I’M ONLY SLEEPING

THE NIGHT BEFORE


Cette nuit, j’ai fait un rêve étrange. Quatre créatures ensorcelantes, si proches et si lointaines, à la fois familières et inaccessibles, m’ont emportée hors de mon lit, et m’ont fait voyager dans le temps, en compagnie d’apparitions qui n’en étaient peut-être pas. Leurs prénoms ne cessaient de rebondir et de se propager en échos dans ma tête. Michelle, Julia, Eleanor, Rita, Jude, Prudence, Loretta, Maggie, Martha ou Polythene Pam ; je ne sais plus très bien laquelle m’accompagna jusqu’au petit matin. Tout ce dont je me souviens, c’est que je n’aurais jamais voulu me réveiller…

2 thoughts on “I’M ONLY SLEEPING

  1. Je ne vois absolument pas à quoi ou qui tu fais allusion… 😉
    Et pourtant en ce moment je bricole pas mal : j’ai retrouvé mon serre-joint, pépère, juste à côté du revolver, dans la mallette où j’avais planqué des outils dont la particularité est qu’ils sont tous blancs, avec une âme en caoutchouc. Comme c’était Halloween, j’ai pensé à un trip magique et mystérieux…
    Tiens, je vais me reprendre un petit café Maxwell : après une dure nuit de fin de journée, c’est le genre qui te file un bon coup de marteau d’argent derrière la nuque !
    J-L

  2. « Les heures de la nuit ont un aspect romanesque. Deux heures de l’après-midi est prosaïque, presque vulgaire; mais deux heures du matin est un aventurier qui s’enfonce dans l’inconnu. Et cet inconnu, c’est trois heures du matin, le pôle nocturne, le continent mystérieux du temps. On en fait le tour: et si on croit l’avoir traversé jamais, on se trompe, car bientôt quatre du matin arrive sans que vous ayez surpris le secret de la nuit. Et le petit jour strie déjà les volets de ses baguettes bleues parallèles. » — Valery Larbaud = Fermina Marquez – vers la fin p382 Éditions Gallimard Collection Pléiade ——- Cette après-midi, je terminais la lecture de ce roman (de cet auteur que je découvrais) quand me sont apparues ces lignes qui, outre de me plaire, m’ont fait penser au plaisir possible que vous auriez à les lire, vous qui êtes un nocturme comme moi. Aussi me suis-je donné la peine de vous les copier; et les placer ici ne me semble pas inoportun après le beau texte de votre rêve! Bien à vous
    —— PS; ce qui prcède ou suit ces lignes n’ont pas grand’chose à voir avec ces lignes qui sont comme un nénuphar éclôt sur un lac, une pensée peut-être fugitive, un oiseau ou un papillon de passage à cet instant de l’écriture entre 1906 à 1909 https://fr.wikipedia.org/wiki/Fermina_M%C3%A1rquez —- https://fr.wikipedia.org/wiki/Valery_Larbaud

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *