RONY RUN RUN

TIME  IS  ON  MY  SIDE


Et encore un papy rocker inattendu ! Ron Wood, lucky guitariste des Rolling Stones, coopté en 1975 pour un intérim qui devait durer le temps d’une tournée mais qui tiendra la corde plus longtemps que  ses deux illustres prédécesseurs Brian Jones et Mick Taylor, vient de basculer dans le camp des sexagénaires inespérés. Sexa and drugs and rock’n’roll.

Né le 1er juin 1947 à Hillingdon, dans le Middlesex (of course), il a toujours eu des fréquentations musicales irréprochables. Avant les Stones, il fut bassiste du Jeff Beck Group, puis guitariste des Faces, avec Rod Stewart au chant. Il zona également un temps aux côtés de David Bowie. À l’instar de Ringo pour les Beatles, Ron Wood a toujours eu un don pour jouer un rôle de ciment relationnel au sein des formations qu’il a intégrées. Il développa ces good vibrations en triangle avec Keith Richards et Mick Jagger, au point de les rabibocher après la première séparation du groupe. Il y avait une réelle connivence musicale avec Keith. Ce dernier a d’ailleurs inventé un très joli terme pour évoquer leur complicité de guitaristes et leur technique particulière dans laquelle s’entremêlent guitare solo et guitare rythmique sans que l’on puisse identifier à coup sûr qui joue quoi : « The ancient art of weaving ». Autrement dit, l’art ancien du tissage.



Est-ce également l’art du tissage qui valut à Ronnie un certain succès, pour ne pas dire un succès certain, auprès de la gent féminine ? Ron Wood n’est pas du bois dont on fait les sédentaires. Marié trois fois, père de six enfants, mais affiché des dizaines de fois par les tabloïds anglais avec des conquêtes variées et diverses, il est aujourd’hui sept fois grand-père. Un journaliste britannique affirmait qu’il était impossible de déterminer son type de femme préféré. Sans doute pas les plus timides. Et pas les plus moches non plus. De toute façon, les guitaristes, comme les chanteurs, ont toujours eu une côte évidente, contre laquelle les joueurs de clarinette ou de flute à bec ont beaucoup de mal à rivaliser. Question de doigté et de vibrato probablement.


Il faut dire que dès 1967, il s’était entrainé en concoctant, avec le groupe The Birds, une reprise en anglais d’un hit de Michel Polnareff : La poupée qui fait non, non, non

 

 

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