INTERMÈDE PUBLICITAIRE

L’explication de pourquoi c’est arrivé, on ne l’a pas vraiment, mais la supposition de savoir comment on aurait pu l’éviter, certains y ont déjà pensé. Ce n’est pas une longue mise au point journalistique qui nous fera à nouveau tomber dans le panneau.

101 ÈME !

Je ne saurais plus dire si l’événement se produisit par la grâce d’un vieux Ciné Revue ou d’un exemplaire du magazine Elle, mais l’apparition de Micheline Presle en Madame de Pompadour m’hypnotisa littéralement. Ce regard si clair, cette beauté lumineuse… Le garçonnet d’une dizaine d’années que j’étais alors venait d’entrevoir l’intensité du mystère féminin, ce mystère que je ne cesserai d’explorer de maintes façons par la suite. Les photos de l’actrice illustraient un article consacré au film historique de Sacha Guitry, “Si Versailles m’était conté”, sorti en 1954. La distribution regroupait des talents aussi divers que Jean Marais, Jean-Louis Barrault, Gérard Philippe, Jean-Pierre Aumont, Charles Vanel, Pauline Carton, Gino Cervi, Danièle Delorme, Jean Richard, Michel Auclair, Bourvil, Édith Piaf, Daniel Gélin, Orson Wells, Tino Rossi… mais je n’avais d’yeux que pour Micheline Presle.

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L’EAU ET LE FEU

Certaines images sont à la fois attrayantes et déroutantes. On ne sait si l’on doit s’émerveiller ou s’inquiéter. J’éprouve parfois cette impression contrastée devant un coucher de soleil et ses couleurs venues d’ailleurs. La sensation est décuplée lorsque l’eau et le feu se rejoignent et se mélangent. Leur mariage spectaculaire fait ressortir les traits de lumière comme les zones d’ombre. Lesquelles seront prédominantes au bout du compte ? La nature, après que l’homme se soit chargé de copieusement la saccager, lui fournira sans doute la réponse. Pas sûr que celui-ci ait alors l’envie, ni le loisir, de l’apprécier.

TENTATIVE DE DÉFINITION

UN MARI, C’EST L’HOMME QUI SOUTIENT INDÉFECTIBLEMENT SON ÉPOUSE DANS TOUS LES PROBLÈMES QUELLE N’AURAIT PAS EU SI ELLE NE L’AVAIT PAS ÉPOUSÉ. UNE ÉPOUSE EST UNE FEMME QUI A UN TRÈS BEL AVENIR DERRIÈRE ELLE. UN COUPLE EST UNE RÉUNION DE DEUX PERSONNES QUI FONT RAREMENT LA PAIRE... ET DANS UN COUPLE, C’EST L’HOMME QUI DÉCIDE MAIS C’EST LA FEMME QUI CHOISIT.

APRÈS OMICRON, ERIS…

« À la mi-août, c’est beaucoup plus romantique. À la mi-août, y’a d’la joie pour les matous »… prétendait la chanson interprétée par Ray Ventura et ses Collégiens dès 1949. En 2023, la mi-août est moins romanesque. Depuis plusieurs semaines, Santé Publique France sonne l’alerte quant à une hausse des suspicions d’infection au Covid-19. Cette progression a mis en évidence un nouveau variant, encore un, baptisé Eris, ou variant EG.5.1 pour les intimes. Sa vitesse de propagation semble largement supérieure à celle de ses prédécesseurs. Le quart sud-ouest de la France a pu s’en apercevoir, lui qui a été conquis en un temps record, probablement à cause d’un double facteur aggravant : les grands rassemblements festifs traditionnels couplés aux nombreuses migrations touristiques durant la même période estivale. Fort heureusement, on ne note pas, jusqu’à présent, un accroissement de virulence. Descendant en droite ligne d’Omicron (la souche de coronavirus la plus répandue sur la planète), Eris ne se distingue pas particulièrement de ses cousins en ce qui concerne ses symptômes caractéristiques :

  • une toux sèche
  • des maux de tête
  • un écoulement nasal
  • des éternuements
  • des maux de gorge
  • de la fatigue.

Pas de quoi en faire un drame, ni un reconfinement, ni une énième campagne de vaccination. Toutes ces mesures, qui ont été imposées aux Français dans des conditions très acrobatiques, et avec une efficacité pour le moins incertaine, paraissent aujourd’hui bien aléatoires. Depuis la pandémie Covid-19, il y a eu les Jeux Olympiques à Tokyo, le match Biden-Trump, la Coupe du Monde de Football au Qatar, le combat Russie-Ukraine, le remplacement d’Elisabeth II par Charles III… autant d’événements hautement médiatisés qui ont repoussé les priorités sanitaires tout au fond de l’arrière-plan sociétal. Les hôpitaux accusent toujours un sérieux déficit en matériel et personnel, mais tout le monde s’en fout. On devrait instaurer une minute d’applaudissements chaque soir à 20 heures, pour célébrer l’amnésie et la connerie ambiante. La politique et la presse ne sont certes pas blanches comme neige dans cette affaire, mais à quel moment le citoyen lambda se décidera-t-il à sortir de son nanisme (et onanisme) intellectuel ? Où est-il, ce prince charmant, fier et fringant, qui viendra un jour nous délivrer des tyrans et du mauvais sort qui s’acharnent sur nous depuis si longtemps ? Quand arrivera-t-il, sur son noble destrier, distribuant, de la pointe de sa lame étincelante, le remède qui nous fait tant défaut : un vaccin contre la bêtise humaine !