RÉFLEXION DIVINE

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Si vous parlez à Dieu, vous êtes croyant …
S’il vous répond, vous êtes schizophrène.
Pierre Desproges (1939 – 1988)
ARBRE DE VIE

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J’ai toujours adoré les tomates. Petites ou grosses, rondes ou allongées, la saveur et la sensation de fraîcheur qu’elles libèrent dès le premier coup de dent relèvent d’une magie gustative bien particulière. Accompagnées d’une mayonnaise maison, d’une vinaigrette ciboulette, d’un filet d’huile d’olive avec basilic, ou tout simplement dégustées nature, façon croque au sel, elles dispensent une sensation vivifiante qui, à chaque fois, me rafraichit le corps et l’esprit. C’est comme si elles me permettaient de refaire le plein d’énergie. Dernièrement, coupant en deux quelques tomates cerise, j’ai eu la confirmation que cette sensation n’était pas qu’une simple impression. Avec émerveillement, j’ai découvert, à l’intérieur du fruit, un véritable arbre de vie.
ONCE UPON A TIME IN HOLLYWOOD…
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Le film “Once Upon A Time In Hollywood” vient de repasser sur les écrans de télévision. Ce long métrage, écrit et réalisé par Quentin Tarantino, est sorti en 2019. C’est une uchronie insolite qui revisite librement la fin des sixties dans la capitale du septième art américain. Montée du mouvement hippie, émeutes de Stonewall à New-York (acte de naissance de la Gay Pride), manifestations contre la guerre au Viêt Nam et mue du cinéma US à Hollywood… une nostalgie très particulière accompagne cette fiction habile et séduisante, dans laquelle les protagonistes croisent des personnalités marquantes de l’époque, telles Steve McQueen, Bruce Lee, Cass Elliot (du groupe The Mamas & the Papas) et Sharon Tate, qui, contrairement à la réalité, sera épargnée pas le scenario et ne succombera pas aux sbires de Charles Manson.
HAUT PERCHÉES
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Que ce soit en longueur, en vitesse ou en hauteur, elles s’envolent beaucoup plus loin que vous et moi ne pourrons jamais l’espérer, même dans nos rêves les plus fous. Peu importe. Le rêve, ce sont elles qui nous le font goûter. Sprinteuses ou sauteuses, elles nous délivrent, l’espace d’une suspension fugace, de la pesanteur du quotidien. Elles nous emportent dans l’apesanteur de leurs exploits. Bien sûr, on admire leurs corps longilignes, leurs muscles affûtés, leurs jambes effilées, leurs silhouettes élancées, mais ce qui constitue l’essentiel de leur charme bien réside dans une association bien particulière. Elles cultivent un couple à trois, associant beauté esthétique, détermination psychologique et performance physique. L’élégance, la volonté et l’énergie harmonisées dans un état de grâce merveilleux. Ces athlètes modernes évoquent les déesses gréco-romaines de l’Antiquité. Elles sont un trait d’union entre l’humain et le divin, du rêve à la réalité, comme une perche tendue vers l’inaccessible, à portée de reins.
LUCIDE ET IRRÉFUTABLE
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Aurélien Barrau est un astrophysicien français qui est également philosophe à ses heures. En cinq minutes chrono, dans cette intervention concise, il émet un constat lucide et implacable sur le présent et l’avenir de la planète. Les politiques et les hauts dirigeants de ce monde seraient bien inspirés d’en prendre de la graine. Malheureusement, il y a fort à parier qu’il n’en feront rien…
VUE IMPRENABLE
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De son lieu de vacances méditerranéen, un ami me téléphona avec d’irrépressibles trémolos dans la voix. Lors de son arrivée à l’hôtel, au réceptionniste qui lui avait demandé : « Vous avez bien réservé une chambre avec vue sur la mer ? », il avait répondu : « Si je peux avoir la vue sur la fille par la même occasion, ça sera parfait ! ».
SUR LE SENTIER DE NAGUÈRE

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En 1973, elle avait à peine 26 ans lorsqu’elle était venue lire une déclaration de Marlon Brando lors de la cérémonie des Oscars à Hollywood. Le monstre sacré du cinéma américain, qui avait remporté l’Oscar du meilleur acteur pour son interprétation de Don Vito Corleone, dans le film Le Parrain, réalisé par Francis Ford Coppola, n’avait pas daigné se déplacer. Pire, il avait décidé de refuser son trophée en signe de protestation contre le traitement des Amérindiens par Hollywood. La jeune Sacheen Littlefeather, d’origine apache et yaqui, fut son émissaire. Elle était venue en paix, expliquer la motivation profonde de l’acteur. Elle fut crucifiée sur place par les producteurs et bannie des studios américains…
4 OU 5 AOÛT 1962 ?

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C’était il y a soixante ans, déjà. Le dimanche 5 août 1962, vers 3 heures, le corps sans vie de Marylin Monroe est retrouvé dans la petite hacienda qu’elle venait de s’offrir à Brentwood, au 12305 Helena Drive, non loin de Los Angeles. Fort heureusement pour la famille Kennedy, le mystère de sa mort ne sera jamais élucidé. Faute de preuves et en raison d’une enquête effroyablement bâclée, pour ne pas dire sabotée, l’administration ne sera en mesure ni de classer le dossier, ni d’affirmer qu’il s’agit d’un homicide, ni de déclarer officiellement un suicide. Le petit carnet rouge dans lequel Marylin avait noté des confidences compromettantes ne sera jamais retrouvé. Quand bien même le serait-il aujourd’hui, et qu’une vérité dont tout le monde se doute finirait par éclater au grand jour, cette nuit du 4 au 5 août 1962 a fait virer la couleur au noir. Ou vice-versa. Avec Marylin, le temps n’a pas d’âge. Avec Marylin, tout est possible, y compris de convertir le sexuel en sensuel, le lubrique en sympathique, le tragique en énigmatique. Et d’embarquer avec elle des millions de personnes dans l’indicible. “El amor màs fuerte que la muerte”. Mon amie argentine Paloma, qui est née trente ans après le décès de la star américaine, en apporte une confirmation singulière avec son crédo désarmant : « Ce 5 août 1962 restera le jour le plus triste de ma vie » !
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