CARNETS  DU  PORTUGAL  3

La Bouche de l’Enfer

Par beau temps, déjà, le lieu est impressionnant. Par mauvais temps, il devient effrayant, quasi surnaturel. Sa dénomination, Boca do Inferno (la Bouche de l’Enfer), n’est pas vraiment de nature à apaiser les esprits. Située au sud-ouest de la ville de Cascais, non loin du Cabo da Roca, cap sauvage giflé par les vents, qui fut longtemps considéré comme le bout du monde, la Boca do Inferno est une arche naturelle qui vomit l’écume des vagues venant se briser contre la falaise. Cette marmite du diable résulterait de l’effondrement d’une ancienne grotte, laissant aujourd’hui apparaître à ciel ouvert les tourments atlantiques disloqués par les rochers portugais. Mais son mystère plonge bien au delà de considérations purement géologiques… (suite…)

HAPPY  BIRTHDAY  79


MRS ROBINSON, CECILIA, EMILY, THE MOTHER AND OBVIOUS CHILD REUNION, THE BOXER OVER THE BRIDGE, EL CONDOR, THE BABY DRIVER, ME AND JULIO WISH YOU A VERY HAPPY 79TH BIRTHDAY. WE WILL CELEBRATE THE 80TH NEXT YEAR WITH MORE LIVE MUSIC. WE ALL KNOW YOU ARE A ROCK !

–  TOP  5  TRANS  OCTOBRE  –

La tendance générale semble s’inscrire en noir plutôt moulant pour cet automne…

The general trend seems to be black and rather tight for this autumn…

POLAND  GARROS

Elle a avancé masquée tout au long de la compétition ! Inconnue du grand public il y quinze jours à peine, Iga Świątek vient de remporter l’édition 2020 de Roland-Garros à 19 ans et 4 mois. Personne n’aurait parié un zloti sur ce pronostic et pourtant, la jeune joueuse polonaise a survolé la compétition avec une maturité contrastant avec son jeune âge. Elle entre dans un cercle très fermé dont on espère ne pas la voir sortir de sitôt. (suite…)

EN  PIQUÉ

Dès mon arrivée sur le sable d’Estoril, il ne m’a pas lâchée d’un pas. Naïvement, je pensais qu’il était là pour mes beaux yeux. Ou alors, qu’il avait repéré le livre rangé dans mon sac de plage : Jonathan Livingston le goéland… et qu’il rendait ainsi hommage à l’œuvre de Richard Bach, écrivain et ancien pilote de l’armée de l’air américaine. Ou enfin, qu’ayant remarqué l’admiration que je portais à son plumage, il s’apprêtait à me faire découvrir la majesté de son ramage, attestant qu’il était le Phénix des hôtes de ces parages. D’une façon ou d’une autre, il devait en pincer pour ma jolie personne, sinon comment expliquer les cercles qu’il décrivait sans relâche autour de moi et de mon parasol ? Assurément, avec un tel garde du corps, je ne risquais pas grand chose. C’est donc le cœur léger et la démarche enjouée que je suis allée me baigner. À mon retour, mon prince charmant et mes illusions s’étaient envolés. Ne restait, sur ma serviette, qu’un sachet de chips éventré et soigneusement dépecé.

 

CARNETS  DU  PORTUGAL  2



Ayant égaré la clef de la Quinta de la Regaleira, comme relaté précédemment, j’ai pensé que le destin me poussait peut-être vers une autre porte, plus spirituelle, et qu’il me fallait découvrir un moyen de l’entrouvrir au plus vite. Qui dit spiritualité, dit élévation. En levant les yeux vers les monts de Sintra, qui dominent la ville et les hommes, j’aperçus, au delà des remparts austères du Castelo dos Mouros (le Château des Maures), un point de lumière vacillant entre espoir et réalité. D’où provenaient ces ondulations colorées ? Qui avait bien pu allumer cette torche sans flammes et quels gardiens exilés entre forêts et rochers lui avaient été sacrifiés ? (suite…)

WHAT  OUATE  WHAT  ?


Caroline Loeb fête ses 65 ans ce lundi 5 octobre 2020…
Un bon prétexte pour prolonger le week-end jusqu’à plus soif !
Il va encore y avoir de la ouate derrière les mirettes à la fin de la célébration.

L’ami André Manoukian nous raconte l’histoire de la chanson qui l’a fait connaître :

QUINTA  DE  LA  REGALEIRA



De vendémiaire à brumaire, le calendrier républicain peut faire germer un spleen automnal dans les esprits de certains. Chez d’autres, il accentue une frénésie d’idées et de sentiments insolites, qui font zigzaguer le passé et le présent dans un ballet de possibles imaginables, ou inimaginables, selon que vous acceptez d’y croire ou non. Persuasée d’avoir été Marie-Antoinette dans une autre vie, une amie brésilienne m’a récemment bombardée comtesse ou duchesse de je ne sais plus trop quoi, maîtresse certifiée d’un haut dignitaire de la couronne du Portugal dont il serait fort aventureux de révéler le nom, et muse attitrée d’un futur grand peintre qui sera un jour l’égal de Salvador Dali et Picasso réunis ! Lorsque cette amie a su que ma fille avait élu résidence à Lisbonne fin septembre, elle y a vu un signe du destin irréfutable, a mandé la calèche de son ami Hubert afin de me transporter vers les plaines de Roissy-en-France, où un étrange équipage fut chargé de m’escorter en terre lisboète. (suite…)