ET  DE  86  !

Née le 1er octobre 1935 à Walton-on-Thames, dans le sud-est de l’Angleterre, Julie Andrews est une artiste touche à tout qui n’a jamais eu peur d’aborder des registres différents, ni de mélanger les genres. Elle demeure mondialement connue pour deux rôles particulièrement marquants : celui de Mary Poppins, en 1964 (avec cette fabuleuse réplique et chanson dont le titre ressemble à une formule magique : Supercalifragilisticexpidocious), et celui de Victor Victoria (l’histoire insolite d’une femme se travestissant en homme dans les cabarets et le Paris des années 1930), film mémorable, réalisé en 1982 par Blake Edwards, qui fut aussi son mari. Actrice, chanteuse, danseuse, écrivaine, metteuse en scène de théâtre, présentatrice tv, Julie Andrews reste infatigable. À 86 ans, avec un charme et un enthousiasme qui lui sont propres, elle continue d’enchaîner réalisations originales et projets divers, dont beaucoup en direction de la jeunesse (romans et séries éducatives pour enfants). C’est sans doute le secret de la sienne.

 

 

 

 

DE MOINE BOUDDHISTE À TOP MODEL TRANSGENRE

Comment être capable d’incurver sa propre trajectoire de vie dans le sens de ce que l’on est vraiment ? Du fond de la campagne thaïlandaise à la scène internationale de la mode, de la méditation et la sérénité au sein d’un temple bouddhiste à la vie trépidante et l’agitation permanente de Bangkok, celle que l’on appelle aujourd’hui Mimi Tao a déjà vécu plusieurs vies en un quart de siècle à peine. Aucune n’a été facile, loin de là. Et les difficultés de toutes sortes n’ont jamais fini de se dresser sur son chemin. Mais ce chemin est celui qu’elle-même a choisi de tracer. Coûte que coûte. «Vous obtenez ce que vous donnez» dit-elle, fidèle aux enseignements du Bouddha à propos de l’essence de la vie. (suite…)

22 SEPTEMBRE 2021 – 21H21

L’automne, cet intervalle magnifique qui n’est plus vraiment l’été et pas encore l’hiver. L’automne, cet entre-deux qui demeure la plus romantique des quatre saisons, tout en nuances et nostalgies. L’automne, berceau du spleen et de la poésie, aux teintes douces et presque irréelles ; jaunes orangés, ocres mordorés, auburns oubliés, acajous estompés, châtains basanés, bronzes cuivrés… et tant d’autres que l’on ne peut ignorer sans jamais pouvoir les nommer. Et ses rayons voilés, abandonnés par un soleil oblique, qui se meurent doucement en s’allongeant sur un tapis de feuilles plaintives… (suite…)

71  BALAIS

De Ghostbusters (SOS Fantômes, 1984) à Lost in Translation (2003), ou Moonrise Kingdom (2012), en passant par Un Jour sans Fin (1993), on ne voit pas le temps passer avec Bill Murray. Né le 21 septembre 1950 à Evanston (Illinois), dans la banlieue nord de Chicago, ce nouveau septuagénaire continue de tourner tout en empruntant d’imprévisibles chemins de traverse existentiels et professionnels. Acteur ironique au possible, ne reculant devant aucune singularité, il n’a pas d’agent, ne fréquente guère Hollywood, est passionné de golf et sélectionne ses rôles en consultant, de façon assez irrégulière, la boîte vocale d’une ligne téléphonique réservée à cet usage. Il est aussi capable de disparaître totalement des écrans radar, même après un énorme succès comme SOS Fantômes. Il s’était alors réfugié à Paris, loin du tumulte people, afin d’étudier la philosophie et l’histoire à la Sorbonne ! Et il n’était pas rare de le croiser du côté de Bercy, dans le douzième arrondissement, où il fréquentait régulièrement la Cinémathèque française…