SYSTÈME D… COMME DÉSASTRE.


Dimanche soir, après un week-end bricolage très appliqué dans la maison de ma copine Andréa, nous pensions avoir tout bien fait. Lundi soir, après une journée de shopping dans Paris pour nous remettre de nos efforts méritoires de la veille, nous nous sommes rendu compte que notre technique n’était pas encore tout à fait au point sur le long terme. Certaines lacunes, somme toute minimes, ont quelque peu terni le résultat final de nos travaux d’aménagement intérieur…

1er PRIX DE LA PUB LA PLUS STYLÉE


À l’heure où les publicités les plus convenues viennent peupler les écrans tv et les pages des magazines, avec l’unique et mercantile objectif de doper les ventes précédant les fêtes de fin d’année, un magnifique visuel en noir et blanc apporte une touche autrement artistique en matière d’élégance féminine. La composition du tableau est admirable en tous points. Le tulle plissé, magnifiquement déployé en corolle autour de ces jambes à demi repliées, tels des ciseaux aussi fragiles que redoutables, constitue un écrin magistral pour une paire de bas nylon noirs dont on devine presque le crissement plaintif. Le chemisier plumetis à manches et dos transparents, le chapeau noir à larges bords, dissimulant le visage, et la posture du mannequin, dont le corps zigzague avec grâce et volupté, tout concourt à augmenter le mystère et la classe de cette femme fatale, alanguie sur ce petit pont de pierre. Le contraste entre le socle minéral, composé de longues marches rectilignes, et le corps humain, tout en courbes et arrondis délicats, vient augmenter le trouble insolite que procure cette apparition sublimée. Froideur et dureté de la pierre contre chaleur et moelleux de la chair. Énigme vénitienne ou silhouette parisienne ? Ou les deux à la fois ? L’imagination s’égare entre les quais de Seine et les rives adriatiques. Que ne voudrait-on vivre ce rêve merveilleux, ce transport amoureux… l’effleurer du bout des doigts après l’avoir dévoré des yeux. Nous devons ce tableau somptueux à la marque Cervin, l’une des rares estampilles françaises (après la disparition de la maison Gerbe, fin 2020) proposant encore une gamme de bas nylon stylés, dont certains modèles avec coutures et talons originaux. L’auteur de la photographie n’est pas mentionné mais qu’il en soit mille et une fois remercié. Cette œuvre d’art constitue un superbe cadeau de Noël avant l’heure.

UNE BELLE AVANCÉE !


Comme le souhaitaient ardemment les plus hautes instances internationales, la Coupe du Monde de Football 2022, humblement organisée par le Qatar, représente une formidable avancée sur le plan des échanges culturels et des préoccupations écologiques quant à l’avenir de la planète.

NOIR, NOIR, NOIR.


Black Friday… le Vendredi Noir ! « Encore une belle fumisterie, pour ne pas dire une vaste connerie, qui nous vient des Américains ! Tu parles d’une aubaine ! C’est un véritable fléau, une calamité sans nom, et tout le monde court s’y vautrer les yeux fermés ! » s’emporte mon amie Teresa, qui est Mexicaine. Étant donné les tensions de toujours entre les deux états, on pourrait aisément accuser Teresa d’un léger parti pris, mais certains partis pris constituent malgré tout de précieux raccourcis pour aller à l’essentiel. Bizarrement, pour accéder sans détour au Black Friday, il faut d’abord passer par la case Thanksgiving…

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OU ALLEZ LES ROUGES ?


Ce soir l’équipe de France effectue son entrée en lice dans la Coupe du Monde de Football 2022. Pour ce premier match de la compétition, les Bleus affrontent l’Australie, qui joue habituellement en jaune. Quel sera l’accueil réservé aux deux camps par les supporters inconditionnels qui ont fait le voyage jusqu’au Qatar ? Réponse sur TF1 à partir de 19h50. Quant à toutes celles et ceux qui voient rouge devant le spectre d’une soirée insupportable, quelques contre-attaques bien menées, avec feintes de corps et passements de jambes, pourront peut-être avoir raison de l’adversité…

ATELIER CUISINE


Un bon ouvrier a toujours des bons outils… ou, les bons outils font les bons ouvriers. Cet adage indiscutable renvoie à une directive pratique, évoquant une règle de conduite incontournable, maintes fois vérifiée dans la réalité quotidienne, que l’on travaille dans le bâtiment, la couture ou la gastronomie. Allier ces trois domaines de compétence en un seul pour atteindre l’excellence en est une illustration des plus magistrales. Jamais atelier cuisine n’a aussi bien porté son nom.

TAMBO ART


À Inakadate, petit village de l’île de Honshu, au nord du Japon, les agriculteurs ont une véritable âme d’artiste. Ils créent des tableaux picturaux étonnants, aux allures de tableaux géants, en utilisant différents types de riz. Depuis le début des années 1990, ils y ont développé avec brio le “tambo art”, ou art des rizières. Tirant parti d’un savoir-faire rizicole ancestral, ils ont élevé cette forme de Land art à un niveau jamais atteint jusque là. Devenu célèbre dans tout le Japon, ce village s’est progressivement forgé une réputation mondiale. D’une modeste curiosité locale au départ, cette initiative a vite provoqué un regain touristique qui a attiré des centaines de milliers de visiteurs chaque année. Les thèmes du patrimoine culturel national alternent avec des sujets plus diversifiés, tels que la Joconde, Marylin Monroe, Godzilla, Napoléon 1er, des personnages de manga ou un hommage au cinéma américain (La Guerre des Étoiles et Autant en Emporte le Vent). Ces dernières années, l’extraordinaire technique des agriculteurs sur le terrain, multipliant les effets de perspective et les nouvelles variétés de riz, s’est encore affinée avec l’élaboration de patrons toujours plus complexes et plus précis, grâce à une conception assistée par ordinateur. On en oublierait presque, n’en déplaise à l’oncle Ben, le caractère comestible de la céréale. Mille mercis aux villageois d’Inakadate pour avoir promu cet art bien particulier, qui est un régal pour les yeux, et qui a l’inestimable vertu de ne pas laisser le riz cantonné à nos assiettes.