BLACK FRIDAY

Black Friday… le Vendredi Noir ! « Encore une belle fumisterie, pour ne pas dire une vaste connerie, qui nous vient des Américains ! Tu parles d’une aubaine ! C’est un véritable fléau, une calamité sans nom, et tout le monde court s’y vautrer les yeux fermés ! » s’emporte mon amie Teresa, qui est Mexicaine. Étant donné les tensions de toujours entre les deux états, on pourrait aisément accuser Teresa d’un léger parti pris, mais certains partis pris constituent malgré tout de précieux raccourcis pour aller à l’essentiel. Bizarrement, pour accéder sans détour au Black Friday, il faut d’abord passer par la case Thanksgiving…

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APRÈS L’ENFER, LE PARADIS ?


À quelques encâblures de l’arrivée en Martinique, et après avoir traversé des parages beaucoup plus tourmentés, la flotte de la transat en double Jacques Vabre est contrainte à une grosse baisse de régime, rendant les derniers miles de la course encore plus éprouvants nerveusement. Un calme après la tempête qui tend à remodeler les valeurs, avec, pour les leaders, l’affreuse hantise de se faire voler la victoire sur le fil. Et vivre un véritable enfer dans ces eaux paradisiaques.

TOUT EST LIÉ

Un dessin terriblement évocateur et glaçant de vérité. Peut-être est-il même un peu trop indulgent vis à vis de l’homme et des conséquences de son inconséquence. La représentation de la grande chaîne de la vie par cette longue corde est tout à fait pertinente. Cependant (avec ou sans jeu de mots), il y a fort à craindre que nous ne disposions plus d’autant de marge de manœuvre que ne le laisse supposer la réserve du filin enroulé au sol. Et que le lien qui relie l’humain à l’animal, beaucoup plus resserré que certains peuvent le penser, ne précipite ce suicide collectif.

LE HAKA, C’EST ÇA !

Les All Blacks l’ont rendu célèbre sur tous les continents, en préambule de leurs matches de rugby. Mais que savons-nous réellement de ce rituel insulaire né dans le Pacifique Sud et transmis par les Maoris de Nouvelle-Zélande ? En léger décalage, risquons donc une tête hors de la mêlée pour tenter une ouverture côté fermé. En démontrant que rien n’est jamais tout blanc… Ni tout noir.

MY BLUE MYSTERY

My Blue Mystery

Je l’ai appelée My Blue Mystery,

Rencontrée par hasard à Monoprix,

Puis repartie dans la rue de Reuilly,

Sans un regret, sans un mot, sans un bruit.

Elle ourlait l’asphalte et le ciment gris

De pensées saphirs et longs grains de riz,

Ondulant entre geisha et gipsy,

Devant l’incrédule et l’idiot qui rient.

Sœur d’Osiris et fille du Yang Tsé,

Aux senteurs d’iris et fleur de tiaré,

Une nuit bleutée, je prendrai le thé

À tes côtés sans rien te demander.

Ton silence emplit le creux de mes yeux

D’un spleen radieux, et malheureux un peu.

Le temps d’un vœu, on s’est rêvé à deux.

On ne se reverra plus et c’est mieux.