Plus vite que la musique…

HYPER  LOUPÉ  ?


Le milliardaire américain Elon Musk avait annoncé il y a quelques jours qu’un train révolutionnaire à très grande vitesse relierait bientôt New-York à Washington, soit un peu moins de 400 km en 20 minutes ! Il avait ajouté avoir d’ores et déjà obtenu le feu vert des autorités concernées. Problème pour le moins préoccupant : aucune des deux villes américaines ne semble être au courant des accords évoqués quant à la réalisation de ce projet baptisé Hyperloop !

Pour résumé les choses de façon schématique, l’Hyperloop ne se déplace par sur des rails mais dans un long tube à base pression dans lequel circulent des capsules propulsées selon le principe de la sustentation magnétique. Aérien ou souterrain, il ne lui faudrait que quelques secondes pour passer de 0 à 500 km/h et il atteindrait une vitesse de croisière d’environ 1200 km/h. Cette idée d’un transport au moyen d’un grand tube sous vide n’est pas si récente que l’on croit et de nombreux pays ont déjà planché sur la question. En France, la SNCF s’y est collée depuis plusieurs années. Le trajet Paris-Marseille, actuellement accompli en 3h15 par les TGV, se ferait alors en 40 minutes à peine. La Russie, l’Ukraine, la Chine, la Slovaquie, les Émirats Arabes Unis se sont aussi penchés sur le problème afin de boucler des liaisons internationales à grande échelle. Mais pour l’instant, aucune concrétisation digne de ce nom n’est en vue. Les premiers essais sur le terrain ont réellement eu lieu en mai 2016 puis en mai 2017 aux États Unis, dans le désert du Névada, mais la start-up américaine Hyperloop One est loin d’avoir levé les premières barrières, malgré l’aura de son grand conducteur.

Cet aiguilleur en chef, Elon Musk, est un milliardaire de 46 ans qui a le sens des réalités et l’audace des visionnaires. Co-fondateur de Zip2 et de Paypal (la célèbre banque de paiement en ligne vendue à Ebay pour 1,5 milliard de dollars en 2002), fondateur de SpaceX (véhicules de lancement spatiaux), il dirige aussi les sociétés Tesla Motors (berlines et voitures de sport électriques) et SolarCity (services énergétiques et panneaux solaires photovoltaïques).  Nommé « The Fortune Businessperson of the Year » en 2013, il fut bombardé  conseiller de Donald Trump fin 2016, mais démissionna en juin 2017 lorsque le président américain annonça son intention de quitter l’accord de Paris sur le climat. Noble attitude et initiative cohérente mais décision peut-être préjudiciable au développement de la nouvelle génération de trains subsoniques qu’il entend promouvoir. Aux USA plus que dans tout autre pays, les tracasseries administratives (autorisations diverses, acquisitions de terrains, soutiens politiques…) sont plus difficiles à franchir que le mur du son. Les premiers couacs dans les annonces ou effets d’annonces à ce sujet ne sont sans doute pas le fruit du hasard.

Hyperloop One va devoir jouer serré pour ne pas confondre vitesse et précipitation.

 

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