LA FIN D’UN ROMAN DE 103 ANS


Il y a quelques mois, nous avions célébré son anniversaire en publiant sur ce blog un petit article assorti d’une magnifique interview télévisée. Né le 22 octobre 1918 à Hong Kong, en Chine, René de Obaldia était sans doute l’écrivain français contemporain le plus singulier… et le moins connu ! Il nous a quitté ce jeudi 27 janvier 2022. Sa longévité, avec un score de 103 ans aux pâquerettes, n’était pourtant pas ce qui constituait son originalité première. Pour en donner un minuscule aperçu, nous reproduisons ci-après le portrait publié alors, et bien entendu, l’entretien remarquable qu’il avait accordé dans le cadre de l’émission Thé ou Café, sur France 2.

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MAXI MÉCHANT


Comment peut-on avoir fricoté avec la pègre tout en étant indic pour la police, avoir été condamnée plusieurs fois (et pas pour des bricoles) puis incarcérée et demeurer papesse de la presse people ? Comment, pour résumer, peut-on avoir un cv aussi noir qu’un morceau de charbon au fond d’un puits de pétrole et parader sous les ors de l’Élysée tout en étant la conseillère en communication du couple présidentiel français ? Les réponses à ces questions, qui en disent long sur le personnage, mais aussi sur la déliquescence de nos élites politiques et médiatiques, se trouvent dans ce reportage diffusé tout récemment sur France 2, dans le cadre de l’émission “Complément d’enquête”.

Cliquer sur le lien ci-dessous pour visionner ce reportage très documenté et découvrir (avec stupeur) l’étendue des dégâts. Vous ne serez pas déçus du voyage !

https://www.france.tv/france-2/complement-d-enquete/3002505-mimi-marchand-l-influente-de-la-republique.html

LA PRIME À LA MÉDIOCRITÉ


Au début, quand une amie m’a annoncé la nouvelle, je lui ai répondu : « Bonne vanne ! Presque digne d’un premier avril ». Sauf qu’il s’agissait d’un décret bien réel, publié samedi 1er janvier 2022 au Journal officiel, qui confirmait l’attribution de la Légion d’honneur à Agnès Buzyn ! Pour rappel, cette même ex-ministre de la santé, qui avait lâchement démissionné dès le début de la pandémie Covid-19, fut mise en examen en septembre dernier pour « mise en danger de la vie d’autrui », en raison de sa gestion catastrophique de la crise sanitaire. Également soupçonnée de conflit d’intérêt avec l’industrie pharmaceutique (son mari, Yves Levy, était président de l’Inserm, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale), elle était venue ensuite verser des larmes de crocodile devant les caméras, alors que dès janvier 2021, elle avait été nommée “envoyée du directeur général pour les affaires multilatérales” à l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) ! Un titre ronflant qui ne veut pas dire grand chose mais une confortable villégiature lui permettant de faire la belle entre Paris et Genève ! Lui attribuer, par dessus le marché, la Légion d’honneur surpasse la prime à la médiocrité et le comble de la provocation. C’est donner l’impression que la classe politique se fout royalement de ses électeurs, au point d’oser les pires arrangements entre amis corrompus et incompétents. C’est odieux et incompréhensible… On voudrait tester la patience, ou plutôt l’exaspération des Français, et attiser les frémissements d’une prochaine révolution, qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Continuez encore un peu comme cela, messieurs et mesdames les politiques, et face à la prochaine vague qui vous balayera, que vous aurez vous-mêmes nourri de vos abus, vous aurez beau crier, vous débattre et chercher de tous côtés, plus personne ne vous concédera le moindre gilet de sauvetage, qu’il soit jaune ou de n’importe quelle couleur.

TAKE FIVE


Les étoiles durent être favorablement alignées lors de leur venue au monde. Ces cinq-là sont tous nés un 6 janvier. Rowan Atkinson en 1955, Thierry Ardisson en 1949, Alan Stivell en 1944, Adriano Celentano en 1938 et Paolo Conté en 1937. Ils ont donc respectivement 67, 73, 78, 84 et 85 ans. Comme pour nous tous, le temps a blanchi leurs tempes et sculpté leurs visages, mais leurs regards restent profonds. C’est sans doute ce qui frappe le plus. Une sorte de dénominateur commun, qui prouve que la fantaisie et l’originalité n’enlèvent rien à la profondeur de l’être. Une lueur de plus en plus difficile à déceler parmi les pensionnaires actuels de nos petits, de nos tout petits écrans, étriqués et égocentriques, que l’on continue, malgré tout, à nommer panoramiques.

Ride In Peace


Il s’appelait Grégoire Yourévitch Ostasenko-Bogdanoff, mais le grand public le connaissait sous le pseudonyme Grichka Bogdanov. Au côté de son frère jumeau Igor, il s’était fait une place dans l’audiovisuel français en tant qu’animateur d’émissions de vulgarisation scientifique. Peu importe tout ce qui a été raconté ici ou là sur l’aspect physique de ce duo insolite, ainsi que sur la validité de leurs travaux (Gichka, diplômé de Sciences Po, détenait également un doctorat en mathématiques, tandis que son frère Igor est titulaire d’un DEA en sémiologie et d’un doctorat en physique théorique), les deux frangins avaient été éminemment sympathiques à notre égard lorsque nous avions lancé notre campagne présidentielle humoristique en 2017, sous l’égide du GIGGN, le Groupement International des Grandes Gueules Nyctalopes. Ils n’avaient pas hésité à s’afficher avec nous, tout sourire dehors. Hospitalisés tous deux le 15 décembre dernier après avoir contracté le Covid-19, ils avaient été admis à l’hôpital Georges Pompidou, dans le quinzième arrondissement parisien. Igor y lutte encore contre la maladie. Grichka, lui, a quitté cette terre ce mardi 28 décembre 2021, à l’âge de 72 ans. Il a entamé son grand voyage vers un ailleurs qu’il a parfois évoqué, et qu’il peut à présent expérimenter, libéré de toute contrainte matérielle. Bien loin de toutes les railleries ou les regards obliques. Ride away, my friend. Ride in peace.

LA NUIT LA PLUS LONGUE


Après la pleine lune du 18 décembre dernier, également nommée Lune Froide en raison des basses températures engendrées par la longue période nocturne, ce mardi 21 décembre 2021 marque le solstice d’hiver. Il correspond au jour le plus court de l’année. Son nycthémère (unité physiologique de temps d’une durée de 24 heures, comportant une nuit et un jour, une période de sommeil et une période de veille) s’en trouve fortement déséquilibré : près de 16 heures de nuit contre seulement 8 heures de jour. Cet événement astronomique se double, paraît-il, d’une singularité astrologique qui nous met davantage en connexion avec les forces astrales et favorise le renouveau spirituel. Une autre particularité, cette fois propre à l’actuelle année, convoque la numérologie avec cette suite de chiffres en miroir : 21/12/21. De quoi doublement vous interroger en vous mirant dans le vôtre avant minuit… et les transformations qui se produisent alors à cet instant fatidique.

APRÈS L’ENFER, LE PARADIS ?


À quelques encâblures de l’arrivée en Martinique, et après avoir traversé des parages beaucoup plus tourmentés, la flotte de la transat en double Jacques Vabre est contrainte à une grosse baisse de régime, rendant les derniers miles de la course encore plus éprouvants nerveusement. Un calme après la tempête qui tend à remodeler les valeurs, avec, pour les leaders, l’affreuse hantise de se faire voler la victoire sur le fil. Et vivre un véritable enfer dans ces eaux paradisiaques.

HAPPY 89 !

Née le 15 novembre 1932 à Epson, dans le Surrey, en Angleterre, Petula Sally Olwen Clark, plus connue sous le nom de Petula Clark, fut, des deux côtés de la Manche, l’une des artistes les plus populaires des années 1960. Chanteuse, compositrice et actrice britannique de par sa naissance, elle fut rapidement adoptée par la France, qui, outre le succès, lui procura un mari dès 1961 en la personne de Claude Wolff, alors attaché de presse de la maison de disques Vogue. Fêter ses 89 ans et ses noces de diamant (60 ans de mariage) la même année n’est pas donné à tout le monde. Faire voyager dans le temps ses admirateurs non plus.

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TRANSAT EN DOUBLE

Après avoir quitté le port du Havre dimanche dernier, 7 novembre 2021, ils ont fièrement hissé les grands voiles pour cingler outre-Atlantique et rallier la Martinique, qu’ils espèrent atteindre lors de la dernière semaine de novembre. Les participants à la 15ème édition de la Transat en double Jacques Vabre ont tous pris soin d’embarquer leur thermos à café pour tenir le coup sans craindre les coups de barre au beau milieu d’un océan assez agité et par temps de grand vent plutôt frisquet… Mais certains, parmi eux, n’ont-ils pas oublié quelque chose, juste avant leur départ ?

ARMISTICE ET ARTÉMIS

À chacun et chacune sa façon de fêter l’armistice. Larme à l’œil ou l’arme au pied. Moi, je préfère l’armistice façon Artémis, cette déesse de la chasse dans la mythologie grecque (la Diane des Romains), protectrice des chemins, des ports, des jeunes enfants et des bébés animaux, bref de tout ce qui initie et définit une nouvelle trajectoire, une nouvelle aventure, une nouvelle perspective. Parée des attributs qui la caractérisent : arc en or, flèches, carquois, croissant de lune et biche, lorsqu’elle se met en chasse, rien ne résiste à cette déesse farouche et sœur jumelle d’Apollon. Un peu comme ma modeste personne quand elle décoche son dernier trait de khôl en prolongement de son œil de biche, à l’orée d’une nuit mystérieuse.

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