LIKE A BRIDGE…
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Après ce long week-end pascal, solidement arrimé au lundi de Pâques, les bus scolaires ont repris du service et sont apparus comme autant de passerelles assurant la transition entre les vacances et les études. Parfois, ce genre de pont peut prendre des allures d’étrange liaison entre raison et passion, entre émotion et dépression, entre jubilation et affliction. De quoi goûter une certaine nostalgie collégienne, et convoquer le souvenir d’un célèbre poème, signé Guillaume Apollinaire :
Le Pont Mirabeau
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
L’amour s’en va comme cette eau courante
L’amour s’en va
Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure.
