UNE  FLÈCHE  EN  PLEIN  CŒUR



Il faisait partie de ceux dont le nom est moins connu que l’une de leurs créations. Alan Merrill, né le 19 février 1951 dans le Bronx, à New York, est décédé ce dimanche 29 mars 2020 des suites du coronavirus, à l’âge de 69 ans. Son père saxophoniste et sa mère chanteuse de jazz lui avaient sans doute transmis des gènes plutôt remuants. Placé dans un collège en Suisse de 9 à 13 ans, il revint à New York pour écumer les clubs de Manhattan avec des velléités de chanteur guitariste adolescent ! Quelques groupes rock plus tard, il s’envola pour le Japon, où sa personnalité et sa gueule d’ange de la pop firent un tabac. La fin des années 1960 l’y propulsa sur la vague du succès. Conscients de son impact sur un public jeune, producteurs, télévisions et publicistes se l’arrachèrent sans ménagement. L’emballement de la machine médiatico-markéting ressemblant de plus en plus à un carcan dont l’artiste ne parvenait à desserrer l’étreinte, une seule issue paraissait s’imposer : la fuite. (suite…)

LEÇON D’HUMANITÉMANKIND LESSON


Une grande leçon d’humanité donnée à l’homme par le monde animal en à peine dix minutes.

Certains homo sapiens continuent à prétendre que l’acceptation des différences est un concept utopique, bien difficile à mettre en application dans la réalité. Cela pose apparemment beaucoup moins de problèmes à un chien ou un orang-outan…
et à tous leurs copains faisant preuve ici d’une belle ouverture d’esprit. Question de cerveau ou de sensibilité ? D’intelligence ou de générosité ? Ou d’un peu tout cela à la fois ? Dans la vie de tout un chacun, la bienveillance devrait être à la fois la règle et le but du jeu. Les animaux les plus différents y parviennent bien. Pourquoi pas nous ?

Vivre ensemble malgré les différences, c’est la diversité dans le bon sens.

A huge mankind lesson shown by animals in less than ten minutes.

Some humans still pretend that accepting the differences is an utopic concept, very hard to put into practice. Visibly, a dog and a monkey do not mind at all. And their friends also, which have a great open mind in this video. Is it a matter of brain or sensitivity ? Intelligence or generosity ? Or a bit of everything ? In everyone’s life, the goodwill should be the aim of the game. Live together in spite of the difference, this is diversity in the right way. If animals can do it, why not us ?

Be together. Not the same.
Live together. Play the game.

DISCIPLINE  DE  POINTE


Je pensais cela proprement impossible, du moins avec une telle aisance. Et pourtant Markissa le fait, avec une belle élégance. Tenir en équilibre sur des ballet heels ou des ballet boots (comprenez ballerines aiguilles) est déjà une véritable prouesse. Bon nombre de celles qui s’y sont essayées se sont le plus souvent contentées de rejoindre rapidement un canapé ou un tabouret de bar pour n’en plus bouger de la soirée. Markissa Moore, incroyable mannequin russe, va plus loin et plus vite que tout le monde. Avec un naturel qui défie les lois de la gravité et de l’anatomie humaine, elle chemine de façon sublime, et sans efforts apparents, sur ce piédestal si difficile à dompter. Elle a découvert ce talent très pointu relativement tard mais a rapidement progressé dans cet art déambulatoire très particulier. Moulée dans des tenues de latex qui accentuent encore le charme irréel de ses déplacements, elle se joue de tous les terrains et de toutes les contraintes avec un petit sourire mutin. Markissa n’est pas la reine des ballet heels. Elle en est l’impératrice.

NE  CÉDEZ  JAMAIS  À  LA  CRITIQUE  !

Magritte - lettre - un critique

« Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ! » Cette citation, que certains attribuent à Beaumarchais et d’autres à Francis Bacon, a souvent été transformée dans le langage populaire en « Critiquez, critiquez, il en restera toujours quelque chose ! », ce qui tendrait à introduire une notion de similitude entre la calomnie et la critique. Selon qu’elle est positive ou négative, et en fonction de la forme sous laquelle elle est énoncée, une critique peut effectivement s’avérer flatteuse ou calomnieuse. Mais critiquer la critique sur le même mode reviendrait à s’abaisser au même niveau de médisance. Cela peut être très tentant pour certains artistes qui ont été maltraités par la critique. Bien plus jouissive est la faculté de tourner la réprobation en dérision. Sans tomber sous le coup de la calomnie ou de l’insulte, ridiculiser le persifleur comme on arrose un arroseur devient alors du grand art. Ce cher René Magritte, dont le talent ne se limitait pas à la peinture, en donna un exemple magistral avec cette petite lettre adressée à un critique d’art qui avait vertement critiqué l’une de ses expositions. On imagine aisément la tête de ce pauvre monsieur Dupierreux à la lecture de ces quelques lignes. Et le portrait qui fut accroché dans son dos par tous ceux qui prirent connaissance puis colportèrent ce petit mot.

Magritte Depierreux(Pardon, cher René, mais la tentation était trop grande)