STRATOSPHÉRIQUE


Hier soir, lundi 14 juin 2021, lors du premier tour du Championnat d’Europe des Nations de football, à l’Hampden Park de Glasgow, les Écossais ont été douchés par un attaquant tchèque presque inconnu du grand public jusqu’alors. Patrik Schick, qui évolue au Bayer Leverkusen,  avait déjà inscrit le premier but de son équipe d’une magnifique tête décroisée dans la surface de réparation, juste avant la mi-temps. Dès la reprise l’Écosse se lança à l’abordage afin d’égaliser face à la République Tchèque… et faillit bien y parvenir lorsque, à la 52ème minute, sur un contre rapidement mené, le même Patrick Schick tenta un coup de folie à 50 mètres de la cage adverse. La ligne du milieu de terrain à peine franchie, en pleine course, il déclencha un tir inimaginable qui, au bout d’un arc de cercle surréaliste, alla se ficher pleine cible, lobant le gardien trop avancé, faisant trembler les filets écossais, et frémir les fanas de foot du monde entier. Il y a des buts comme cela, où la sphère de cuir, de par sa trajectoire, son inspiration, sa suspension hors du temps et de l’espace, semble tout à coup venir d’une autre planète.

NADAL, À TERRE, BATTU !

Sur le fond ocre orangé de la terre battue, estampillé Roland Garros plein centre, ils avaient déjà des allures de demi-dieux, prêts à s’affronter dans une bataille tout droit sortie de la mythologie grecque. Sur le court Philippe Chatrier, ce vendredi 11 juin 2021, ils ont donné naissance à un match de légende, un de ceux qui restent gravés dans les mémoires des années plus tard, un de ceux que l’on évoque avec la fierté dérisoire du téléspectateur avachi sur son canapé, qui, persuadé d’avoir été partie prenante de l’exploit sportif, déclare : « J’y étais » ! (suite…)

LES MAQUEREAUX DE LA CRISE


Nul besoin de commentaire tant cette vidéo se suffit malheureusement à elle-même… Elle illustre et confirme le fait que, surtout en tant de crise, les plus riches demeurent les moins solidaires.

TROIS  QUARTS  DE SIÈCLE


Parce qu’elle n’a jamais rien fait comme les autres, et que ce n’est certainement pas à 75 ans qu’elle va commencer, nous n’allons pas lui souhaiter son anniversaire, ni avoir la prétention de lui offrir un quelconque cadeau, qui serait, de toute façon, aussi dissonant que dérisoire. Artiste polyvalente et transgénérationnelle, Cher est de ces êtres qui donnent plus qu’ils ne prennent. C’est donc elle qui, par le truchement de ces cinq vidéos, nous octroie aujourd’hui un joli présent, bringuebalant cette journée anniversaire à travers le temps et ses attachements.

BIRTHDAY  PARTY  ?


Ayant célébré hier les 40 ans de Jessica Alba, je voulais aujourd’hui souhaiter un joyeux anniversaire à Uma Thurman qui, à 51 ans, entre définitivement dans la tranche des quinquas. Et puis, je me suis demandé comment elle pourrait le prendre. Je me suis souvenu qu’il ne fallait pas trop la contrarier avec des détails qu’elle n’appréciait guère. J’ai pris le temps de la réflexion, juste une dizaine de minutes, en revisionnant, avec cet extrait de Kill Bill, sa façon de régler les problèmes et d’évacuer son ressentiment. Tout compte fait, je me suis dit que, finalement, le happy birthday pouvait attendre. Il sera bien temps de le lui souhaiter l’année prochaine.

CHAMPIONNAT  INTERNATIONAL


En matière de vaccination, comme en sport ou en politique, la France évolue toujours dans le ventre mou de la compétition. Il suffirait pourtant de quelques injections supplémentaires pour doper ses performances. Et peut-être de songer à remplacer Olivier Veran par Richard Virenque.

83  PRINTEMPS

Claudia Cardinale est une belle ténébreuse, dont les portraits en noir et blanc ont marqué ma mémoire de jeune cinéphile. Chevelure sombre et regard profond, contrastant avec ce petit sourire entrouvert sur des dents si blanches… et ces décolletés que les cadrages resserrés ne faisaient qu’amplifier au lieu de les atténuer… et cette voix un peu rauque, terriblement sexy, dont je me demandais ce qu’elle masquait ou ce qu’elle trahissait… (suite…)

ÉCHEC  ET  DAME

Exclue de la sélection nationale d’Iran en 2017 pour avoir oser participer non voilée à un tournoi d’échecs à Gibraltar, Dorsa Derakhshani fut également interdite de compétition dans son pays. On ne plaisante pas avec le port du hijab, ce voile qui recouvre les cheveux, le cou, et souvent les épaules des femmes. À l’époque, le président de la Fédération iranienne d’échecs, Mehrdad Pahlevanzadeh, avait déclaré : « Dorsa Derakhshani sera interdite de tournois en Iran, et ne pourra pas intégrer l’équipe nationale. Nos intérêts nationaux doivent rester une priorité. Il n’y aura aucune indulgence pour ceux qui négligent les idéaux et les principes de l’Iran ».  (suite…)

18  MOIS  ET  50  MINUTES


Dans le monde politique et médiatique, il est souvent révélateur de comparer les interventions des uns et des autres à des périodes différentes, plus ou moins espacées dans le temps. On peut alors mieux juger de la rigueur des raisonnements et de la constance des propos. L’exercice peut se révéler redoutable. Le philosophe Michel Onfray passe cet examen avec succès. Ses analyses et déclarations, enregistrées il y a un an et demi, sont aussi pertinentes et cohérentes aujourd’hui.