OÙ  SONT  LES  DRAG’  ?


Après une cote de popularité à la hausse durant les années 1990, le phénomène drag queen a malheureusement tendance à se faire beaucoup plus discret en France ces derniers temps. Est-ce un indicateur parmi d’autres de la morosité ambiante dans laquelle sombrent nos sociétés européennes ? Malgré le coup d’éclat de Conchita Wurst, qui remporta le grand prix de l’Eurovision en 2014, et Ru Paul qui tente d’entretenir la flamme avec son émission RuPaul’s Drag Race aux USA, on peine à imaginer le renouveau d’un genre que le film Priscilla Folle du Désert, sorti en 1994, avait  mis en lumière avec humour et sensibilité. (suite…)

TRANSMISSION


Ma première rencontre avec lui remonte à 2004. C’était la belle époque de Pink tv et de l’émission quotidienne “Le Set”, produite par Michel Field. Le cameraman prévu pour m’accompagner lors d’une chronique précédente avait lâchement fait défection. La chargée de production m’avait appelée la veille du tournage : « Écoute Brigitte ; j’ai trouvé quelqu’un pour filmer ton prochain sujet. Je ne le connais pas perso mais il a l’air d’assurer. Tu me diras ce que tu en penses après coup. J’en ai marre des mecs qui nous claquent dans les pattes au dernier moment et je tiens à constituer des équipes plus stables ». Ce coup de téléphone ne m’avait rassurée qu’à moitié, les premières fois pouvant réserver le meilleur comme le pire. Le reportage fut un enchantement. Nico fit plus qu’assurer. Image et son impeccables, relationnel hyper-positif, et en prime des propositions judicieuses au niveau de la mise en scène et de la réalisation. « Alors ? Ce nouveau cadreur ? » me demanda la chargée de prod à mon retour. « C’est bien plus qu’un cadreur, lui répondis-je. Ce mec est un véritable reporter. Tu pourrais lui confier des sujets à part entière. Il a super contact avec les gens. Il assure techniquement. Il a une vision personnelle des choses, un style et des idées. ». Elle tempéra mon ardeur par une petite moue et un commentaire mi-figue mi-raisin : « Ne nous emballons pas. Il faut voir sur la durée…» Quinze ans plus tard, avec “L’Œil de Nico”, c’est tout vu !

PASSEMENTS  DE  JAMBES


Le Bois de Vincennes était bien plus festif en 2005 qu’en 2020 ! Talons et Crampons, un tournoi de football costumé réunissant une trentaine d’équipes y insufflait un vent de folie et de mixité vivifiant. Les arbitres officiaient en tenue de bagnard et la distanciation sociale était bannie des terrains, comme de leurs abords… À quand la reprise (de haute volée) d’un tel événement ?

MIROIR,  MON  BEAU  MIROIR…



Courbure faux cils ?                                                         ok
Ombres paupières supérieures ?                                ok
Khôl inter/exter de l’œil ?                                              ok
Densité générale fond de teint ?                                 ok
Contraste blush / fard à joues ?                                   ok
Surbrillance nez / front ?                                                ok
Dessin arcade sourcilière ?                                            ok
Pose rouge longue durée ?                                             ok
Application gloss hydratant ?                                       ok
Trait Crayon contours des lèvres ?                              ok
Volume global de la mise en plis ?                               ok
Bombé et ajustement de la frange ?                           ok
Tenue et ressort des boucles ?                                      ok
Seconde Fixation laque dorée satinée ?                     ok
Accord rouge à lèvres / vernis à ongles ?                    ok

Et l’ultime question que l’on se pose toutes avant de sortir :

QU’ EST-CE  QU’ IL  Y  A  ENCORE  QUI  VA  PAS    ???!!!

COUP  DE  PROJECTEUR


Un entretien pertinent et rythmé à propos de la sortie du livre de Morgane sur la téléréalité d’enfermement, via son expérience dans Secret Story 5. Au fil de son émission intitulée “En toute intimité”, Sam Zirah aborde les questions essentielles sans détour ni flagornerie. On sent que le travail en amont a été fait consciencieusement. Le livre a été lu avec attention. L’interview a été documentée et construite de façon claire et précise. L’échange est bien dosé, avec une répartition du temps de parole et un équilibre remarquables, deux éléments qui font souvent défaut à bon nombre de pseudo-professionnels officiant sur des chaînes télévisées décevantes. Bref, le duo entre le jeune Youtubeur Sam Zirah et la jeune auteure Morgane Enselme fonctionne à merveille. On ne voit pas le temps passer et on apprend beaucoup de choses. Pour une immersion plus en profondeur dans ce sujet encore méconnu, il faudra se plonger dans la lecture de “13 Semaines”.

ENVOYEZ  !  C’EST  PESÉ  !


Cette semaine est une semaine particulière pour ma fille Morgane, après treize autres semaines, encore plus particulières, qui jalonnèrent son existence il y a plusieurs années.  Je ne vais pas vous expliquer pourquoi ni comment. Pas plus que je ne développerai ici le lien direct avec la cause transgenre que je défends depuis plus de vingt ans. Morgane résume la situation beaucoup mieux que moi dans ce petit sujet vidéo de dix minutes. Et si, après l’avoir visionné, vous désirez en savoir davantage, aucun problème… Vous saurez alors ce qu’il vous reste à faire.

ACTION  –  RÉACTION


Il fallait y penser… et surtout le concrétiser. Ça a l’air sympa. Le résultat est amusant. On imagine l’étonnement du correspondant lorsqu’il découvre en direct la réaction imagée et personnalisée de son interlocutrice. En revanche, si j’essaye d’appliquer cette formule à ma petite personne et que je me lance dans les manipulations techniques que Morgane entreprend avec une apparente facilité, je ne suis pas près de répondre à qui que ce soit avant 2021.

AVANT  ET  APRÈS


En 2011, lors de la saison 5 de Secret Story, Morgane fut confinée treize longues semaines dans ce que TF1 et Endémol nommaient “la maison des secrets”. Les conditions de vie y étaient on ne peut plus éprouvantes : aucun accès à internet, ni à la télévision, ni à la radio, ni au téléphone, pas de quoi lire, ni écrire, aucun contact avec les amis ou la famille, aucune possibilité de faire du sport ni de pratiquer des jeux de société, perturbation du sommeil, impossibilité de connaître l’heure, de pouvoir s’isoler ou d’espérer un quelconque semblant d’intimité, rationnement d’eau chaude limité à 30 malheureuses minutes chaque matin, dans une douche collective à seulement deux pommeaux pour 18 personnes au départ… j’en passe et des pires, que Morgane évoque dans un livre à paraître très prochainement. Si l’on ajoute à tout cela le fait d’être filmé et écouté en permanence, l’idée que ces enregistrements sont jetés en pâture à des millions de téléspectateurs et l’obligation de se méfier des rares humains qui composent l’entourage direct (chaque candidat est incité à tout faire pour éliminer les autres), on se dit que le confinement imposé actuellement par l’épidémie de Covid-19 est une sinécure cinq étoiles. Éric Maillard, interviewer sensé et sensible (une espèce en voie de disparition par les temps et les virus qui courent), propose une sélection d’entretiens intitulée “Le monde d’après”. Des personnes qui ont déjà vécu des isolements marquants, volontairement ou non, y font part de leurs impressions et de leurs réactions. Le témoignage de Morgane constitue l’épisode 7 de cette série édifiante, qui apporte une petite bouffée d’oxygène à nos cerveaux confinés. Et fait tomber quelques masques par la même occasion.