À  LA  UNE

Être présente à la une d’un journal signifie figurer en première page de celui-ci. Beaucoup en rêvent mais jamais n’y parviennent. Ce vendredi 4 septembre 2020, Morgane, qui ne fait décidément rien comme les autres, occupe la dernière page du Républicain Lorrain, un espace que les professionnels nomment “la der de couv”, et qui est encore plus prisé par les spécialistes de la communication. L’article objectif et synthétique rend hommage au livre qu’elle a publié aux éditions Hugo Doc, juste avant les vacances d’été. Une reconnaissance supplémentaire d’un travail de longue haleine et d’un témoignage sans concession. Toujours avec le sourire.

MERCI  MILLE  FOIS



Un hommage insolite aux infirmières a attiré mon attention lors d’une balade dans le 12ème arrondissement de Paris. Ce magnifique collage, apposé sur un des murs d’enceinte de l’hôpital Saint-Antoine, face à la caserne des pompiers, est cruellement évocateur. La république française, coiffée de son bonnet phrygien, un de ses symboles majeurs, tourne le dos à une infirmière masquée, coiffée de plusieurs masques en guise de charlotte médicale, un assemblage rappelant sans doute le bricolage auquel est contraint notre personnel soignant, en manque de fournitures et matériel sanitaire pourtant basiques. Telles les voiles de fortune d’un navire désemparé, d’autres masques relient les deux personnages. Traduit en plusieurs langues, le mot merci est inscrit sur chacun d’eux. Des rouages complexes tendent les pièces de tissu dans une architecture très élaborée, à la fois inquiétante et fascinante. Reconnaissance élémentaire et contradiction absurde caractérisant le contexte incertain et la situation équivoque dans lesquels notre société se débat depuis plusieurs mois ? Détermination hypocrite d’un côté et dévouement désintéressé de l’autre : deux réalités siamoises qui n’ont pas fini de ligoter nos pensées en ce déclin 2020.

DIX  SUR  DIX

Septembre est le mois des rentrées scolaires et universitaires. Habituellement, se posaient des questions de fond déjà très préoccupantes. Les classes seraient-elles surchargées ? Les enseignants seraient-ils enfin en nombre suffisant ? Les programmes pédagogiques seraient-ils bien adaptés ? L’accès à l’enseignement supérieur serait-il libre et équitable ? Une nouvelle réforme nationale serait-elle inévitable ? Faudrait-il revenir au port d’un uniforme au sein des établissements publics ou privés ? Toutes ces interrogations semblent aujourd’hui balayées par trois données inattendues : la mise en place de gestes barrière, le port du masque obligatoire et une distanciation sociale permanente. Des mesures pas faciles à appliquer dans toutes les classes.

7ème  COUPE  D’EUROPE  !

Les lionnes de l’OL viennent de remporter la coupe UEFA de la ligue des champions pour la septième fois au total, et la cinquième fois consécutive ! Elles sont tenantes du titre depuis 2016. Si on m’avait dit, lorsque les garçons ont gagné le seul et unique trophée équivalent (avec l’OM en 1993), que les filles seraient sept fois meilleures au niveau européen, je ne l’aurais jamais cru. Et pourtant… Reste maintenant à faire admettre cette supériorité par le grand public. Cependant, même si dirigeants et sponsors consentaient subitement à multiplier par 7 les émoluments de nos championnes, on serait bien en deçà des sommes astronomiques que raflent les garçons… dont la plupart, est-ce bien utile de le rappeler, n’ont jamais rien gagné à ce niveau de compétition.

AU DELÀ DES APPARENCES



Il suffit de remplacer grandes feuilles par grandes gueules, ou ramifications par bonnes actions, et l’on obtient le profil type de ce fléau qui prétend améliorer la société et ne fait que la gangréner. À la campagne, dans la flore ou dans la faune, on repère rapidement les nuisibles. On les honnit. On les combat. On se méfie des parasites comme de la peste. On sait reconnaître ceux qui invitent les autres uniquement au moment du labour et ne leur rendent visite que pour la récolte. À la ville, ne compte que ce qui affleure en surface, comme en politique. Entre béton et asphalte, les chiendents font figure de fines herbes. On y vend des salades au goût amer. C’est le monde du blé noir et de l’oseille dissimulée. Ceux qui produisent le moins engrangent le plus. Qu’ils se méfient malgré tout du changement de saison. Personne n’apprécie de se faire carotter trop longtemps. Il faut semer pour recueillir, en tendant la main et non le sac. Du vent germe toujours la tempête.