HAWK-EYE

 


Terminés les tracés au sol bien délimités avant les mitraillages en règle de la terre battue et rebattue par les fanatiques du franchissement du mur du filet. France Télévisions a voulu nous faire croire, une fois encore, que le tournoi français s’envolait vers des sommets que l’on n’avait jamais vus. Et que l’on n’a toujours pas vus ! Ils vendent leur tambouille comme ils peuvent. Le seul élément culminant fut la platitude de leurs commentaires et des interviews battant de l’aile. Tout ce qu’ils veulent faire décoller durant quinze jours, c’est leur audimat. Roland Garros s’éloigne donc pour un an et les petites balles jaunes iront faire du rase mottes ailleurs, entre Angleterre et Australie. On leur souhaite d’y rebondir différemment. Et de prendre de la hauteur.

COMME UN RAYON DE SOLEIL

 


Avant de s’envoler pour la Russie, où elle participera à la prochaine coupe du monde de football (du 14 juin au 15 juillet), la France rencontrait les USA ce samedi 9 juin 2018. Ce match amical se jouait à Lyon, devant des supporters enthousiastes qui sont hélas restés sur leur faim, comme les millions de téléspectateurs qui espéraient vibrer devant leur téléviseur. Sur l’une de leurs rares occasions, les Américains ont ouvert la marque, juste avant la mi-temps, et les Bleus n’ont pu qu’égaliser à 12 petites minutes du terme de la partie. Entre temps, ce fut un festival de passes ratées et de tirs non cadrés. Score final : 1-1. Comment était le match ? Nul ! (suite…)

VARTOCHISSIMO  !!!


En sociologie, une génération désigne un groupe dont les éléments ont vécu une même période, avec ses événements, ses influences, ses changements, ses repères, ses codes… Biologiquement parlant, une génération humaine correspond au cycle de renouvellement d’une population adulte. Elle couvre une durée d’environ 25 ans. C’est le cap que vient juste de franchir l’Eurovartovision, qui fête son 26ème anniversaire au palais des Glaces, ce lundi 11 juin 2018. (suite…)

VEGAN ET SANS GLUTEN !


De quelque nature qu’il soit, l’accouplement protégé se devra désormais d’être moins bestial ! Au sens consumériste du terme. Un nouveau type de préservatif, vegan et sans gluten, vient de pénétrer le marché français. Les mauvaises langues prétendent qu’il s’agit d’une initiative de mauvais goût, qui n’a d’autre but que celui de surfer sur la vague du bio and co pour assurer la promotion et les ventes d’un produit qui n’est pas si nouveau. Dans le même temps, les intégristes de la cause végétaliste et les défenseurs de la cause animale saluent cet article jouissant d’une réputation sans tache. Faux débat ou vrai problème ?
(suite…)

LARMES LORRAINES SUR PARIS…

Il pleure dans mon cœur

Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un cœur qui s’ennuie,
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce cœur qui s’écœure.
Quoi ! nulle trahison ?…
Ce deuil est sans raison.

C’est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon cœur a tant de peine !

Paul Verlaine
Romances sans paroles (1874)

MÉTAMORPHOSE

Elle n’a jamais compté pour des prunes, même en brune, et pourtant, Conchita Wurst vient de passer dans le camp des blondes ! Ces derniers jours, la drag queen autrichienne, qui remporta le concours Eurovision de la chanson 2014, est apparue dans une blondeur qui a ravi certains fans et qui en a fait pâlir beaucoup d’autres… ces derniers redoutant que Tom Neuwirth (son nom à l’état civil) ne se pique soudainement d’assassiner l’ancienne Conchita en la supplantant par la nouvelle. Chagrin d’amour en perspective mais chacun fait, fait fait, c’qui lui plait, plait, plait… (suite…)

ÉMEUTE  INTÉRIEURE

 

Quelquefois, dans la meute anonyme qui m’entoure et qui m’emporte, je sursaute encore de me sentir réellement discordante.

Je voudrais aboyer ma différence. Je voudrais hurler sans donner le change, mais je me reprends. Je hume l’air du temps, passablement vicié par la poursuite citadine de petites traques sans importance. Je louvoie et je ruse. Je souris sans montrer les dents. Je marche dans le sens du vent, bien à couvert, au beau milieu de la horde que je suis certaine d’avoir finalement domestiquée.

À moins que ça soit exactement le contraire qui se soit passé ?

CORDES  SENSIBLES


Quand la nostalmagie Beatles entre par une de mes oreillettes, elle ne ressort jamais par l’autre. Mon rythme cardiaque s’accélère ou ralentit en fonction des notes et des mots. Leur enchaînement me donne du chœur au ventre. Nous sommes plusieurs en moi, comme toujours, mais cette fois, je les vois. Tout raisonne différemment. Tout est amplifié. Tout est apaisé, tout est excité. Mélodies, paroles, rythmes, images, idées… c’est un carnaval de sensations, de sensibilités qui s’entrechoquent et interagissent à l’infini. Proche et loin, vite et bien, tout est lien et rien n’est rien. Ma vie n’est qu’un instant. Comme un papillon hors saison, j’ai peur du temps. Je sais que je n’ai jamais su compter et que ça ne va pas commencer maintenant. Ça ne peut que finir, mais c’est cela qui me rend gaie et infiniment triste en même temps. Je voltige. Je m’éparpille. Je me laisse porter, emporter, déposer vers un autre hasard, qui n’en est jamais un, et là où ce flot m’échoue, c’est encore une victoire. (suite…)