C’EST LA TANSION QUI COMPTE !



En me baladant sur un grand boulevard du 11ème arrondissement parisien, je tombe en arrêt devant une porte d’immeuble fraîchement repeinte. Le motif de mon arrêt n’est pas tant la porte en elle-même que l’écriteau qui y est apposé. Amusé de me voir prendre en photo l’objet du délire, un passant goguenard me souffle : « Une langue vivante est une langue qui évolue… » Je vérifie la définition sur wikiblabla : « Une langue est dite vivante lorsqu’elle a des locuteurs qui l’utilisent spontanément pour la communication interpersonnelle. Langue pour laquelle il existe des locuteurs natifs ». En l’occurrence, il s’agit d’une communication très personnelle de locuteurs particulièrement naïfs. Dans ce jeu de massacre, une question me vient aussitôt à l’esprit : par quel miracle le mot peinture a-t-il été épargné ? Je me demande aussi si, parfois, certaines langues vivantes ne préféreraient pas être mortes. Et rester figées à jamais dans leurs formes originelles.

 

JE  TE  VOIS  !


Sting, de son vrai nom Gordon Matthew Thomas Sumner, né le 2 octobre 1951 à Wallsend, dans le nord de l’Angleterre, vient de souffler ses 68 bougies. Ça ne nous rajeunit pas, lui comme nous. On se souvient tous du groupe Police, qu’il forma dès 1977 en compagnie de Stewart Copeland à la batterie et Andy Summers à la guitare électrique. Fin 1979, deux titres emblématiques, “Message in a Bottle” et “Walking on the Moon”, imposèrent le trio sur la scène internationale et le projetèrent vers un succès fulgurant. Beaucoup ignorent que cela faillit ne jamais arriver. (suite…)

KATASTROFF  !


Jacques Brel disait : « Il ne faut pas jouer les riches quand on n’a pas le sou ». Brigitte Boréale confiait : « Il ne faut pas chausser du 5 inches quand on tient pas dessus ». On a tout de même un peu mal pour elles…

Brigitte Bardot, né le 28 septembre 1934, à Paris.


Elle a 85 ans aujourd’hui et si, comme le commun des mortels, son corps n’échappe pas au poids des années, son cinéma ne vieillit pas. Il fait danser des images éternellement jeunes et légères, ponctuées de moues et sourires ravageurs. Ce sont elles qui prolongeront sa beauté ici bas, rajeunissant inlassablement une Brigitte Bardot rayonnante, même quand elle ne sera plus là.

DON  AL  TRUMP

Embourbé dans une énième magouille internationale sous la forme d’une conversation téléphonique inavouable avec le président de l’Ukraine, Donald Trump est menacé par les démocrates d’une procédure de destitution (impeachment) qui a pourtant peu de chances d’aboutir. Pour faire court, le président américain a passé fin juillet un coup de fil à son homologue ukrainien pour lui demander d’enquêter sur les affaires en Ukraine de Hunter Biden, le fils de Joe Biden, ancien vice-président démocrate, qui représente une menace de plus en plus sérieuse lors de la prochaine campagne présidentielle de 2020. En gros, Trump sollicite l’ingérence d’un pays étranger dans la politique intérieure des USA, à des fins bassement électorales, dans le seul but de discréditer et d’éliminer un concurrent potentiel ! Il avait récemment ajouté : « Il est clair que nous ne voulons pas que nos citoyens, comme le vice-président Biden et son fils, aillent créer de la corruption en Ukraine ».

Cette sortie douteuse, qui ressemble fort à de la diffamation, n’était déjà pas très maline de la part d’un chef d’état, mais se faire gauler en tentant par téléphone longue distance un coup foireux, aussi illégal qu’immoral, c’est vraiment du grand n’importe quoi. C’est le summum de la connerie humaine appliquée au plus haut niveau politique. Une dévalorisation exemplaire de la fonction de président. Avec une vanité et un patronyme comme les siens, on savait déjà que Donald Trump avait bien du mal à en avoir le nom, on a maintenant la confirmation qu’il n’en aura jamais la carrure. Évidemment, le big boss des USA ne décolère pas contre le mystérieux lanceur d’alerte (il s’agirait d’un analyste de la CIA, un temps affecté au sein même des services de la Maison Blanche) qui a fait fuiter cette lamentable combine. L’un des derniers commentaires présidentiels à ce sujet est édifiant : « Vous savez ce qu’on faisait au bon vieux temps, quand nous étions malins ? Les espions et la trahison, on traitait ça un peu différemment qu’aujourd’hui… ». Sous entendu : on les flinguait sans le moindre scrupule, avant qu’ils n’aient eu le temps de devenir gênants. Une politique expéditive, digne des Al Capone, John Dillinger et Frank Costello, autres hommes d’affaires américains très influents en leur temps.


MANGEZ  DES  POMMES  !


On a parfois dit que Jacques Chirac était un homme de gauche qui s’était retrouvé à droite alors que François Mitterrand était un homme de droite qui s’était retrouvé à gauche. Probable que ce soir ils se marrent bien ensemble, au centre d’on ne sait où. La litanie des faux jetons de tous poils a commencé dès ce midi et va se poursuivre ces prochains jours. Les adversaires et les traîtres vont rejoindre les fans et les amis dans un concert de louanges et de souvenirs exagérés. L’un des seuls témoignages qui m’a paru sincère et mesuré au milieu de cette cacophonie hypocrite a émané de l’un de ses plus grands imitateurs : Yves Lecoq qui, avec Les Guignols de Canal +, en avait fait un personnage central de l’émission. Détail croustillant : les auteurs de l’époque, qui avaient pour dessein de ridiculiser Jacques Chirac et de parasiter sa campagne électorale présidentielle, avaient finalement contribué à faire monter sa cote et à le rendre éminemment sympathique, surtout auprès des jeunes. Preuve irréfutable que ce président-là avait de l’humour et une personnalité originale. Deux caractéristiques qui ont fait cruellement défaut à tous ses successeurs.