MACRO CARS

BUS  STOP  ?

En août 2015, battez tambours, sonnez trompettes et résonnez hautbois, la loi Macron devait libéraliser le secteur du transport national de voyageurs par autocar. On allait voir ce qu’on allait voir ! Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, se targuait de changer la donne grâce à des compagnies d’autocars low-cost qui devaient fidéliser une clientèle jusque là peu encline à poser ses fesses durant de longues heures sur les sièges des bus. Alternative très bon marché à l’avion, au train et au covoiturage (annoncée de 30 à 50 % moins cher que toute autre proposition de transport), cette option devait casser la baraque et exploser tous les compteurs.

Les médias avait relayé l’information sans modération. Fin 2017, ce n’était déjà plus la même chanson. Loin d’exploser, les compteurs avaient une forte tendance à clignoter dans le rouge. Selon une estimation publiée par le journal Le Monde, les trois opérateurs principaux (Flixbus, Ouibus et Eurolines) affichaient un chiffre d’affaire proche des 180 millions d’euros… mais une perte cumulée de 60 millions d’euros ! Bizarre cette façon qu’ont les banquiers et les énarques de jongler avec des chiffres qui se retournent aussi facilement que leurs vestes.

À moins que la campagne de promotion n’ait pas activé les bons leviers ? Les Cars Macron auraient peut-être dû miser sur un personnel plus engageant, associé à une appellation plus ambitieuse et racoleuse. Macro, du grec ancien Makros (qui signifie grand, long, de taille importante) aurait sans doute été plus adapté pour flatter les courbes de fréquentation.

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