HIP HIP HIP BIRTHDAY !


« À quoi tu pouvais bien ressembler quand tu avais vingt ans ? Comment tu te maquillais en jeune trav ? C’est une question que je me suis souvent posée… » me demandait l’une de mes meilleures copines, de trente ans ma cadette, en léchant les bougies qu’elle retirait avec précaution d’un gros gâteau trop crémeux à mon goût. J’ai exhumé de mes archives cette photo prise par un ami très cher, aujourd’hui disparu. « La vache ! me dit-elle, t’aurais pu être une top escort internationale ! À Monaco, Dubaï ou Genève, t’aurais fait un carton »… Pan ! Champagne pour tout le monde !

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De – 2° à – 51°


Depuis quelques jours, la France connaît des températures légèrement négatives, qui sont pourtant de saison. À ceux et celles qui se plaignent d’une telle situation, il est bon de rappeler, qu’en ce moment même, la Sibérie affronte un froid autrement plus redoutable, et vient d’atteindre les – 51 degrés. À ce stade, plus besoin de glaçons avec l’anisette. Quelques précautions élémentaires sont à respecter scrupuleusement dès que vous mettez le nez dehors. Inutile de souligner qu’en matière de lutte contre le froid, le remède peut parfois être pire que le mal.

ROI SOLEIL


Les manifestations du 19 janvier 2023 en France ont rassemblé 1,12 million de manifestants selon le gouvernement et plus de 2 millions selon les syndicats. La vérité se situe probablement à mi-chemin entre ces deux estimations, soit un peu plus de 1,5 million de personnes, ayant pris part à plus de 200 manifestations recensées sur tout le territoire. Notre président était bien loin de tous ses sujets mécontents, fort occupé à visiter le Musée National d’Art de la Catalogne, à Barcelone, où se tenait un grand sommet bilatéral, au cours duquel devait se signer « un traité d’amitié et de coopération entre la France et l’Espagne ». Le roi Emmanuel 1er et sa cour (pas moins de 11 ministres, avec toutes leurs cliques respectives), ont fait le déplacement aux frais de la princesse afin de ratifier la construction d’un pipeline sous-marin entre Barcelone et Marseille. Celui-ci est censé acheminer de l’hydrogène dit “vert” (car fabriqué à partir d’électricité renouvelable) depuis la péninsule ibérique vers le nord de l’Union Européenne via la France. Coût estimé de l’opération : 2,5 milliards d’euros. Mise en service programmée en 2030. Ces deux estimations, à l’instar des jauges des manifestations, étant sans doute, comme tous les grands projets mis en branle par nos politiques, entachées d’une marge d’erreur non négligeable, nous ne sommes pas près de faire des économies, à l’exception, bien évidemment, des économies d’énergie.

ATTENTION AUX HUMAINS !


Sur des façades ou des portails, on voit souvent un écriteau indiquant « Attention au Chien », comme si ces affectueuses boules de poils, réputées être les meilleurs amis de l’homme, représentaient un danger redoutable et automatique. Notre cher Alfred Hitchcock, qui en connaissait un rayon sur l’un et l’autre des deux mammifères pré-cités, apporte, avec cette photographie datant des années 1950, une rectification tout à fait pertinente. « Attention aux Humains », prévient-il avec une ironie mordante. En 2023, dans le contexte général déplorable que nous ne pouvons que constater, son avertissement est encore plus approprié. On n’a jamais vu un chien déclencher une guerre mondiale ou s’empresser de détruire la planète sur laquelle il vit.

DU ROMAN À LA PHOTO


Lorsque la petite Luigina Lollobrigida naît le 4 juillet 1927, dans la modeste ville italienne de Subiaco, au cœur des Abruzzes, personne ne se doute du destin qui sera le sien. L’époque est austère et la vie est rude, tout comme l’éducation imposée par son père, directeur d’une fabrique de meubles locale, avant que la seconde guerre mondiale ne passe par là. Ruinée, la famille émigre alors à Rome et la jolie Gina fait déjà tourner la tête des hommes sur son passage. Elle garde toutefois la sienne sur ses épaules, persuadée que son âme d’artiste la mènera vers d’autres horizons. Elle a 18 ans lorsque la guerre prend fin et que tout redevient enfin possible…

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ACCROC ET À CRAN


Durant ce week-end pluvieux, je pensais reposer un peu mes jambes et mon cerveau le temps d’une pause lecture/musique sur mon canapé. Une boule de poils parfaitement car naturellement manucurée, montée sur ressorts aiguisés et crampons affutés, a décidé qu’il n’en serait rien !

LA CASCADE DE LA MARIÉE


La Cascade de la Mariée, « Cachoeira da Noiva » ou « Bride Waterfall » selon les appellations, est une étonnante chute d’eau, située dans la province de Chancamayo, au centre du Pérou. Les jeux d’écume et les rebonds de l’eau tout le long d’une paroi plus sombre esquissent une élégante silhouette féminine, évoquant effectivement une jeune mariée en robe blanche. Cette œuvre d’art 100 % naturelle constitue un spectacle aussi étrange qu’envoûtant, longtemps réservé à quelques rares privilégiés. Depuis l’été 2020, une vidéo virale a déferlé sur le net avec les risques de débordements en tous genres qu’un pic soudain de notoriété peut provoquer. Il ne reste qu’à prier pour que cette vision enchanteresse ne soit pas “dénaturée” par des aménagements touristiques et des visées commerciales à outrance. Le divorce serait alors consommé avec le mystère et la magie de cette mariée fascinante

A DAY IN THE LIFE

24 juin 1944 – 10 janvier 2023

aurait pu écrire qu’il a commencé par chanter dans une chorale d’église à l’âge de dix ans, qu’ado, il a appris à jouer sur une guitare empruntée avant d’essayer de construire lui-même son instrument à l’aide de boîtes de cigares, qu’il a plus tard survécu en faisant plusieurs métiers tels que peintre industriel, décorateur, jardinier, musicien de studio, qu’il a été, avec Jimmy Page et Eric Clapton, l’un des guitaristes des Yarbirds dans les années 1960, qu’il a développé en précurseur la distorsion, le feed back, la pédale wah-wah et la fuzz box, qu’il a crée plusieurs formations et joué avec Nicky Hopkins, Keith Moon, Rod Stewart, Ron Wood, qu’il a été désiré par le groupe Pink Floyd (mais ils n’ont pas osé le solliciter), qu’il a bossé avec Brian Wilson, David Bowie, Mick Jagger et The Who, qu’il a choisi George Martin comme arrangeur producteur, qu’il a, en plus des sus-nommés, assuré des concerts avec Phil Collins, Sting, Robert Plant, David Gilmour, Herbie Hancock, ZZ Top, Donovan, Tina Turner…

On aurait pu écrire que son style était inimitable, celui d’un virtuose insaisissable, surfant sur des courants rock, blues, jazz, electronica, hard rock, tout en explorant avant les autres des effets larsen et vibrato originaux, qu’il a empoché pas moins de 8 Grammy Awards, qu’il a été classé dans le Top 5 des meilleurs guitaristes de tous les temps par le magazine Rolling Stone, référence suprême en la matière, qu’il jouait principalement sur des Fender Telecaster et Stratocaster, des Gibson Les Paul, qu’il a été unanimement reconnu comme un des guitaristes les plus influents de son époque. On aurait pu écrire, enfin, que Geoffrey Arnold Beck, dit Jeff Beck, a été emporté, à 78 ans, par une méningite bactérienne, le mardi 10 janvier 2023, et que c’est particulièrement injuste que cette saloperie se soit attaquée à un artiste d’une telle envergure, alors que tant de salopards mériteraient davantage son attention dans ce monde si désolant de violence et d’indécence.

On aurait pu écrire tant et tant de choses sur Jeff Beck mais le mieux, pour rendre compte d’une petite parcelle de son immense talent et de sa sensibilité unique, était de proposer, avec la vidéo ajoutée plus haut, cette formidable reprise du titre des Beatles “A Day in the Life” (Une journée dans la vie). Et tenter d’oublier bien vite celle qui fut la dernière de la sienne.