AUTO-JUSTIFICATION
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« I bought this before we knew Elon was crazy »
« J’ai acheté ça avant qu’on sache qu’Elon était fou »
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Garée non loin du célèbre Cours Simon, à Paris, une voiture attirait régulièrement l’attention des passants ces dernières semaines. Certains s’arrêtaient pour prendre en photo l’arrière du véhicule. En s’en approchant, on pouvait aisément comprendre pourquoi. Représentant d’une profession artistique ou particulier doté d’un sens de l’humour certain, le propriétaire d’un modèle Tesla a apposé cet avertissement amusant à côté de la plaque d’immatriculation : « Je l’ai acheté avant que l’on sache qu’Elon était fou » ! Elon, c’est évidemment Elon Musk, pdg du constructeur automobile de voitures électriques depuis 2008… et personnage très controversé depuis quelques temps. Son implication politique aux côtés de Donald Trump et plusieurs controverses fâcheuses (salut nazi, conflits familiaux, racisme, misogynie, lgbt-phobie, diffamations, addictions, atteintes au droit du travail, amendes et procédures en cours…) ont sérieusement déteint sur la réputation de Tesla. L’entreprise, qui avait pourtant le vent en poupe avant toutes ces histoires, avait vu sa capitalisation fondre de moitié entre décembre 2024 et mars 2025 (passant de 1540 milliards de dollars à 775 milliards). Un comble pour celui qui s’était vanté de revitaliser l’économie américaine en réduisant massivement les dépenses gouvernementales grâce au DOGE (Département de l’Efficacité Gouvernementale), un cadeau empoisonné de son ex-ami Donald. Pour beaucoup, Elon est passé d’entrepreneur génial à savant détraqué. La précision humoristique apposée à l’arrière de la Tesla parisienne fait référence à tout ce contexte embrouillé. Elle affiche clairement un désaveu vis à vis des actions et du passé récent du milliardaire. Et peut-être aussi vis à vis de ses futurs écarts de conduite.











