WOMEN’S TIME IS ON MY SIDE

Ce 8 mars 2021 vient à peine de débuter que déjà trois ou quatre mâles au sourire narquois me demandent si moi aussi, je vais fêter la journée de la femme ! D’abord, on ne dit pas ‘’journée de la femme’’ mais ‘’journée internationale des droits de la femme’’, leur fais-je remarquer. Devant leur perplexité abyssale, je leur fais l’aumône d’un bref rappel historique. (suite…)

TRIPLE  ANNIVERSAIRE

Ils ne font certes pas leur âge, mais tous trois célèbrent un anniversaire des plus joyeux en ce dimanche 7 février. Geppetto et Jiminy Cricket ont fait leur première apparition (sous leur forme actuelle) grâce aux studios Walt Disney, et à leur deuxième long métrage d’animation, Pinocchio, sorti aux USA le 7 février 1940. Toutefois, avant de naître sur grand écran, les deux compères existaient déjà sous la plume de Carlo Collodi, dans son conte “Les Aventures de Pinocchio”, paru en 1881. Quant à Idéfix, son année de naissance (1963) est un peu plus récente car elle coïncide avec “Le Tour de Gaule”, cinquième album d’Astérix, prépublié dans le magazine Pilote dès le 7 février 1963. Le petit chien suit discrètement Astérix et Obélix à partir d’une charcuterie de Lutèce jusqu’à la fin de l’album, où il se fait remarquer par Obélix, qui l’adopte. Son baptême s’est fait en deux temps car il fut d’abord anonyme. Son nom fut proposé par des lecteurs du magazine Pilote à l’occasion d’un grand concours, et les auteurs confirmèrent ce choix par la suite. Une chose est certaine : que ce soit pour Idéfix, Geppetto ou Jiminy Cricket, chaque anniversaire est une fête en dehors du temps. Ils ont un avantage sur nous, pauvres humains ordinaires. Ils ne prennent pas une ride !

L’OURS  DES  TAVERNES

«Non, le supplément de miel n’est pas compris dans le prix des grogs !» Sucre et alcool ne font pas bon ménage. Ça vous transforme un bon gros nounours en méchant homme des cavernes. Cela peut finir derrière les barreaux, le temps de dégrizzler et de redevenir un peu plus sociable. Ou alors partir en vrille dans une bagarre à dix contre un, où l’on ne donne pas cher de sa peau. Au final, c’est peut-être ce qu’il cherche plus ou moins confusément : voir et revoir les étoiles, ne plus être obligé de se réveiller à la fin de son hiver… Et voyager au loin, entre sa grande et sa petite ourse.

 

ANNIVERSEAU


« À quoi tu pouvais bien ressembler quand tu avais vingt ans ? Comment tu te maquillais en jeune trav ? C’est une question que je me suis souvent posée… » me demandait l’une de mes meilleures copines, de trente ans ma cadette, en léchant les bougies qu’elle retirait avec précaution d’un gros gâteau trop crémeux à mon goût. J’ai exhumé de mes archives cette photo prise par un ami très cher, aujourd’hui disparu. « La vache ! me dit-elle, t’aurais pu être une top escort internationale ! À Monaco, Dubaï ou Genève, t’aurais fait un carton »… Pan ! Champagne pour tout le monde ! (suite…)

ON NE MEURT JAMAIS QUE DEUX FOIS



Tanya Roberts fut décidément une drôle de dame. La nouvelle de sa mort filtra dans la journée du dimanche 3 janvier 2021. Son décès fut annoncé dans tous les médias le lundi 4 janvier. Il fut démenti un peu plus tard… pour être confirmé le mardi 5 janvier et attesté officiellement le mercredi 6 janvier ! À 65 ans, l’actrice américaine s’était finalement éteinte à l’hôpital Cedars-Sinai de Los Angeles, où elle avait été admise le 24 décembre 2020. (suite…)

FINAL  SHOW

Jusqu’il y a peu, le 31 décembre était l’unique occasion de voir ce genre de show à la télévision. On guettait l’apparition, sur les programmes hebdomadaires, de mots clés tels que Moulin Rouge, Lido, Paradis Latin, Folies Bergères… et surtout Crazy Horse ! Ce dernier avait un petit quelque chose de plus sulfureux, de plus moderne, de plus décomplexé. Il ne proposait pas de French Cancan ou de revues parisiennes un peu trop classiques aux yeux des amateurs d’érotisme plus malicieux. Non, les filles du Crazy suggéraient, et suggèrent toujours, quelque chose de plus Crazy. J’entends encore certains hypocrites vanter la qualité des jeux de lumières, des décors ou de la musique… Je me suis toujours demandé pourquoi ils cherchaient autant d’alibis douteux pour justifier leur voyeurisme de fin d’année. Pourquoi ne pas avouer tout simplement leur plaisir des yeux ? À la rigueur, il aurait été moins faux jeton d’évoquer la qualité des costumes, leur conception minimaliste, et la mise en valeur des corps qui leur donnent vie. Ça, c’est really crazy ! Et comme il n’est jamais bon de résister trop longtemps à la tentation, nous en proposons ici un petit aperçu en avant-première. Avec quelques heures d’avance sur la soirée du 31 décembre.
Really Crazy. Crazy, Crazy !

DOUBLE  DÉTENTE

L’expectation est si longue et la délectation si courte. Tout jeune déjà, on attend avec impatience cette nuit du 24 au 25 décembre qui s’évanouit toujours trop vite. Avec l’âge, les aspirations changent de costumes. Les hivers successifs les dépouillent de leurs attraits, tels bois et guérets. Même si l’on finit par y croire de moins en moins, le Père Noël demeure un ami bienveillant, si ce n’est pour soi-même au moins pour les enfants et pour tous ceux qu’on aime. Chaque année, il est l’invisible invité de millions de foyers, qui ne lui tiennent nullement rigueur de ses absences répétées et de ses visites éclair, pourtant confinées aux limites de l’impolitesse. C’est qu’il a fort à faire ce gentil Père Noël, flanqué de ses deux qualités majeures : indulgence et générosité. Mais que peut-il bien faire, une fois ce mémorable réveillon terminé, des 363 autres jours de l’année ?

HELLO  GOODBYE

Le texte est quelque peu sibyllin, parsemé de références aux Beatles, et spécialement à John Lennon. Il fut publié dans le numéro 1 du magazine Santiag, en février 1983. Tout neuf journaliste, je tenais à rendre hommage à l’une des idoles de ma jeunesse, assassinée deux ans plus tôt, dans la soirée du 8 décembre 1980, à New York. À côté du titre “Décade 12-80”, pour décembre 1980, figurait simplement une photographie de John Lennon enfant, un cliché ignoré du grand public mais bien connu des spécialistes. Ces quelques lignes rendaient compte d’une triste réalité, celle d’une fin d’année qui se dirigeait tranquillement vers les fêtes de Noël quand les radios nous balancèrent cette flèche empoisonnée en plein cœur. (suite…)

VORTEX ANTHROPOÏDE

 


Certains chantent sous la douche, lui danse dans son bain. Zola est un magnifique mâle de 14 ans, pensionnaire du zoo de Dallas, aux USA. C’est un gorille des plaines de l’Ouest, une sous-espèce qui demeure, comme toutes les autres, en danger d’extinction à cause du braconnage et de la destruction de leur habitat naturel (Angola, Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine). Au cours des vingt dernières années, leur population a diminué de moitié. Si l’homme est un prédateur pour l’homme, il est devenu un exterminateur pour les grands singes. Et particulièrement pour les gorilles qui sont, après les bonobos et les chimpanzés, les êtres vivants les plus proches de nous du point de vue génétique : 98 % à 99 % de leur ADN est identique à l’ADN humain.
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NOIR C’EST NOIR



Black Friday… le Vendredi Noir ! « Encore une vaste connerie qui nous vient des Américains ! Tu parles d’une aubaine ! C’est un véritable fléau, une calamité sans nom, et tout le monde court s’y vautrer les yeux fermés ! » s’emporte mon amie Teresa, qui est Mexicaine. Étant donné les tensions actuelles entre les deux états, on pourrait aisément accuser Teresa d’un léger parti pris, mais certains partis pris constituent malgré tout de précieux raccourcis pour aller à l’essentiel. Bizarrement, pour accéder sans détour au Black Friday, il faut d’abord passer par la case Thanksgiving… (suite…)