APPUI-TÊTES

On se demande parfois comment meubler les longues heures  de train (surtout en cette période de grève SNCF) et comment ajouter un peu de fantaisie dans un univers bien monotone. Apparemment, certains ont trouvé la réponse appropriée.

SALUT   L’AMI

Il disait : « La médecine du travail est la preuve que le travail est bien une maladie ! » La maladie l’a emporté le 18 avril 1988, il y a tout juste trente ans. Je m’en souviens bien parce qu’à l’époque, rédacteur en chef d’un magazine sportif, je l’avais contacté pour une interview sur le football, un sport qu’il ne portait pas aux nues -c’est un euphémisme- de son panthéon culturel. Je le savais très fatigué mais il avait accepté et je me réjouissais à l’avance de cette rencontre truculente. Opéré d’un cancer du poumon diagnostiqué en 1987, l’humoriste donnait alors sans le savoir ses derniers spectacles. Les médecins, en accord avec son épouse, lui avaient caché la gravité du mal qui le rongeait petit à petit, au point de ne plus pouvoir honorer ses engagements. Depuis, je pense souvent à lui, comme à Coluche, et regrette sa longue absence. Pour l’atténuer un tant soit peu, resurgissent ci-dessous quelques unes de ses saillies mémorables, réparties en quatre grands thèmes, forcément subjectifs et polémiques. (suite…)

MARIÉE  NOIRE


Alan, un ami breton, faisait tranquillement ses courses dans un supermarché non loin de Portsall (en un seul mot) dans le Finistère, lorsqu’une silhouette insolite attira son attention. Émergeant du rayon “poissons-surgelés”, devançant les mailles métalliques d’un mini-chalut à roulettes, une sirène à la longue chevelure blonde ondulait à contre courant de la clientèle habituelle, fort clairsemée à cette heure matinale. Son corps était parfait, longiligne et scintillant de noirs reflets aguicheurs. Sa présence en ces lieux était aussi surréaliste qu’inespérée. (suite…)

COT  COT  GIRLS


Cela pourrait s’appeler “Œufs de Pâques, suite et fin”, ou encore “Couvée Spéciale”. On ne s’en est pas rendu compte tout de suite, mais c’est aujourd’hui une certitude : la danse des canards et gangnam style ont eu une descendance fin 2014 ! (suite…)

POUPOU  82  !

Raymond Poulidor a 82 ans aujourd’hui et sa poupoularité est demeurée intacte ! Cycliste professionnel de 1960 à 1977, il accumula bon nombre de victoires mais traîna à jamais une image sympathique d’éternel second, accolée au surnom non moins sympathique de Poupou. Une incroyable malchance et une concurrence frontale avec deux monstres du cyclisme (Jacques Anquetil puis Eddy Merckx) le privèrent de remporter le Tour de France, même lorsque celui-ci lui semblait promis, comme en 1968, avant qu’une moto ne le renversât et le contraignit à l’abandon !
À un journaliste qui lui demandait ce qu’il aurait fait s’il n’avait pas été coureur cycliste, le Creusois natif du petit village de Masbaraud-Mérignat répondit sans la moindre hésitation : « J’aurais été paysan. Je serais resté dans ma Creuse natale derrière une charrue. Nous étions une famille sans argent, mais je n’ai souffert de rien. Nous étions heureux. Je peux dire que j’ai gagné beaucoup d’argent par rapport à mes parents, mais je n’ai jamais eu aucune ambition. Tout ce qui se présentait pour moi était un rêve. Que je gagne ou que je ne gagne pas, cela n‘avait pas beaucoup d’importance à mes yeux. Je n’ai rien fait pour avoir cette popularité qui a d’ailleurs rendu certains de mes équipiers et mes adversaires jaloux. Tout le monde voulait avoir Poulidor sans que je sache vraiment pourquoi. »
Plus que la victoire finale, c’est peut-être ça le réel accomplissement pour un grand sportif.

QUESTION  DE  SURVIE


VOTRE COPINE, QUI  NE PLAISANTE PAS AVEC ÇA, VOUS A CHARGÉ D’UNE MISSION DE CONFIANCE : ACHETER UN BILLET DE LOTO LORS DU VENDREDI 13. ON ESPÈRE QUE VOUS N’AVEZ PAS OUBLIÉ…

HULKISSIME

Ce mercredi soir 11 avril 2018, en quarts de finale de la Ligue des Champions, se disputait le match retour Real Madrid – Juventus de Turin.  À l’aller, une semaine plutôt, les Madrilènes avaient sèchement battu les Turinois chez eux sur le score de 3 à 0. Inutile de préciser que pour ce second acte, sur leur pelouse de Santiago Bernabeu, les Espagnols étaient donnés ultra-favoris. Les bookmakers et les statisticiens du ballon rond n’accordaient aux Italiens qu’une aumône de 3 % de chances de qualification pour le tour suivant. Même avec le soutien du pape, il aurait fallu un miracle pour inverser la tendance. C’est pourtant ce qui a bien failli se passer au bout d’un match incroyable ! (suite…)