ARBEUH DE NOËL


On connaissait plusieurs espèces de sapins de Noël naturels : le traditionnel épicéa, à l’agréable parfum très significatif, le sapin Nobilis (ou sapin noble), au port majestueux et à l’arôme boisé, le sapin Nordmann, au feuillage vert et souple, réputé pour ses qualités de conservation, l’Omorika, originaire des Balkans, à la forme longue et effilée, avec des aiguilles légèrement argentées, le Pungens, surnommé sapin bleu, arborant cette fois une jolie teinte bleutée… Un nouveau concurrent vient d’apparaître sur un marché en pleine expansion : le Santa Maria Juana, en provenance de la Colombie et du Brésil. Il exhale des fragrances très particulières et, d’après certains herboristes, permet de faire virevolter les étoiles entre Bethléem et Belém. D’aucuns vont jusqu’à prétendre que, sous ses illuminations, on peut même apercevoir les rois mages, le père Noël, la fée Clochette, Merlin l’enchanteur et Dumbo l’éléphant avec tous ses descendants, et avec ses parents, convolant en secondes noces bien arrosées. Des noces de Cana bis, en quelque sorte.

PAPA


Il y a six ans, dans la nuit du 10 au 11 décembre 2016, mon père s’en est allé. Je rentrais d’un reportage pour Canal + lorsque est tombée la nouvelle que je redoutais tant depuis plusieurs jours. On a beau s’y attendre et tenter de donner le change en société, on sait qu’on ne s’en remettra jamais tout à fait. Un père attentionné est à l’origine de tout ce que l’on fait, de tout ce que l’on est. Son regard, sa voix, son amour, son humour, son parcours, ses conseils, ses manières, ses mystères demeurent en nous à tout jamais.

Il fait partie de nos souvenirs, même lorsque le temps a cru les effacer et qu’ils resurgissent au hasard d’un album photo ou d’une discussion entre amis. En jeune marié ou avec les cheveux longs pour les besoins du cinéma, il est toujours le plus beau et le plus sympa des papas, comme dans nos affirmations d’écolier en cour de récré. Il était là même lorsque l’on ne le savait pas, de nos premiers pas à nos premiers émois. Il fut le premier guide, le premier référent, parfois pressant, parfois discret, parfois prégnant, parfois secret. Il a initié des épopées dignes de la découverte des Amériques. J’entends encore le feulement des roseaux sur les flancs du canoé lorsqu’il nous a emmenés, ma sœur et moi, en balade sur la Meuse. Ce fut l’une des plus belles journées de ma vie, du côté de Consenvoye, petit village meusien dans lequel je ne suis jamais retourné, mais dont le nom est resté gravé en lettres de soleil et d’azur. Ce fut une parenthèse unique, une de celles qui changent les perspectives, qui appellent d’autres rivages, et qui révèlent que les berges sont bien plus belles lorsque l’on s’aventure au milieu de la rivière. Où que tu sois aujourd’hui, encore merci, cher papa, de m’avoir appris à marcher, à nager, à plonger. Même, et surtout, à contre-courant.

ILLUMINATIONS


Étant donné la façon dont les guirlandes lumineuses mettent en valeur les choses au moment des fêtes de fin d’année, je me suis souvent demandé pourquoi elles n’étaient pas utilisées plus largement et plus fréquemment tout le reste du temps ? Paraîtrait que c’est pas bon au niveau économies d’énergie… Après ou avant allumage ?

Taking into account that Christmas wreaths enhance things during Christmas and New Year’s celebrations, I often wonder why they are not more largely and frequently used all the time. It seems that it’s not good for energy saving… Before or after lighting ?

PANNEAU PARASOLAIRE


Les énergies renouvelables (EnR) sont alimentées par le soleil, le vent, les marées, les chutes d’eau, la chaleur de la terre… Leur avantage majeur réside dans le fait qu’elles permettent de produire de l’électricité, du gaz, de la chaleur, du froid, du carburant, du combustible, etc… tout en éliminant, ou en réduisant grandement la production de déchets et d’émissions polluantes engendrée par les énergies fossiles telles que le charbon ou le pétrole. Parmi les énergies renouvelables, considérées comme inépuisables à l’échelle du temps humain, l’énergie solaire est la plus souvent citée, avec ses fameux panneaux solaires, qui convertissent une partie du rayonnement solaire en énergie électrique ou thermique. Nous en présentons ici un magnifique prototype portatif, qui, non seulement permet de fournir de l’électricité à plusieurs appareils simultanément, mais assure dans le même temps la fonction de parasol, protégeant ainsi son heureux utilisateur des rayons ultraviolets et des risques d’insolation.

PLAISIR D’OFFRIR…


Noël approche, avec son sapin et ses cadeaux, ses chants et ses guirlandes, la joie de se retrouver ensemble, le plaisir d’offrir et de recevoir… On m’a toujours dit que l’on pouvait tout obtenir dans la vie, qu’il suffit simplement de savoir le demander. Et ne jamais oublier les petits mots magiques.

SYSTÈME D… COMME DÉSASTRE.


Dimanche soir, après un week-end bricolage très appliqué dans la maison de ma copine Andréa, nous pensions avoir tout bien fait. Lundi soir, après une journée de shopping dans Paris pour nous remettre de nos efforts méritoires de la veille, nous nous sommes rendu compte que notre technique n’était pas encore tout à fait au point sur le long terme. Certaines lacunes, somme toute minimes, ont quelque peu terni le résultat final de nos travaux d’aménagement intérieur…

1er PRIX DE LA PUB LA PLUS STYLÉE


À l’heure où les publicités les plus convenues viennent peupler les écrans tv et les pages des magazines, avec l’unique et mercantile objectif de doper les ventes précédant les fêtes de fin d’année, un magnifique visuel en noir et blanc apporte une touche autrement artistique en matière d’élégance féminine. La composition du tableau est admirable en tous points. Le tulle plissé, magnifiquement déployé en corolle autour de ces jambes à demi repliées, tels des ciseaux aussi fragiles que redoutables, constitue un écrin magistral pour une paire de bas nylon noirs dont on devine presque le crissement plaintif. Le chemisier plumetis à manches et dos transparents, le chapeau noir à larges bords, dissimulant le visage, et la posture du mannequin, dont le corps zigzague avec grâce et volupté, tout concourt à augmenter le mystère et la classe de cette femme fatale, alanguie sur ce petit pont de pierre. Le contraste entre le socle minéral, composé de longues marches rectilignes, et le corps humain, tout en courbes et arrondis délicats, vient augmenter le trouble insolite que procure cette apparition sublimée. Froideur et dureté de la pierre contre chaleur et moelleux de la chair. Énigme vénitienne ou silhouette parisienne ? Ou les deux à la fois ? L’imagination s’égare entre les quais de Seine et les rives adriatiques. Que ne voudrait-on vivre ce rêve merveilleux, ce transport amoureux… l’effleurer du bout des doigts après l’avoir dévoré des yeux. Nous devons ce tableau somptueux à la marque Cervin, l’une des rares estampilles françaises (après la disparition de la maison Gerbe, fin 2020) proposant encore une gamme de bas nylon stylés, dont certains modèles avec coutures et talons originaux. L’auteur de la photographie n’est pas mentionné mais qu’il en soit mille et une fois remercié. Cette œuvre d’art constitue un superbe cadeau de Noël avant l’heure.