LES  MOTS  SE  TRAVESTISSENT  AUSSI

Avant de devenir des noms communs, et de troquer leurs majuscules contre des minuscules, certains mots étaient des noms propres, qui correspondaient à des personnages originaux ou spécifiques. Les spécialistes de la langue française parlent d’anthroponymes et les linguistes désignent ce type de création par le terme antonomase. Ça peut toujours servir pour faire la maline au beau milieu d’une conversation mondaine. Plutôt que de se lancer dans un développement stylistique aléatoire, renouer avec des personnalités oubliées dont nous utilisons le nom communément m’est apparu comme une sorte de justice rendue à ces César qui n’ont jamais reçu leurs oscars. Une vingtaine de ces identités remarquables, joliment usurpées mais souvent ignorées, tel un travestissement singulier, est donc révélée ci-dessous. (suite…)

COT COT GIRLS


Cela pourrait s’appeler “Œufs de Pâques, suite et fin”, ou encore “Couvée Spéciale”. On ne s’en est pas rendu compte tout de suite, mais c’est aujourd’hui devenue une évidence indéniable : la danse des canards et gangnam style ont eu une descendance hybride fin 2014 ! (suite…)

LA GUERRE DES EGGOS



En ouvrant mon frigo d’après Pâques, j’ai eu beau leur expliquer que la fête était finie, les œufs n’ont pas voulu quitter leur travestissement. Ils ont prétendu que moi, je le faisais toute l’année !

 

COCO  GIRLS

J’en ai souvent entendu parler. Je n’en ai jamais rencontré… que ce soit à Pâques ou à la Trinité, ou à n’importe quelle occasion, et encore moins par un petit matin frisquet dans mon jardinet. À croire que le concept des meufs de Pâques n’ait toujours été qu’une gigantesque arnaque fantasmatique… destinée aux pauvres cloches qui veulent encore y croire, et qui, année après année, finissent invariablement par se retrouver chocolat. Sans la moindre cocotte à leurs côtés.

PETIT RAPPEL PÉDAGOGIQUE


Et par quel miracle les cloches peuvent-elles s’envoler ? Et comment un lièvre peut-il pondre des œufs ? Et pourquoi Pâques ne tombe pas à la même date chaque année ? Pour répondre à toutes ces questions, que le catéchisme et les chocolatiers n’ont pu débrouiller dans vos cerveaux embrumés et impénitents, Brigitte Boréale revêt ses plus beaux atours : un mix de cloche, lièvre et œuf de Pâques enrubanné… Et de rugbywoman fermant le débat avec une conclusion en forme de transformation, notion essentielle déterminant toute la symbolique de cette célébration pascale.