ESCARPAPA


Ce dimanche matin, vers 10h00, ma fille m’a téléphoné pour me souhaiter une bonne fête des paires. « Pourquoi ne pas profiter de l’occasion pour dîner ensemble ce soir ? » m’a-t-elle dit. Le problème, c’est qu’à 22h00, j’étais encore scotchée devant mon armoire à glace. Bonne idée, un dîner entre filles pour la fête des paires ? Je n’ai jamais pu décider laquelle chausser pour sortir...

11/12/1930 – 17/06/2022


Tenter de résumer sa vie en quelques paragraphes, même au moment de lui rendre hommage, serait aussi prétentieux qu’indécent. Jean-Louis Trintignant fait partie de ces êtres, ces parcours, ces contrastes, ces esprits, ces paradoxes, ces destins qui marquent durablement leurs contemporains. Pour ceux et celles qui n’ont pas vécu l’une ou l’autre de ses interprétations de nos vies sur grand écran, le plus simple, et le plus radical, est de piocher, parmi quelques 120 longs métrages. Le double pari est gagné d’avance. Quel que soit le film choisi, il aura de grandes chances de vous laisser son empreinte particulière. Et le reste demeurera entre lui et vous.

COMME  UN  GANT
LIKE  A  GLOVE


Vous en avez marre de devoir lacer votre corset ou serre-taille tous les matins et de le desserrer chaque soir ? Vous êtes lasse de devoir enfiler précautionneusement puis de réajuster quotidiennement vos chemisiers en dentelles ? Adoptez une solution radicale ; optez pour le tatouage intégral ! Si vous êtes sure de vous et de la constance de vos goûts vestimentaires, cela ne devrait pas poser de problème majeur. Dans le cas contraire, il suffira simplement d’aller vous rhabiller et de revenir aux habitudes banales du commun des mortels !

Do you get tired of lacing your corset every morning and loosen it every night? Are you weary of carefully putting your lace blouse on, and then adjust it ten times a day? Opte for a radical solution ; choose the full tattoo! If you are sure of yourself and trust in a constant attitude about your dress code, this should not present any serious problem. Otherwise, just go back to the old ordinary way, and get dressed like all common persons!

À COUTEAUX TIRÉS


Invitée à dîner chez un ami proche la semaine dernière, j’avisai, sur le plan de travail de sa cuisine, un ustensile singulier. Ce porte-couteaux métallique représentait une silhouette humaine, d’apparence masculine, lardée de cinq lames affutées, transperçant le corps au niveau des membres inférieurs, de l’abdomen, du thorax et de la tête. Une sorte de poupée vaudou version Scream. Remarquant mon regard intrigué et devinant ma perplexité, il me confia : « Original, cet accessoire non, tu ne trouves pas ? C’est un cadeau de ma future ex-petite amie. Notre rupture n’est pas encore consommée mais j’ai le sentiment qu’elle se doute de quelque chose… »

(suite…)

AVEC CIRCONSTANCES EXTÉNUANTES


L’image est extraite d’une séquence du film “Chiens perdus sans collier”, sorti sur les écrans de cinéma en 1955. Adapté du roman du même nom, paru un an plus tôt sous la plume de Gilbert Cesbron, ce long métrage réalisé par Jean Delannoy met en scène un Jean Gabin magistral dans le rôle du juge pour enfants Julien Lamy. Si, près de 70 ans plus tard, la justice et l’éducation se trouvent en proie aux mêmes difficultés, voire pire, c’est peut-être que les véritables problèmes n’ont jamais été traités sérieusement. On en revient, encore et toujours, à la même question : au bout du compte, à qui profite le crime ?