UN TSUNAMI ADMINISTRATIF
L’ÉTAT CIVIL AMÉRICAIN SUBMERGÉ PAR UNE VAGUE DE RÉCLAMATIONS !
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Chaque année, le Tour de France propose son lot d’émotions et de surprises, agrémenté aussi, parfois, de sorties de route étonnantes. Celle qui vient de se produire en marge du peloton et de sa chevauchée fantastique est l’une des plus stupéfiantes et disproportionnées que l’on n’aurait osé imaginer. Orchestrée par la consultante sportive de France télévisions, Marion Rousse, elle a volé la vedette, durant ces dernières 24 heures, aux seuls qui la méritent vraiment : les forçats du cyclisme professionnel. J’en suis tombée de mon vélo d’appartement ! Mais reprenons ce mauvais feuilleton étape par étape.
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C’est un homme sans tête.
On le croise en semaine
Veste et gilet de laine,
De Nation à Vincennes.
C’est un homme sans tête
Et il court dans la mienne.
J’ignore où est la sienne.
L’a-t-il jeté dans la Seine ?
C’est un homme sans tête.
Mais qui a de la peine.
Il la cache sans haine
Sous le Cours de Vincennes.
C’est un homme sans tête,
Un comte d’Andersen.
Et le public sans gêne
Se moque de la scène.
C’est un homme sans tête.
Mes idées il larsène,
Son exil il promène
À Paris – Sainte Hélène.
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Ah le Tour de France ! Toutes ces paires de jambes impeccablement épilées qui tricotent en danseuse ou emmènent de la bracasse au son délicieux de délicats roulements à billes… Et ces muscles effilés, ces morphologies longilignes, ces numéros d’équilibristes, ces accélérations fulgurantes, ces déhanchements envoûtants, ces silhouettes colorées, ces générosités dans l’effort, ces explosivités élégantes et ces excès de tonus et d’endurance ! Et pourtant… (suite…)
Être présente à la une d’un journal signifie figurer en première page de celui-ci. Beaucoup en rêvent mais jamais n’y parviennent. Ce vendredi 4 septembre 2020, Morgane, qui ne fait décidément rien comme les autres, occupe la dernière page du Républicain Lorrain, un espace que les professionnels nomment “la der de couv”, et qui est encore plus prisé par les spécialistes de la communication. L’article objectif et synthétique rend hommage au livre qu’elle a publié aux éditions Hugo Doc, juste avant les vacances d’été. Une reconnaissance supplémentaire d’un travail de longue haleine et d’un témoignage sans concession. Toujours avec le sourire.
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Un hommage insolite aux infirmières a attiré mon attention lors d’une balade dans le 12ème arrondissement de Paris. Ce magnifique collage, apposé sur un des murs d’enceinte de l’hôpital Saint-Antoine, face à la caserne des pompiers, est cruellement évocateur. La république française, coiffée de son bonnet phrygien, un de ses symboles majeurs, tourne le dos à une infirmière masquée, coiffée de plusieurs masques en guise de charlotte médicale, un assemblage rappelant sans doute le bricolage auquel est contraint notre personnel soignant, en manque de fournitures et matériel sanitaire pourtant basiques. Telles les voiles de fortune d’un navire désemparé, d’autres masques relient les deux personnages. Traduit en plusieurs langues, le mot merci est inscrit sur chacun d’eux. Des rouages complexes tendent les pièces de tissu dans une architecture très élaborée, à la fois inquiétante et fascinante. Reconnaissance élémentaire et contradiction absurde caractérisant le contexte incertain et la situation équivoque dans lesquels notre société se débat depuis plusieurs mois ? Détermination hypocrite d’un côté et dévouement désintéressé de l’autre : deux réalités siamoises qui n’ont pas fini de ligoter nos pensées en ce déclin 2020.
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Septembre est le mois des rentrées scolaires et universitaires. Habituellement, se posaient des questions de fond déjà très préoccupantes. Les classes seraient-elles surchargées ? Les enseignants seraient-ils enfin en nombre suffisant ? Les programmes pédagogiques seraient-ils bien adaptés ? L’accès à l’enseignement supérieur serait-il libre et équitable ? Une nouvelle réforme nationale serait-elle inévitable ? Faudrait-il revenir au port d’un uniforme au sein des établissements publics ou privés ? Toutes ces interrogations semblent aujourd’hui balayées par trois données inattendues : la mise en place de gestes barrière, le port du masque obligatoire et une distanciation sociale permanente. Des mesures pas faciles à appliquer dans toutes les classes.