DONALD  OU  PICSOU ?

Sauf le respect du à Sir Roger Moore, le récent voyage du président des États Unis et de sa bourgeoise en Arabie Saoudite faisait penser à un ersatz de James Bond dans lequel on avait grand peine à reconnaître les lâches des méchants, les hypocrites des cupides, les orgueilleux des va-t-en-guerre, les suffisants des médisants. À l’évidence, personne n’était là pour parler philosophie, valeurs humaines ou même écologie. En réalité, la seule et unique chose qui intéresse ces tout petits grands de ce monde, c’est compter les billets.  (suite…)

L’ESPION  QU’ON  AIMAIT



Roger Moore est l’acteur qui a joué le plus de James Bond : sept au total, entre 1973 et 1985. “Live and let die” fut le premier. Suivirent “The man with the golden gun”, “The spy who loved me”, “Moonraker”, “For your eyes only”, “Octopussy” et “A view to kill” (Dangereusement votre). Avant lui, il y avait eu la décennie Sean Connery (de 1962 à 1971) avec une demi-douzaine de 007 au compteur.
Roger Moore apporta au rôle de l’agent secret de sa majesté une nouvelle dimension, teintée d’une séduction et d’une auto-dérision bien à lui, qui avaient déjà fait son succès dans deux grandes séries télévisées devenues cultes. De 1962 à 1969, il interpréta Simon Templar dans “Le Saint”, puis ce fut Brett Sinclair dans “Amicalement Vôtre”, de 1971 à 1972. Avant cela, il avait incarné Ivanohé dans la série éponyme (1958-1959). (suite…)

EN  APNÉE  DU  SOMMEIL


Les vacances d’été se profilent à l’horizon, et avec elles le temps des matelas pneumatiques, ces complices insubmersibles, amicaux rectangles confortablement boudinés qui flottent au gré des vents chauds et paresseux, le long des plages ensoleillées…

Le matelas à eau, lui, appartient à une race d’intérieur un peu plus compliquée. C’est une invention à la fois subtile et insolite, destinée à bercer l’humain de telle manière qu’il se sente littéralement flotter dans un sommeil réparateur. Les sceptiques sont régulièrement invités à tester cette innovation dans les grands magasins de literie.

Sauf que certains exemplaires facétieux décident alors de transformer leur mise à disposition en un singulier naufrage, quasi cauchemardesque, façon douche écossaise…

 

ROUE   ARRIÈRE

Le Mans, ville de tradition en matière de sports mécaniques, était devenue la capitale de la moto en ce long week-end des 19, 20 et 21 mai 2017. Le Grand Prix de France Moto GP s’y tenait à grand renfort de vrombissements et de gommes surchauffées. Pour les profanes, le format Moto GP regroupe chaque saison, de mars à novembre, l’élite de l’élite des meilleurs pilotes mondiaux. Ils disputent un championnat du monde de plus en plus spectaculaire en chevauchant des prototypes de 1000 cm3. Est-il raisonnable d’évoquer leur vitesse de pointe ? 350 km/h sur deux roues, ça décoiffe légèrement. Même avec une laque extra-strong, la mise en plis boucles d’or se transforme instantanément en brushing iroquois. C’est sans doute pour cela que le casque est obligatoire… (suite…)

JOLIES CANNES ET VIEILLES BRANCHES



Cœurs-croisettes et festival de nymphettes ; comme tous les ans à pareille époque, Cannes exhibe sans vergogne son trop plein de personnalités factices et pique-assiettes de circonstances. Le clou du spectacle demeure les tenues libidineuses des belles de jour sur tapis rouge. C’est une débauche de porno chic de plus en plus douteuse. Certaines belles de nuit parisiennes se font embarquer au poste pour beaucoup moins que ça.  (suite…)

BON  PIED  BON  ŒIL  !



Pete Townshend, le guitariste bondissant des Who, vient de passer la barre des 72 balais. Né à Chiswick, un des quartiers ouest de Londres, le 19 mai 1945, il est le fondateur et le principal compositeur des Who, célèbre quatuor anglais formé avec Roger Daltrey (chant), John Entwistle (basse) et Keith Moon (batterie). « Il est la première rock star que Freud aurait adoré » annonçait en 2012 un article du Telegraph, en référence aux nombreux problèmes personnels rencontrés dans sa jeunesse, problèmes qui ont inspiré bon nombre de ses compositions sur des thèmes identitaires et conflits de générations. (suite…)

EN  AVRIL…  MAIS


Faut-il croire le dicton sur parole ou bien y-a-t-il un mais ? Dans le calendrier romain, mai était le troisième mois de l’année. Dans le calendrier julien, puis grégorien, il glissa en cinquième position, rang qu’il occupe encore aujourd’hui. Selon le poète latin Ovide, né en 43 avant Jésus Christ, ce joli mois de mai est intimement lié à Maïa, l’aînée des sept Pléiades, filles d’Atlas et Pléione. Elle fut aimée de Zeus, le roi des dieux (Jupiter chez les Romains), et donna naissance à Hermès (Mercure), le messager des dieux mais également la divinité de l’éloquence, des voyageurs et des marchands. Déesse de la fécondité et de la croissance, la Maïa gréco-romaine a son alter-ego dans la mythologie hindoue, qui est la personnalisation féminine du principe créateur… et qui se nomme également Maïa ! (suite…)

LE  REFUGE  CONTRE  L’HOMOPHOBIE


Le 17 mai 1990, c’était il n’y a pas si longtemps, l’Organisation Mondiale de la Santé supprimait enfin l’homosexualité de la liste des maladies mentales. Il fallut attendre encore 20 ans pour qu’il en soit de même pour le transsexualisme ! Et encore, pas dans tous les pays, car l’OMS entretient un flou très préjudiciable en ne prenant aucune décision claire sur la question. La France, sous l’impulsion de Roselyne Bachelot, a été beaucoup plus méritante. Début 2010, le ministère de la santé français a publié au journal officiel un décret excluant «les troubles précoces de l’identité de genre» de la liste des affections psychiatriques. (suite…)