LA PRIME À LA MÉDIOCRITÉ


Au début, quand une amie m’a annoncé la nouvelle, je lui ai répondu : « Bonne vanne ! Presque digne d’un premier avril ». Sauf qu’il s’agissait d’un décret bien réel, publié samedi 1er janvier 2022 au Journal officiel, qui confirmait l’attribution de la Légion d’honneur à Agnès Buzyn ! Pour rappel, cette même ex-ministre de la santé, qui avait lâchement démissionné dès le début de la pandémie Covid-19, fut mise en examen en septembre dernier pour « mise en danger de la vie d’autrui », en raison de sa gestion catastrophique de la crise sanitaire. Également soupçonnée de conflit d’intérêt avec l’industrie pharmaceutique (son mari, Yves Levy, était président de l’Inserm, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale), elle était venue ensuite verser des larmes de crocodile devant les caméras, alors que dès janvier 2021, elle avait été nommée “envoyée du directeur général pour les affaires multilatérales” à l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) ! Un titre ronflant qui ne veut pas dire grand chose mais une confortable villégiature lui permettant de faire la belle entre Paris et Genève ! Lui attribuer, par dessus le marché, la Légion d’honneur surpasse la prime à la médiocrité et le comble de la provocation. C’est donner l’impression que la classe politique se fout royalement de ses électeurs, au point d’oser les pires arrangements entre amis corrompus et incompétents. C’est odieux et incompréhensible… On voudrait tester la patience, ou plutôt l’exaspération des Français, et attiser les frémissements d’une prochaine révolution, qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Continuez encore un peu comme cela, messieurs et mesdames les politiques, et face à la prochaine vague qui vous balayera, que vous aurez vous-mêmes nourri de vos abus, vous aurez beau crier, vous débattre et chercher de tous côtés, plus personne ne vous concédera le moindre gilet de sauvetage, qu’il soit jaune ou de n’importe quelle couleur.

TAKE FIVE


Les étoiles durent être favorablement alignées lors de leur venue au monde. Ces cinq-là sont tous nés un 6 janvier. Rowan Atkinson en 1955, Thierry Ardisson en 1949, Alan Stivell en 1944, Adriano Celentano en 1938 et Paolo Conté en 1937. Ils ont donc respectivement 67, 73, 78, 84 et 85 ans. Comme pour nous tous, le temps a blanchi leurs tempes et sculpté leurs visages, mais leurs regards restent profonds. C’est sans doute ce qui frappe le plus. Une sorte de dénominateur commun, qui prouve que la fantaisie et l’originalité n’enlèvent rien à la profondeur de l’être. Une lueur de plus en plus difficile à déceler parmi les pensionnaires actuels de nos petits, de nos tout petits écrans, étriqués et égocentriques, que l’on continue, malgré tout, à nommer panoramiques.

FREESTYLE ?


Rappelons qu’en matière de sports d’hiver, le freestyle comporte certains risques
dès que l’on éprouve quelques difficultés à les évaluer sur le terrain.

You must be aware that in winter sports, freestyle might be dangerous when you encounter difficulties to estimate the risks when practising it.


BODYBUILDING


En cette période propice aux bonnes résolutions, certaines de mes amies ont entamé un nouveau programme pour raffermir leurs biceps. Au vu des premiers résultats, pas sur qu’elles aient opté pour les bons exercices ou les machines appropriées…

In this time of good resolutions, some good friends of mine have just started a brand new program to activate their charming and lovely biceps. According to the preliminary results, not sure they have chosen the good exercices or the very appropriate machines…

À FAIRE CRIER LES FILLES…


N’en déplaise à ma fille Morgane, fervente avocate des égards dus à la gente féminine, c’est tellement plus drôle et spectaculaire d’effrayer les belles plantes… Quel plaisir ineffable d’entendre résonner leurs cris stridents ! Mais comme ce spécimen végétal d’un autre genre est également soucieux de l’équité homme/femme, il peut aussi s’attaquer au sexe dit fort…

Ride In Peace


Il s’appelait Grégoire Yourévitch Ostasenko-Bogdanoff, mais le grand public le connaissait sous le pseudonyme Grichka Bogdanov. Au côté de son frère jumeau Igor, il s’était fait une place dans l’audiovisuel français en tant qu’animateur d’émissions de vulgarisation scientifique. Peu importe tout ce qui a été raconté ici ou là sur l’aspect physique de ce duo insolite, ainsi que sur la validité de leurs travaux (Gichka, diplômé de Sciences Po, détenait également un doctorat en mathématiques, tandis que son frère Igor est titulaire d’un DEA en sémiologie et d’un doctorat en physique théorique), les deux frangins avaient été éminemment sympathiques à notre égard lorsque nous avions lancé notre campagne présidentielle humoristique en 2017, sous l’égide du GIGGN, le Groupement International des Grandes Gueules Nyctalopes. Ils n’avaient pas hésité à s’afficher avec nous, tout sourire dehors. Hospitalisés tous deux le 15 décembre dernier après avoir contracté le Covid-19, ils avaient été admis à l’hôpital Georges Pompidou, dans le quinzième arrondissement parisien. Igor y lutte encore contre la maladie. Grichka, lui, a quitté cette terre ce mardi 28 décembre 2021, à l’âge de 72 ans. Il a entamé son grand voyage vers un ailleurs qu’il a parfois évoqué, et qu’il peut à présent expérimenter, libéré de toute contrainte matérielle. Bien loin de toutes les railleries ou les regards obliques. Ride away, my friend. Ride in peace.