TELLE  FILLE…

Déjà plus de trois ans et cet article n’a pas pris une ride ! Je le relis toujours avec plaisir. Et avec une certaine fierté aussi. Ma fille en est l’auteure et son style est plus que prometteur. Dans le narratif et l’explicatif, il y a ce petit quelque chose de pertinent et d’impertinent, qui nous chatouille le cervelet en même temps qu’il nous creuse l’occipital. Il y a le fond et la forme. Le respectueux se mêle au malicieux. Réflexif, symétrique et transitif. On en redemande. On espère de nombreux autres épisodes. Il y a aussi une perspective différente de ce duo-duel entre le masculin et le féminin. Ou vice versa. La parenté se loge également et heureusement dans les idées. Et bien sûr dans la sensibilité. Une sensilisibilité évidente pour laquelle il n’est pas besoin de vous souhaiter : Bonne lecture.

Morgane de la phallocratie

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La valse des fausses hésitations

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Il paraît que tout a commencé jeudi 1er décembre 2016 en milieu d’après-midi. Vers 16h30, des journalistes et des proches de Manuel Valls ont reçu un sms les informant de la résiliation du numéro de téléphone mobile du premier ministre et de la mise en service d’un nouveau numéro ce même jour, à partir de 20h00. Cette information, dérisoire en elle-même mais savamment mise en scène, a dès lors pris une importance mongolsphèrique. Pourquoi une telle annonce ? Pourquoi ce changement de coordonnées téléphoniques ? Pourquoi une mise en service à 20h00 précises ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi… Le monde des médias, qui est évidemment bien plus petit que le monde en général, mais qui fait croire le contraire aux autres et à lui-même, a continué à s’émouvoir et à s’agiter pendant des heures autour de ce petit rien. (suite…)

TERRE  BRULÉE

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Qu’y-a-t-il de plus stupide qu’un supporter en colère ? Deux supporters en colère ? Du côté de Metz, on cherche encore, mais on aura du mal à trouver exemple plus absurde et suicidaire. Ce samedi 3 décembre, le club lorrain recevait une grosse pointure de la Ligue 1 : l’Olympique Lyonnais, classé quatrième du championnat. À la demi-heure de jeu, le FC Metz concrétisait une belle entame de match en ouvrant le score. Dans la minute qui suivit, le gardien de but lyonnais fut la cible d’un premier lancer de pétard. Alors qu’il était au sol et que le staff médical le prenait en charge, un second pétard vint exploser à proximité du joueur et des soigneurs. L’arbitre n’eut alors d’autre solution que de renvoyer prématurément les équipes aux vestiaires, avant d’interrompre définitivement la partie. Résultat des courses : le club lorrain, qui semblait avoir fait le plus dur en prenant le jeu à son compte et en menant au score juste avant la mi-temps, s’expose à des sanctions certaines de la part de la commission de discipline de la ligue et risque très probablement de perdre des points (et ce match) sur tapis vert. Encore bravo les supporters incendiaires !
Au III° siècle, Saint Clément avait débarrassé la ville de Metz du vilain Graoully, un dragon au souffle venimeux qui empoisonnait la ville et ses habitants. Cet animal mythique, qui figure depuis toujours sur le blason du club messin, semble bien avoir enfanté quelques sauriens urbains du XXI° siècle, crachant le feu à qui mieux mieux et affichant tout le potentiel de leur cerveau reptilien. Saint Symphorien finira-t-il par en venir à bout ?

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MAINS  COURANTES

brigitte-pi1 © Photographie Pascal Ito

Qu’on s’étire le matin, qu’on dise «non merci, jamais de pain» avec le gratin, qu’on en tende une pour le baisemain, qu’on garde l’autre pour demain, qu’on les agite ou les dissimule, nos mimines sont des mimiques qui parfois en disent plus long que notre mine. En certaines inversions, on dirait même que les expressions du visage ne font que leur prêter main-forte.

MEDIATION

Entre frères de couleur, tout n’est pas toujours rose. Heureusement, la brigade canine veille au grain…
Dommage que les humains ne soient pas parvenus à exporter avec succès la même méthode au Moyen Orient.

Between black brothers, everything is not rosy. Fortunately, the canine unit is keeping an eye on the situation…
It’s a shame human beings aren’t able to apply the same method, with determination and steadfastness, in the Middle East .…

R & P

Il y avait le style R & B, à forte coloration afro-américaine. Toute auréolée de vert et d’orange, il y a maintenant la tendance R & P : le récup & percu ! La vidéo mise en ligne ci dessus en fournit un exemple très évocateur. Cette batucada germanique un peu spéciale construit ses formules rythmiques à partir d’objets de récupération et d’éléments de mobilier urbain habituellement destinés au ramassage d’ordures. C’est du recyclage artistique intelligent et plein d’humour. C’est aussi une double performance collective, à la fois scénique et musicale. L’Allemagne étant un des pays où les mouvements écologistes sont les plus anciens et les plus influents, ce n’est peut-être pas un hasard que d’y voir éclore ce type d’ensemble instrumental. Sortir les poubelles chaque soir, puis attendre leur ramassage avant de les rentrer, peut ainsi prendre des allures de récréation originale, au lieu de représenter une corvée quotidienne.

BLACK  IS  BLACK

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Stade de France, samedi 26 novembre 2016 : encore une victoire des All Blacks (24 à 19) face à l’équipe de France de rugby ! La formation néo-zélandaise n’a pas réalisé une prestation très séduisante mais elle a donné une leçon de réalisme aux tricolores. En conclusion de leur tournée d’automne, les hommes de Guy Novès n’ont certes pas à rougir de cette défaite mais pourront toutefois ressasser quelques regrets sur l’ensemble de la partie. Comme contre l’Australie, les Français ont envoyé du jeu, mais de manière assez désordonnée et une nouvelle fois décevante dans la finition. À force de flirter avec la ligne de but sans la franchir, on conforte l’adversaire dans un sentiment de supériorité diffus mais constant. À force de la manquer plus ou moins systématiquement, on paye très cher la dernière passe.  Et quand elle vire à l’interception, il est bien difficile de remonter le score, le temps et le terrain perdus. La ligne d’attaque des Blacks n’a pas ébloui l’auditoire pas des actions de jeu terriblement sexy. Elle a davantage maîtrisé son sujet et a simplement confirmé sa suprématie mondiale. Sans jamais trembler. L’opposition frenchie a été un peu trop friendly. Beaucoup d’imprécisions, de maladresses et de belles occasions gâchées se sont transformées en autant de cadeaux pour sa rivale d’un soir, qui en a profité pour fêter Noël avant l’heure.

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