VERSION TRANSGENRE


Suite au sujet publié ici il y a quelques jours, nous ne pouvions pas ne pas parler de la version transgenre de ce même titre “Être une femme”, sortie en 2003. Le nom du groupe “Shemale” n’était pas très original, et même un brin péjoratif, mais la production d’alors n’en était pas à une bévue près dans ce registre. Le trio était composé de Victoria, la Colombienne brune en tenue rouge, Gisèle, la Brésilienne blonde en minirobe bleue, et Axelle, la Française longiligne aux cheveux bouclés, avec un très chic ensemble pantalon noir strassé d’argent. Axelle était évidemment notre petite préférée car elle était issue du groupe BC3G (Bon Chic 3ème Genre), que nous avions formé en 2002, et qui était administré par Stratostars, la première société de production artistique transgenre en France. Nous nous revoyons encore régulièrement et elle fait toujours partie du noyau dur de l’époque, formé autour d’une dizaine d’amies soudées par une amitié indéfectible, qui, depuis vingt ans maintenant, ont menées tant de combats et d’aventures inoubliables.

QUESTION D’INSTINCT


Lorsque j’étais à l’université de Nancy II, en troisième année de sciences humaines, nous avions un module intitulé “psychologie animale”, qui traitait plus particulièrement des différents modèles comportementaux observés chez les animaux. Je me souviens d’un de nos professeurs favoris, qui nous avait enseigné que ces comportements résultaient d’une savante combinaison entre l’instinct de survie et l’instinct d’exploration. Selon lui, les individus les plus timorés, comme les individus les plus téméraires, étaient condamnés à une disparition rapide et une descendance plus que limitée du fait de leur déséquilibre en faveur de l’un ou de l’autre de ces deux penchants. Afin de garantir la croissance d’une espèce, la sélection naturelle faisait le tri en conséquence. Notre enseignant avait étayé son propos en prenant les deux exemples suivants : « Imaginez un crocodile trop prudent qui, au lieu d’aller voir s’il s’agit d’une proie, irait se planquer au fond de la rivière dès qu’il percevrait un bruit ou un mouvement d’eau à proximité. Il aurait très peu de chances de se nourrir correctement et de se développer. À l’inverse, imaginez un petit mulot trop curieux, sortant de sa galerie pour aller voir de plus près le busard qui plane au dessus de lui. Il ne ferait certainement pas long feu ! Fort heureusement pour lui, la nature ne l’a pas programmé pour cela. Son instinct de survie annihile son instinct d’exploration. Un rongeur, aussi aventureux soit-il, n’est pas configuré pour aller défier un rapace. C’est pourquoi ce cas de figure est hautement improbable ». Soit pour le mulot. Mais a-t-on expliqué cela à l’écureuil ?

LA FIN D’UN ROMAN DE 103 ANS


Il y a quelques mois, nous avions célébré son anniversaire en publiant sur ce blog un petit article assorti d’une magnifique interview télévisée. Né le 22 octobre 1918 à Hong Kong, en Chine, René de Obaldia était sans doute l’écrivain français contemporain le plus singulier… et le moins connu ! Il nous a quitté ce jeudi 27 janvier 2022. Sa longévité, avec un score de 103 ans aux pâquerettes, n’était pourtant pas ce qui constituait son originalité première. Pour en donner un minuscule aperçu, nous reproduisons ci-après le portrait publié alors, et bien entendu, l’entretien remarquable qu’il avait accordé dans le cadre de l’émission Thé ou Café, sur France 2.

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ÊTRE UNE FEMME, ENCORE ET TOUJOURS ?


Né le 26 janvier 1947 à Paris, Michel Sardou vient de passer les trois quarts de siècles, dont 57 ans de carrière dans la chanson française, qui en fait aujourd’hui l’un des patriarches en la matière. Auteur-compositeur, interprète mais aussi acteur, il connait une ascension fulgurante au début des années 1970. La censure le frappe dès 1967 avec son titre “Les Ricains” mais il enchaine rapidement les succès populaires avec “Les Bals Populaires” (1970), “Le Rire du Sergent” (1971), “Le Surveillant Général”, “Les Vieux Mariés”, “La Maladie d’Amour” (1973), “Je Veux l’Épouser pour un Soir”, “Une Fille aux Yeux Clairs” (1974), “Le France”, “Je Vais t’Aimer” (1975), “Le Temps des Colonies” (1976, “La Java de Broadway” (1977)…

Toutefois, juste avant “Les Lacs du Connemara” (1982), la chanson qui retient le plus mon attention sort en 1981. Avec “Être une Femme”, que beaucoup ont rebaptisé “Femme des Années 1980”, Michel Sardou explore le fantasme masculin, beaucoup plus répandu qu’on ne le pense, de devenir une femme : « J’ai imaginé sans complexe qu’un matin je changeais de sexe… ». Jugée sexiste par les mouvements féministes, l’œuvre est une énumération d’archétypes féminins, exagérés ou sublimés par l’imagination masculine. L’avenir donnera raison à l’artiste, comme il le confirmera lui-même bien des années plus tard : « Les féministes n’ont rien compris, elles n’ont rien dans la tête. J’ai été flagellé, crucifié, alors qu’il n’y avait rien d’antiféministe ! Et aujourd’hui elles font toutes ces métiers ! Encore aujourd’hui, je suis un dangereux machiste ! Dans “Être une Femme”, tout ce que je disais, elles le font aujourd’hui. Pilote d’avion, chauffeur de bus, militaire… Elles font des métiers de mecs ! Est-ce dégradant ? Pourtant, de nombreuses associations féministes m’ont bastonné ». En 2010, une nouvelle version est produite par le chanteur, qui revisite le texte, avec un regard critique sur la parité des sexes. La femme a-t-elle eu plus à perdre qu’à gagner dans l’évolution de son statut au cours des dernières décennies ? La question reste posée. La comparaison entre ces deux moutures (celle de 2010 ci dessus, et celle de 1981, ci-dessous) fournit peut-être un début de réponse…

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HELLO OLD FRIEND

« À quoi tu pouvais bien ressembler quand tu avais vingt ans ? Comment tu te maquillais en jeune trav ? C’est une question que je me suis souvent posée… » me confiait l’une de mes meilleures copines, de trente ans ma cadette, en léchant les bougies qu’elle retirait avec précaution d’un gros gâteau trop crémeux à mon goût. J’ai exhumé de mes archives cette photo prise par un ami très cher, aujourd’hui disparu. « La vache ! me dit-elle, t’aurais pu être une top escort internationale ! À Monaco, Dubaï ou Genève, t’aurais fait un carton »… Pan ! Champagne pour tout le monde !

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MADONNA HOSANNA !


Depuis maintenant quatre décennies, Madonna, qui aura 64 ans l’été prochain, jongle avec succès, controverses, provocations et inspirations diverses. Elle a influencé bon nombre d’artistes féminines occupant à présent le devant de la scène, tout en faisant prospérer son héritage musical. Ru Paul et sa joyeuse bande se devaient de lui rendre un hommage dont elles ont le secret. Voici, en onze minutes chrono, ce florilège spectaculaire, inventif et plein d’humour, qui est aussi une magnifique offrande audiovisuelle à La Madone des Material Girls.

Madonna will be 64 next summer. Since 4 decades she successfully juggles between controversies, provocations and various inspirations, She inspired many feminin artists who are today in the foreground. Meanwhile she made her musical legacy still thrive. Ru Paul and her jolly fellows had to pay a tribute to her with their famous skill.
Here are 11 minutes of a spectacular medley, creative and full of humour and also a wonderful audiovisual tribute to the Madonna of Material Girls.