WATERPROOF


Il y a sur terre des personnes qui, outre la beauté, ont un supplément de grâce et de talent. Kristina Makushenko fait partie de celles-là, à cette particularité près que ce talent et cette grâce, en plus de l’avoir sur terre, elle les magnifie également sous l’eau ! Quadruple championne du monde de natation synchronisée, cette athlète russe, née le 1er juin 1995 à Moscou, vit aujourd’hui à Miami, sur la côte de Floride (USA), chère à Flipper le dauphin. Désormais coach (ses élèves ont intérêt à retenir le souffle), elle a développé son art avec une maîtrise et une technique prodigieuses. La dimension sportive de ses performances, la composante esthétique et la création artistique qu’elle propose sont époustouflantes. Elle plonge la réalité dans le rêve. Elle brasse le fantastique et l’érotique avec une sensualité surréaliste. Telle une créature du futur, une sirène ayant troqué ses écailles pour des résilles et sa nageoire caudale pour des talons aiguille, elle distille le fantasme avec une classe inouïe. Capable d’exécuter un moonwalk tête en bas, elle peut tout aussi bien faire une démonstration de Kung Fu, de roller ou de skateboard subaquatiques sans que cela ne lui pose le moindre problème. Kristina est la seule convive que la plonge n’effraie pas avant de traverser un restaurant immergé (sans doute poissons et fruits de mer), en minirobe noire et bottines compensées. Les dragueurs présomptueux qui s’imagineraient pouvoir lui mettre le grappin dessus feraient bien d’y réfléchir à deux fois. Même si, d’aventure, elle daignait accepter un dernier café en leur compagnie, ils risqueraient fort de finir par boire la tasse.

SUMMER TRANSLATION


The summer is slowly slipping away and transgenders make no exception. Very soon, they will have to say goodbye to these lovely swimsuits which make the delight of those who take a long time to choose them… and the delight of those who take a longer time to admire them.

L’été s’en va doucement et les transgenres n’échappent pas à la règle. Il va bientôt falloir dire au revoir à ces adorables petits maillots de bain qui font le bonheur de celles qui mettent un temps fou à les choisir… Et celui de ceux qui mettent un temps encore plus long à les admirer.

DÉPANNEUSE ?


Tomber en panne en période de vacances n’est amusant pour personne. Mon amie Mercedes cherche à connaître la raison pour laquelle sa voiture refuse de démarrer. Pouvez-vous l’aider à découvrir l’origine de ce dysfonctionnement ?

To have a breakdown during holiday period, that’s not fun for anyone. Mercedes, a good friend of mine, wants to know the reason why her car doesn’t start. Could you help her in determining the source of this problem ?

LA 12ème DU GENRE !


Samedi 25 juin 2022, en début d’après-midi, une grosse averse s’abattait sur Paris. Elisa et moi étions blotties à l’arrière d’un taxi qui nous emmenait avenue Daumesnil, en face du commissariat central du 12ème arrondissement, là où nous devions retrouver plusieurs copines brésiliennes, au sein du cortège de la Gay Pride parisienne. Notre chauffeur s’appelait Sébastien, arborait une barbe fournie et une voix rauque. A posteriori, je lui trouvai un air de famille avec un autre Sébastien, dont le nom fait encore trembler l’univers du rugby. Notre Chabal à nous avait également la désinvolture et l’humeur d’un Jean Yanne ou d’un Olivier de Kersauson…

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LA MAIN AU COLLIER


And so what ? Pourquoi diable Sir Alfred Hitchcock himself n’aurait-il pas eu le droit de céder, lui aussi, au doux plaisir du travestissement ? Pas de quoi en faire une psychose. Ceux qui se posent la question sans jamais avoir eu la chance d’essayer eux-mêmes se condamnent probablement à ne jamais approcher de la réponse. Tiraillés entre l’ombre d’un doute et la loi du silence.

UN AVANT-GOÛT TRÈS “PRIDE”


Samedi 25 juin 2022, à Paris, sera organisé le défilé de la Gay Pride (terme plus simple que la Marche des Fiertés LGBTQIA+). Cette année, le cortège s’élancera du métro Michel Bizot, dans le 12ème arrondissement, pour rallier la place de la République, en passant par l’avenue Daumesnil, la rue de Lyon, la place de la Bastille, le boulevard Beaumarchais et le boulevard du Temple. Au total plus de 5 kilomètres de parade composite et multicolore qui revendique l’acceptation des différences et l’égalité des droits entre les personnes, quelle que soit leur orientation sexuelle. En 2022, c’est tout de même le moins que l’on serait en droit d’espérer ! La première manifestation parisienne du genre avait eu lieu en 1977. Nous avons certes fait du chemin depuis, mais Dieu, ou Diable, que les consciences sont encore difficiles à faire évoluer vers un humanisme bienveillant. Cet événement sera de toute façon l’occasion d’admirer quelques magnifiques créatures, telles que celles visibles dans le teaser ci-dessus, lors de l’ouverture des Gay Games de 2018, qui s’étaient également tenus à Paris, avec le même objectif, juste avant que la morosité covid ne ternisse l’atmosphère ambiante des années suivantes…

EN TRANSIT PAR BEUVILLERS


Que se passe-t-il lorsque, il y a quelques années déjà, un trio du groupe artistique transgenre “Stratostars” déserte Paris et décide de s’en aller faire les courses du côté de Beuvillers, petit village natal de l’une d’entre elles, en Meurthe-et- Moselle ? Leçon de conduite de caddie, conseils diététiques, tactique anti-paparazzi, considérations psychosociologiques… vous n’échapperez à aucune de leurs élucubrations trans-relationnelles en consultant ce premier épisode.