COUPEZ  !


Vous avez un maillot de bain, un juste au corps ou une petite robe toute simple qui ne vous plaît plus et que vous voulez transformer en œuvre d’art ou en modèle unique… Faites comme le mannequin Natalia Barulich. Appelez Adam Saaks à la rescousse ! En trois coups de cuillère à pot et quelques coups de ciseaux, ce fashion designer que toutes les stars commencent à s’arracher en fera une création originale. Les pseudo-starlettes de la Croisette n’ont plus qu’à aller se rhabiller !


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HOMOPHOBIE ET TRANSPHOBIE : MÊME COMBAT

Comme chaque année, le 17 mai s’est imposé en tant que journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie. La date fait référence au 17 mai 1990, jour où l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) se décida enfin à extraire l’homosexualité de la liste des maladies mentales. Concernant le transsexualisme, aujourd’hui appelée dysphorie de genre, il fallut encore attendre 23 ans pour que l’APA (Association Américaine de Psychiatrie) daigne faire de même, en 2013. La France avait pris les devants en 2010, sous l’impulsion de Roselyne Bachelot, avec un décret au Journal Officiel retirant « les troubles précoces de l’identité de genre » de la liste des affections psychiatriques . (suite…)

UNE FÉLICIE D’UN AUTRE GENRE ?


Il la chantait dès 1939 et elle demeure probablement sa chanson la plus célèbre. Lors de cet enregistrement télévisé, qui date de 1968, Fernandel excelle dans le registre qui est le sien, celui d’un acteur qui attira plus de 200 millions de spectateurs dans les salles de cinéma, tout en rappelant qu’il fut aussi un chanteur très populaire. Toutefois, une autre singularité pourrait bien se cacher derrière les paroles mêmes de la chanson. Tels qu’ils sont esquissés par cette rengaine, le portrait et le personnage de Félicie travestissent peut-être une autre réalité… (suite…)

LE  14  MAI  DE  LA  FERRONNERIE

De gauche à droite : Brigitte, Giovanna et Henri IV.

C’était un 14 mai et nous quittions, mon amie Giovanna et moi, notre fief du Banana Café, bar mythique et exotique des nuits parisiennes, qui anime la rue de la Ferronnerie et le quartier des Halles depuis près de quarante ans. Ce soir-là, il ne faisait pas froid mais le temps était à la pluie, avec quelques gouttes de nostalgie. Je le fis remarquer à mon amie qui me demanda pourquoi je pensais cela.  D’une Française à une Brésilienne, la traduction des impressions est parfois plus aisée par les silences que par les mots. Je lui devais tout de même une explication. « Esta nostalgia é difícil de explicar ». Généralement, la nostalgie se définit comme un sentiment de regret d’un temps ou d’un lieu autrefois agréables mais devenus lointains. Éloignement spatial ou temporel, peu importe, ce regret n’est pas un remords. C’est un mal du pays ou un bien du passé, comme un soupir intérieur, qui devient présent mais nous échappe en même temps. Saudade, spleen, blues, mélancolie ; un peu de tout cela avec un soupçon d’autre chose. (suite…)

VERTIGE DE LA PAGE BLANCHE ?

« L’inspiration vous donne deux ou trois phrases magnifiques et puis ça s’arrête.
Quel est le fumier qui décide ça ? »

Raymond Devos

POULE  DE  CANNES

Dans l’article du 10 mai dernier, concernant la dinde qui ne tenait pas sur ses cannes, et qui s’était bizarrement vautrée sur les marches rubis, nous émettions, mon amie Chantal et moi-même, un sérieux doute sur l’aspect accidentel et les réelles motivations de cet avachissement gallinacé devant les photographes. À peine 24 heures plus tard, nous avons eu la réponse avec la réapparition de la cocotte dans une tenue qui dévoilait ses véritables desseins. C’est à la fois une confirmation et une infirmation. Confirmation triviale de ses intentions exhibitionnistes et infirmation totale de ce pourquoi nous lui trouvions quelque qualité, à savoir sa façon excentrique de se faire remarquer sans se dépoitrailler comme ses vulgaires copines de perchoir. Aussi, nous lui retirons l’accessit à la palme de la meilleure interprétation féminine sur tapis rouge et la reléguons dans la basse-cour commune des cancanières de service.

TALENT  AIGUILLE


Je pensais cela proprement impossible, du moins avec une telle aisance. Et pourtant Markissa le fait, avec une belle élégance. Tenir en équilibre sur des ballet heels ou des ballet boots (comprenez ballerines aiguilles) est déjà une véritable prouesse. Bon nombre de celles qui s’y sont essayées se sont le plus souvent contentées de rejoindre rapidement un canapé ou un tabouret de bar pour n’en plus bouger de la soirée. Markissa Moore, incroyable mannequin russe, va plus loin et plus vite que tout le monde. Avec un naturel qui défie les lois de la gravité et de l’anatomie humaine, elle chemine de façon sublime, et sans efforts apparents, sur ce piédestal si difficile à dompter. Elle a découvert ce talent très pointu relativement tard mais a rapidement progressé dans cet art déambulatoire très particulier. Moulée dans des tenues de latex qui accentuent encore le charme irréel de ses déplacements, elle se joue de tous les terrains et de toutes les contraintes avec un petit sourire mutin. Markissa n’est pas la reine des ballet heels. Elle en est l’impératrice.

CANNES   ARCANES


Quand on ne tient pas sur ses cannes, on ne se risque pas à faire son cinéma sur les marches du plus célèbre festival au monde. C’est la leçon que retiendra peut-être l’échassière bien maladroite, qui, depuis mardi 8 mai 2018, a fait le tour de la toile en un temps record. Sa prestation déplorable est résumée en une minute dans la vidéo ci-dessus. Parmi le public, on a entendu des « Oh la la… la pauvre » ! Évidemment, les nanas compatissaient. Évidemment, les photographes flashaient. Et évidemment, les mecs rigolaient.  Et pour une fois, je me suis rangée à leurs côtés.  Parfaitement. Il n’y a pas de “Oh la la… la pauvre” qui tienne ! Cette tricoteuse  de guingois n’avait aucune circonstance atténuante. Elle savait où elle allait. Personne ne l’a prise par surprise, du moins pas cette fois, et elle avait tout le loisir de répéter auparavant une montée des escaliers pas si compliquée que cela à négocier. (suite…)