AXIOME PRINCIPAL

COMMENT RÉPARER LES PERSONNES QUE VOUS AIMEZ ?
ÉTAPE 1 : VOUS NE POUVEZ PAS.

On pourrait également proposer cette variante : Comment remédier aux problèmes des gens que vous aimez ? Étape première : cela vous est impossible. Cette affirmation mise en image sur fond de pin-up américaine aux petites cornes de diablotin, à la bouche pulpeuse et au joli minois, est redoutable dans sa capacité à distordre son interprétation dans tous les sens. De la signification première, faussement naïve, qui évoquerait un élan généreux à venir en aide aux personnes aimées, on glisse vers une vision beaucoup moins altruiste des choses. L’amour dont il est alors question apparait beaucoup plus destructeur que réparateur. Si les personnes concernées ont besoin d’être réparées, cela sous-entend qu’elles ont été abîmées, voire brisées (puisqu’il est impossible de les retaper), par ce sentiment périlleux. Et quelle en serait l’origine ? Le raisonnement logique induit par ce tableau pousse le curseur de l’humeur rose vers l’humour noir. La secouriste supposée, et sa langueur incendiaire, se transforme soudain en tortionnaire indolente. Elle n’est plus le remède au mal. Elle en est la cause. Et peut-être aussi, par ricochet, la victime à plus ou moins long terme. Car on ne peut jouer impunément avec ce sentiment. De même que l’on ne peut sauver les gens malgré eux, autre développement possible de cette évocation. Cela vaut pour les deux camps, que l’on sache aimer vraiment, éperdument, ou que l’on en soit totalement et maladivement incapable. Que l’on sache donner, et se donner, sans compter, ou que l’on ne fasse que prendre, et se méprendre, englué dans un égo toile d’araignée. Loi réflexive et symétrique implacable. Nul ne peut être réparé. Nul ne peut être guéri de son mal. Bourreaux et suppliciés succombent finalement aux mêmes affres.

¡ CARAMBA ! QUÉ PASA ?

À Madrid, le réchauffement climatique semble produire un drôle d’effet sur la croissance des végétaux en milieu urbain. Et sur les réactions de la population locale también...

COMÉDIE DE SALON

Ce dimanche 5 mars, le salon de l’agriculture 2023 a fermé ses portes en fin d’après-midi. Exit le choc des mondes rural et citadin. Sans battre de record, l’événement, qui se tient sur neuf journées consécutives, a enregistré une belle affluence : 615.204 visiteurs, 40.000 professionnels et délégations françaises et internationales, 3500 journalistes accrédités… Mais, en cette période de transhumance humaine propice au mélange des genres, la quantité est-elle synonyme de qualité ? Et à une meilleure connaissance des uns et des autres grâce à ce rapprochement particulier ? À en croire les dessins humoristique qui ont jalonné cette célébration annuelle, rien n’est moins sûr…


ESCARPIN PERSONNALISÉ

Il y a des chaussures qui nous vont comme un gant. Elles sont parfaites, magiques, sensuelles, exceptionnelles. On se sent tellement bien dedans que l’on a l’impression qu’elles font partie de notre corps, qu’elles nous correspondent de façon indicible. Et puis, il y a des modèles encore plus rares, qui d’un seul coup, comme dans un conte de fée, prennent vie, s’animent et gravissent avec une grâce enchanteresse le chemin escarpé qui promène le rêve jusqu’à la réalité…

PROCHE DU DIVIN

Il est des animaux que certains humains ne pourront jamais rencontrer, et ce n’est peut-être pas plus mal. Le cerf fait partie de cette caste privilégiée. Pour qui a eu la grande chance un jour de l’apercevoir dans son milieu naturel, son image reste à jamais nimbée d’une splendeur presque irréelle. Lorsque, de surcroît, cette rencontre a lieu au coucher ou au lever du soleil, dans un cadre hivernal qui, tel un écrin délicat, magnifie encore cette silhouette quasi-divine, on se dit qu’il faut être possédé par un démon bien maléfique pour s’obstiner à l’aligner dans le viseur d’un fusil.