À LA PAGE

La bataille du post-it se poursuit ardemment pour Morgane. Le mois dernier, étaient relayées ici les deux premières vidéos expliquant le combat insolite de la jeune autrice en pleine relecture du manuscrit de son deuxième livre. Aujourd’hui, sur un mode et un format audiovisuel similaires, sont relatés les épisodes 3 et 4 de la même aventure littéraire. Si l’intrigue principale ne se jouait pas entre un mur, un écran et un clavier, on pourrait voir, en ce défi singulier, une course contre la montre dans laquelle les aiguilles auraient été remplacées par des stylos à encre. Ou à ancre, selon les arrimages indésirables et les vitesses de croisière réaménagées.

À LIVRE OUVERT

Morgane a décidé de donner un dernier coup de collier, ou plutôt de clavier, à l’écriture de son premier roman. Sous la forme de courtes vidéos, dont les deux premières sont relayées ici, elle explique comment se met en place la dernière phase de son projet. Il ne s’agit pas d’un livre de comptes, ni d’un livre de chevet, encore moins d’un livre de poche ou d’un livre d’or. Il serait plutôt question d’un livre de bord un peu spécial : un livre audio… visuel partageant son quotidien de jeune autrice et détaillant les ultimes étapes d’un travail parfois ingrat mais toujours enrichissant. Certains y verront une façon de conjurer le (mauvais) sort de la page blanche ou la hantise du hors-délais. Morgane préfère aborder cet exercice littéraire sous l’angle d’une stimulation supplémentaire et d’une motivation partagée.

WONDERFUL RIOT WOMEN

Je m’apprêtais à passer un samedi soir mollasson, entre télévision anodine et pique-nique micro-ondable sur mon lit, quand, au détour d’un zapping désabusé, mon écran afficha le titre “Riot Women”, que l’on peut traduire par “Émeute de Femmes”. La première séquence n’avait rien de très funky. Fermette bucolique dans un suburb anglais, paumé entre Leeds et Manchester, intérieur un rien campagnard, corde en nylon tressé avec nœud coulant, lettre d’adieu sur le piano et tabouret à l’aplomb du lien macabre ; à l’évidence se dessinaient les prémisses d’un suicide par pendaison… Celui d’une prof sexagénaire au bout du rouleau et d’une vie cabossée par la solitude et les désillusions. Et puis le téléphone vibra, et avec lui l’improbable projet d’un groupe musical initié par une vieille amie. Et puis un générique punk-rock qui décoiffe vint éclabousser ce prélude bizarroïde en mêlant formes humaines solarisées et lettres écarlates…

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GUITARISTE MASQUÉE

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Elle navigue entre mystère et virtuosité. Son visage est toujours dissimulé derrière un masque blanc évoquant la Chine ou le Japon, et toutes les légendes du soleil levant. Que cache ce faciès nivéen et figé ? De son ovale lunaire n’émergent que deux zones de contraste. L’une habille de vermillon des lèvres à jamais immobiles, maquillées telles des vraies. L’autre, plus sombre, figure un regard perdu car invisible. Deux traits fins, aussi acérés et inquiétants que des flèches, surlignent les deux amandes découpées à même le masque, à l’ombre desquelles se terrent les yeux de l’artiste. On ne les verra jamais, cette dernière prenant bien soin de toujours incliner son visage inerte vers le bas. Comme si cela ne suffisait pas, une frange asiate, savamment dégradée, ajoute un rideau défensif supplémentaire. On l’aura compris, la jeune guitariste veut bien être connue mais pas reconnue.

Nacoco, le pseudonyme artistique qu’elle a choisi, a la consonance et la saveur de la noix de coco, en français comme en japonais, ou en anglais. Jeune autrice compositrice de 26 ans (elle est née le 3 juin 1998), cette guitariste coréenne est une autodidacte qui a perfectionné son art sur internet. Ayant appris à jouer de la guitare électrique grâce à des vidéos sur YouTube, elle y a ensuite exposé des reprises de chansons d’animation japonaises. Le succès tardant à venir, elle faillit tout arrêter jusqu’à ce que l’une de ses reprises mette le feu aux poudres. Depuis deux ans, elle publie au rythme effréné d’une mise en ligne tous les 5 à 6 jours. Elle s’est attaquée à différents styles musicaux, des Eagles à la K-Pop, en passant par Queen, Eric Clapton, Gary Moore ou les Red Hot Chili Peppers, mais son domaine de prédilection demeure le hard rock et le heavy metal. Les noms qui émaillent son répertoire en témoignent : Kiss, Metallica, Scorpions, Judas Priest, Iron Maiden, Motley Crue, Ozzy Osbourne, X Japan… Cela ne lui interdit pas pour autant les explorations hors piste.

Les deux performances livrées dans les vidéos présentes illustrent parfaitement cette diversité. L’adaptation rock du fameux canon en ré majeur pour trois violons de Johann Pachelbel, compositeur et organiste allemand du dix-septième siècle, côtoie la reprise du très actuel tube k-pop de Rosé et Bruno Mars : APT ! À chaque fois, Nacoco livre une interprétation prouvant sa dextérité et son attractivité. Ses doigts virevoltent sur les cordes avec une efficacité redoutable, dans les aigus comme dans les graves. Elle multiplie les stimuli. La jeune virtuose s’y entend pour nous entrainer à regarder comment écouter. Elle juxtapose aussi les paradoxes, notamment celui d’une femme sans visage, qui masque toujours sa frimousse mais dévoile souvent son corps. Certaines vidéos la mettent en scène vêtue de sous-vêtements sexy très minimalistes, voire de maquillages peints à même le corps. Exhibitionnisme fragmenté ? Culture du buzz et course au nombre de vues sur internet ? Peut-être… Ou alors, comme beaucoup d’artistes, un désir profond de se livrer au maximum, tout en se préservant un minimum.

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CHAT VA MIEUX ?

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On ne fait pas toujours ce que l’on veut dans la vie. Planifiées ou pas, nos actions et réactions sont parfois sujettes à caution, et à précautions, elles-mêmes impossibles à gérer ou à anticiper. En ce printemps 2025, Morgane a découvert qu’avril peut vite nous faire perdre le fil. On peut espérer une embellie et se dire que les prochaines semaines ne pourront qu’être meilleures. Sans doute confirmeront-elles le célèbre adage : « En mai, fais ce qu’il te plait ». Shadow pourrait même suivre le mouvement et devenir source d’inspiration, faisant ronronner d’autres idées avec d’autres mots. Certains écrivains ou poètes ont déjà expérimenté ce genre de situation en compagnie de leurs félins familiers. Conjuguant nouveau chat pitre et cat à strophes.

LE LIÈVRE DE PACS

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Il y a deux ou trois ans, nous avions déjà relayé ici cette petite fable moderne concernant ce que l’on pourrait nommer « la version LGBT du lapin de Pâques”… Mais, comme le dit l’une de mes meilleures copines : « this story is so cute ! » qu’elle méritait bien un nouveau passage à l’occasion du week-end pascal qui arrive à grands bonds. Et d’ajouter ce commentaire complémentaire :

LE LAPIN DE PÂQUES NE SERAIT-IL PAS UN PEU TRANSGENRE ?
CE N’EST PAS VRAIMENT ÉTRANGE ET ÇA M’ARRANGE.
LA DIFFÉRENCE N’EST JAMAIS UN MAUVAIS GENRE.
SEUL COMPTE L’AMOUR… ET SES MÉLANGES.

OU UNE ANNÉE SYMPATHIQUE ?

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La grande question de l’année sabbatique… résumée et expliquée de façon concise et sincère par Morgane, selon son expérience personnelle et les enseignements qu’elle en tire, aujourd’hui comme hier. Pour un futur différent et évolutif, que l’on est toujours en droit de croire meilleur. Comme l‘affirme le diction, “il n’est jamais trop tard pour bien faire”. Et comme le confirme Morgane dans son mot de la fin, “il n’est jamais trop tard pour faire ce que l’on a envie de faire et croire en soi”. Ce n’est certainement pas moi qui prétendrai le contraire.

2025 SELECTION

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Repérées par les internautes, ces jolies jambes sont autant de parenthèses délicieuses dont on a bien du mal à se détacher. Elles constituent un top-ten des modèles transgenres les plus regardés sur le net en ce premier trimestre 2025. La barre est haut placée pour les prochaine sélections…


Spotted by Internet users, these pretty legs are a delightful interlude from which it’s hard to tear oneself away. Here they make up a top ten list of the most-watched transgender representatives on the net in the first quarter of 2025. The bar is set high for the next selections…

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ENTRE BONNES COPINES

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« – T’as vu la nouvelle mini-robe de Julie, entièrement zippée de bas en haut ?

– Ouais, avec l’ouverture éclair dans le dos.

– Tu veux dire la fermeture éclair ?

– Non, non, je maintiens : l’ouverture éclair… »


(Petite discussion aigre-douce, toujours bien intentionnée, entre deux bonnes copines, à propos d’une troisième, sur la terrasse du Café Léopard, boulevard Voltaire, à Paris 11ème)