C’ÉTAIT  UN  MEC…

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C’était un mec… Et c’était  il y a 40 ans, en 1980.

Putain… mais qu’est-ce qu’y fout, le mec ?
Pourquoi y revient pas en 2020 ?

ASCENSEUR  POUR  L’ESCABEAU

 

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La semaine dernière, en prenant l’ascenseur privé me conduisant auprès d’une personnalité très haut placée, bien au delà du troisième étage de la fusée Marianne, j’entendis avec stupéfaction une voix melliflue me susurrer « Tu montes, chérie ? ». Interloquée, je ne découvris aucun interlocuteur alentour ! Un œil jeté à droite, une oreille à gauche, ma langue dans ma poche et mon cerveau refusant de la donner à un quelconque mistigri des beaux quartiers, je m’interrogeai quant à la provenance de cette curieuse triade interrogative. (suite…)

JEUX  DE  PAUMES

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Les mains qui se tendent, et dont on se souvient,
Façonnent et tournent notre vie un peu plus loin.
Chaque paume ouvre quelque chose de précieux,
Entre espoir, générosité et merveilleux,
Elle participe à un cercle vertueux,
Comme un nouveau regard qui nous ouvre les yeux.

LAÏKA

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Il y a 62 ans et des poussières, le 3 novembre 1957, une petite chienne nommée Laïka s’envolait à bord de l’engin spatial soviétique Spoutnik 2. Elle devenait le premier être vivant placé en orbite autour de la planète Terre et accédait ainsi à une notoriété mondiale. Au prix de sa vie… (suite…)

FAÇON  DE  VOIR…

brigitte-pi6        © Photographie Pascal Ito

Le regard ; tout dépend toujours du regard. Celui des autres mais aussi celui que l’on porte sur soi. Celui des photographies, anciennes ou nouvelles, mais aussi celui du théâtre quotidien de la vie. Tous les regards qui nous concernent modifient nos angles de vision, nos axes de réflexion, nos perspectives d’action/réaction, nos modes de relation. Le cinéma que l’on se fait à soi-même ou celui que l’on fait devant les autres n’est qu’une succession de regards, figés ou animés, intérieurs ou extérieurs. Double vie, double vue, le troisième genre les oriente et les aimante différemment.

L’AUTOROUTE  DU  SOMMEIL

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Sur le parking d’une station service d’autoroute, par un soir de retour de vacances, des badauds s’étaient attroupés autour d’un magnifique camion à l’arrêt. Moteur coupé mais tous feux allumés, ce semi-remorque imposant avait des allures de super-truck américain. Il distillait aussi un certain mystère. Le jeu et la disposition de ses innombrables lumières, la peinture sombre de sa cabine, les motifs et inscriptions plus clairs qui s’en détachaient contrastaient de façon énigmatique avec ses vitres teintées et l’intérieur invisible de l’habitacle. Impossible de savoir qui hantait et animait ce monstre de métal… (suite…)

DE CINQ À DIX

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Les chiens adorent la poésie. Mais oui, mais oui ; véridique ! C’est un berger qui vous le dit. Un berger qui a parfois bien du mal à regrouper son troupeau, fait de mots et d’idées, qui s’en vont gambader un peu trop loin. Les uns se perdent, les unes s’échappent et l’on peine souvent à les rassembler. Leur transhumance n’est jamais régulière, c’est bien là le problème. Les chemins de traverse foisonnent et l’herbe est toujours plus verte ailleurs. (suite…)

AUTO-REVERSE

BB SATOR…

Un soir de l’année 1991, alors que je venais à peine de quitter la Mayenne pour rejoindre l’Oise, le système auto-reverse de mon autoradio s’enraya subitement. Il était minuit pile et ma montre affichait 00:00. Mauvais présage que ce mauvais œil multiplié par quatre ? Fallait-il lancer un SOS ? Je fus tentée de faire demi-tour. Étais-je capable de (suite…)

LE  CHÊNE  ET  LES  DEUX  GLANDS

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Il était une fois un petit chêne qui vivait tranquille et heureux dans sa forêt des Hauts de France. Il croissait et se dressait là où ses ancêtres avaient pris racine, au beau milieu du bois Belleau, à quelques kilomètres des bords de Marne, dont il pouvait sentir la fraîcheur lorsque les vents venaient du sud. Un jour, il vit arriver trois hommes bizarres qui se faisaient appeler “Messieurs les Ingénieurs des Eaux et Forêts », et d’autres cultivateurs tout aussi étranges et encravatés, qui prétendaient travailler sur les champs enlisés.  (suite…)

CHASSÉ  CROISÉ

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Quelquefois, dans la meute anonyme qui m’entoure, je sursaute encore de me sentir réellement discordante. Je voudrais aboyer ma différence sans donner le change, mais je me reprends. Je hume l’air du temps, passablement vicié par la poursuite citadine de petites traques sans importance. Je souris sans montrer les dents. Je marche dans le sens du vent, bien à couvert, au milieu de la horde que je suis certaine d’avoir finalement domestiquée.

À moins que ça soit exactement le contraire qui se soit passé ?


Sometimes, in the middle of the pack surrounding me, I still jump by feeling so discordant. I would like to bark my difference without pulling the wool over, but I get a grip on myself. I smell the spirit of the time, quite contaminated by hunting uninteresting stalks. I smile without baring my teeth. I walk where the wind blows, well covered in the middle of pack which for sure I finally domesticated.

Unless the exact opposite happened ?