DISPARITION  ENDIMANCHÉE

Tiens ? Un moule à gaufres et une poêle à frire… Mais où ont-ils bien pu mettre les manches ? Décidément, tout se perd dans une aristocratie qui n’est plus du tout ce qu’elle était. D’ici à ce qu’on lui tourne le dos en s’asseyant sur les privilèges et en faisant fi des particules… et non pas l’inverse, au risque de ne jamais retrouver les éléments manquants à ces deux précieux ustensiles.

AUTORITÉS  COMPRÉHENSIVES



30, 100, 200, 300, 500 km… Apparemment, les attestations de sortie ne sont plus obligatoires. Mon copain Jo, qui s’est beaucoup déplacé ces derniers temps, me l’a confirmé. Luxembourg, Suisse, Allemagne, Belgique, puis retour à Paris ; tout s’est admirablement bien passé pour lui. Il n’a eu à présenter aucun justificatif d’aucune sorte. Il m’a assuré que les représentants des forces de l’ordre qu’il avait croisé lors de ses nombreux déplacements avaient été très gentils et très compréhensifs avec lui.

VER  DE  TERRIER  !


Je connais un ami pêcheur à la ligne qui passe un temps fou à collecter des vers de terre d’un calibre idéal pour aller ensuite taquiner le poisson en bord de rivière ou d’étang. Selon lui, la taille de l’appât est primordiale. Le lombric ne doit pas être trop petit, ni trop grand. Il doit être adapté aux prises envisagées : friture ou gros poissons. Toujours selon lui, l’erreur à ne pas commettre serait de choisir un ver trop imposant, qui, à coup sûr, rebuterait la tanche ou le goujon… « Le but du pêcheur n’a jamais été d’effrayer le poisson », ajoute-t-il, catégorique. Tant au sujet de la taille du lombric que du principe de pêche, la vidéo ci-dessus semblerait prouver exactement le contraire.

83  PRINTEMPS

Claudia Cardinale est une belle ténébreuse, dont les portraits en noir et blanc ont marqué ma mémoire de jeune cinéphile. Chevelure sombre et regard profond, contrastant avec ce petit sourire entrouvert sur des dents si blanches… et ces décolletés que les cadrages resserrés ne faisaient qu’amplifier au lieu de les atténuer… et cette voix un peu rauque, terriblement sexy, dont je me demandais ce qu’elle masquait ou ce qu’elle trahissait… (suite…)

CIGARETTES,  AMIES  PROCHES
CIGARETTES, CLOSE  FRIENDS


Blonde ou brune, la cigarette est dangereuse pour le cœur. Mon médecin est formel !
Il faut passer à autre chose et, selon lui, les amies proches peuvent vraiment aider.
Il ne connaît pas les miennes. Pas sûr que son conseil soit pertinent…

Blond or dark, cigarettes are dangerous for the heart. That’s what the doctor said.
He told me close friends could help me to think about something else.
He doesn’t know mine. Otherwise, he wouldn’t say that…

 

LES  MOTS  SE  TRAVESTISSENT  AUSSI

Avant de devenir des noms communs, et de troquer leurs majuscules contre des minuscules, certains mots étaient des noms propres, qui correspondaient à des personnages originaux ou spécifiques. Les spécialistes de la langue française parlent d’anthroponymes et les linguistes désignent ce type de création par le terme antonomase. Ça peut toujours servir pour faire la maline au beau milieu d’une conversation mondaine. Plutôt que de se lancer dans un développement stylistique aléatoire, renouer avec des personnalités oubliées dont nous utilisons le nom communément m’est apparu comme une sorte de justice rendue à ces César qui n’ont jamais reçu leurs oscars. Une vingtaine de ces identités remarquables, joliment usurpées mais souvent ignorées, tel un travestissement singulier, est donc révélée ci-dessous. (suite…)