EN QUÊTE DE RACHAT ?


D’habitude, je ne donne pas. À Paris, on est sollicité toutes les cinq minutes, presque à chaque coin de rue. Là, j’ai failli me faire avoir, mais ma boulangère me l’a vivement déconseillé, sous peine de voir rappliquer aussitôt une dizaine d’autres quémandeurs du même acabit. Son mari était du même avis. Pour une fois que les conseilleurs sont les payeurs ! Il a renchéri avec l’exemple d’une certaine Anne de ses connaissances, qui, dans la même mouise que la pauvre Valérie, a refilé le bébé à la collectivité sans la moindre vergogne. Après avoir dilapidé le peu de crédit qui restait à son parti, sa déroute va contribuer a en siphonner les caisses. J’ai eu raison de ne pas m’être laissée attendrir. La politique française et ses faillites ont encore de beaux jours devant elles.

ÉLECTIONS RÉTRO

Il y a cinq ans, lors de la précédente élection présidentielle, le GIGGN, Groupement International des Grandes Gueules Nyctalopes (celles qui ont la faculté de voir la nuit), faisait campagne sur la base d’un programme en 69 propositions qui se mordaient la queue, mais qui au final, n’aurait pas produit plus d’incongruités que ce à quoi l’actuel gouvernement nous a habitué lors son déplorable exercice. Était-il possible de faire pire ? Le GIGGN avait également eu le mérite, contrairement à tous les candidats déclarés aujourd’hui, de présenter d’emblée la liste de ses principales ministres, évitant ainsi toutes mauvaises surprises ou petites magouilles entre amis lors de la répartition des portefeuilles (c’est le mot approprié) de nos soi-disant élites politiques. Sur ce point aussi, les choses ne sont malheureusement pas près de changer

PANNEAUX ÉLECTORAUX


La campagne présidentielle 2022 entre dans sa phase de vérité avec le premier tour qui se jouera le week-end prochain. Afin de synthétiser quelques informations générales, et en vue d’illustrer clairement les différentes personnalités politiques en lice, de nouveaux panneaux électoraux ont été aménagés. Couleurs vives, caractères gras, intitulés explicites ; les messages sont accessibles et compréhensibles du plus grand nombre. L’inverse des discours et des intentions des candidats.

OISEAU DE NUIT


« Je suis comme ces oiseaux de nuit, qui se posent sur une branche et n’y sont plus la seconde qui suit. On ne les voit jamais. On les entend à peine. Ils nourrissent les espoirs et désaltèrent les peines. Leur présence se devine. Leur essence est divine. Et leur absence avive le spleen. De tous ces oiseaux de nuit, on ne sait où sont leurs nids. Leurs petits sont déjà grands quand on surprend leur cri. Et personne n’a jamais su où ils s’en vont quand, une dernière fois, la nuit les suit. Je suis comme ces oiseaux de nuit. »

Brigitte Boréale