DIX  SUR  DIX

Septembre est le mois des rentrées scolaires et universitaires. Habituellement, se posaient des questions de fond déjà très préoccupantes. Les classes seraient-elles surchargées ? Les enseignants seraient-ils enfin en nombre suffisant ? Les programmes pédagogiques seraient-ils bien adaptés ? L’accès à l’enseignement supérieur serait-il libre et équitable ? Une nouvelle réforme nationale serait-elle inévitable ? Faudrait-il revenir au port d’un uniforme au sein des établissements publics ou privés ? Toutes ces interrogations semblent aujourd’hui balayées par trois données inattendues : la mise en place de gestes barrière, le port du masque obligatoire et une distanciation sociale permanente. Des mesures pas faciles à appliquer dans toutes les classes.

7ème  COUPE  D’EUROPE  !

Les lionnes de l’OL viennent de remporter la coupe UEFA de la ligue des champions pour la septième fois au total, et la cinquième fois consécutive ! Elles sont tenantes du titre depuis 2016. Si on m’avait dit, lorsque les garçons ont gagné le seul et unique trophée équivalent (avec l’OM en 1993), que les filles seraient sept fois meilleures au niveau européen, je ne l’aurais jamais cru. Et pourtant… Reste maintenant à faire admettre cette supériorité par le grand public. Cependant, même si dirigeants et sponsors consentaient subitement à multiplier par 7 les émoluments de nos championnes, on serait bien en deçà des sommes astronomiques que raflent les garçons… dont la plupart, est-ce bien utile de le rappeler, n’ont jamais rien gagné à ce niveau de compétition.

AU DELÀ DES APPARENCES



Il suffit de remplacer grandes feuilles par grandes gueules, ou ramifications par bonnes actions, et l’on obtient le profil type de ce fléau qui prétend améliorer la société et ne fait que la gangréner. À la campagne, dans la flore ou dans la faune, on repère rapidement les nuisibles. On les honnit. On les combat. On se méfie des parasites comme de la peste. On sait reconnaître ceux qui invitent les autres uniquement au moment du labour et ne leur rendent visite que pour la récolte. À la ville, ne compte que ce qui affleure en surface, comme en politique. Entre béton et asphalte, les chiendents font figure de fines herbes. On y vend des salades au goût amer. C’est le monde du blé noir et de l’oseille dissimulée. Ceux qui produisent le moins engrangent le plus. Qu’ils se méfient malgré tout du changement de saison. Personne n’apprécie de se faire carotter trop longtemps. Il faut semer pour recueillir, en tendant la main et non le sac. Du vent germe toujours la tempête.

AOÛT  ET  OUT

« C’est au mois d’août qu’on met les bouts, qu’on fait les fous, les gros matous, les sapajous… » affirme haut et fort la chanson de Pierre Perret. Le lundi 21 août 1911, la Joconde fit sien ce refrain en quittant subrepticement le Louvre. Elle disparut ni vue ni connue, en dépit de sa notoriété planétaire. Elle prit des vacances, de très longues vacances, puisqu’elle ne fut retrouvée que deux ans plus tard, à Florence, en Italie ! Elle daigna finalement réintégrer le musée du Louvre, mais ne fut à nouveau accessible au public qu’à partir du 4 janvier 1914… (suite…)

LE  DOUTE

Depuis quelques temps, j’avais déjà de sérieux doutes quant à la gestion socio-politique de la pandémie Covid-19 et les artefacts médiatiques découlant d’une communication aussi contradictoire qu’anarchique à son sujet. La semaine dernière, deux interventions télévisées ont retenu mon attention et m’ont confortée dans l’idée que des écrans de fumée de plus en plus nombreux et suspects masquent la véritable ampleur et nature du danger sensé menacer l’humanité. En un peu moins d’un quart d’heure, ces deux réactions ouvrent un champ de réflexion salutaire. Elles sont assez éloquentes pour se passer de commentaires… et se forger une idée plus précise de la situation dans laquelle certains aimeraient bien nous engluer dès la rentrée.

DE  LA  LUZ  À  LA  LOOSE


Après 45 minutes initiales plutôt bonnes, le PSG a complétement manqué sa seconde mi-temps lors de la finale de Champions League 2020… et laissé échapper sa première “coupe aux grandes oreilles” en perdant le match sur le plus petit des écarts : 1-0. Du coup, à Lisbonne, le stade de la Luz s’est mué en stade de la loose. Face au Bayern Munich, la formation parisienne est retombée dans les travers qu’on lui connait : un fond de jeu trop friable et une fragilité mentale lors des moments difficiles. Dans le football comme dans tout sport collectif, les plus grandes stars ne peuvent briller en l’absence d’immenses joueurs de l’ombre à leurs côtés. Le Paris Saint-Germain va donc devoir gonfler son effectif en ce sens s’il veut à nouveau bomber le torse sur la scène européenne. Ses dirigeants ont d’ores et déjà promis une équipe mieux charpentée, avec un jeu plus léché, pour la saison prochaine. La communication du club a déjà pris les devants avec certains visuels. Des perspectives attrayantes pour passer allégrement le cap de la cinquantaine…