Les couloirs du métro parisien et ses affichages publicitaires peuvent parfois proposer des rencontres inattendues. Elles sont aptes à distraire ou à choquer selon les sensibilités ou les mentalités. Elles suggèrent souvent des liaisons insolites entre l’absurde et la réalité, entre l’humour et la trivialité, entre le politiquement correct et l’érotiquement incorrect. Tout est affaire de conjugaison. En l’occurrence, ce qui demeure très contrariant, hormis l’inadéquation des tarifs par rapport à la nature et la classification des prestations suggérées, est bien évidemment l’absence du “s” dans l’accord verbal de “tu niques”… Une faute conjugale pour le moins grossière.

MAI, MAI, MAI…

Ce mois ne fait-il vraiment que ce qui lui plait ? Ça commence le 1er mai par une fête du travail qui, dès 1890, pousse les manifestants à défiler avec un triangle rouge à la boutonnière, symbolisant la journée divisée en trois parties égales : travail, sommeil, loisirs. La fleur d’églantine assure ensuite un bref relais avant que le brin de muguet ne reprenne le dessus, et le devant de la scène. En 1561, Charles IX avait déjà adopté la coutume d’offrir des brins de muguet aux dames de la cour en ce premier mai décidément bien inspiré. (suite…)

LEÇON  DE  BOTANIQUE


Dix minutes de réflexions pertinentes, de bon sens et de philosophie de la part du botaniste émérite Francis Hallé, ardent défenseur des végétaux et de de la forêt primaire… Le tout assorti d’une leçon de biologie, avec un premier principe essentiel et implacable : ne jamais faire confiance à l’être humain en matière d’écologie et de préservation de la nature.

PSYCHOTHÉRAP€UTE

Je ne comprends pas les gens qui disent que la psychanalyse est un luxe hors de prix. Moi, chaque fois que je vais voir mon analyste et que je m’allonge sur son divan, c’est lui qui me parle de ses problèmes avec sa femme et c’est lui qui me donne 500 euros quand je repars en toute discrétion.

END OF THE WEEK-END


Le retour d’un week-end enchanté est toujours un peu déprimant. Tout a passé trop vite. Ce qu’on voyait briller devant s’évanouit déjà derrière. Quand la voiture quitte la campagne verdoyante pour rejoindre, sous un ciel menaçant, la ville maussade et ses murs gris, monte alors un spleen irrépressible. Dans quelque pays que ce soit, on en revient toujours aux mêmes plaintes et nostalgies entonnées du fond du cœur. Avec cette traduction universelle : quelle vie de chien !

IL Y A  DE CES MATINS
OÙ TOUT RECOMMENCE BIEN,
AVEC UN TOUT PETIT RIEN,
DE BONHEUR, GAIETÉ, ENTRAIN,
DE FOLIE UN PETIT BRIN.