’était l’étoile du salon, la star du living-room. Aujourd’hui, il n’est plus rien. Il n’est plus sur son 31. On l’a dépouillé de ses attraits, comme dans la chanson, les bois et guérets. On a saccagé sa parure, confisqué les rubans, les bijoux et les attributs de fête qu’il arborait triomphalement sous les œillades contemplatives d’un public conquis. Souvenirs, souvenirs… Personne ne lui fait plus le moindre cadeau. Déraciné dans les grises rues des grandes villes, il gît nu en exhibant sa verdure. (suite…)

CIGARELLES

Dans la continuité de l’article édité sur ce blog les 19 novembre et 4 décembre 2017, et afin de respecter mon engagement pro-menthols dans le camp du MRAP (Mouvement de Résistance des Allumeuses Professionnelles), je publie chaque quinzaine un élément en faveur d’un tabagisme libéré et libéral. Que ce soit en intérieur ou en extérieur, est-il vraiment nécessaire d’expliquer pourquoi une cigarette aux doigts d’une lady est toujours terriblement sexy ?

Further to the article published in this blog on November 19th and December 4th, and to respect my commitment  towards pro-menthols beside the RCPT (Resistance Camp of Professional Teasers), every two weeks I publish an article to support liberated and liberal smoking. Whether indoors or outdoor, is it really necessary to explain why a cigarette in a lady’s fingers is always awfully sexy ?

A  VERY  SWEET  LORD

Il s’était posé sur terre à Liverpool le 25 février 1943. Il s’en est envolé de Los Angeles le 29 novembre 2001. Entre temps, il s’est payé une fantastique balade dans le vent en compagnie de trois autres musiciens échevelés. George Harrison, le plus jeune des Beatles, le plus sensible aussi, eût une influence croissante au sein du groupe. Il introduisit une spiritualité particulière dans leur musique. On lui doit l’apport d’instruments indiens, mais surtout un jeu de guitare très caractéristique. Cristallin ou plaintif, acoustique ou électrique, il était reconnaissable entre tous, dès les premières notes. (suite…)