MAMAORI  BOREALE


Les All Blacks l’ont rendu célèbre sur tous les continents, en préambule de leurs matches de rugby. Mais que savons-nous réellement de ce rituel insulaire né dans le Pacifique Sud et transmis par les Maoris de Nouvelle-Zélande ? En léger décalage, risquons donc une tête hors de la mêlée pour tenter une ouverture côté fermé. En démontrant que rien n’est jamais tout blanc. Ni tout noir.

ESPOIRS SANS PAROLES

Texaco Jo

Le siège en cuir noir ronronna en épousant les formes parfaites de la jeune divorcée. Elle était montée dans la voiture sans prononcer un mot. Elle n’avait pas bouclé sa ceinture de sécurité et avait déconnecté l’ordinateur de bord pour ne pas avoir à supporter ses réprimandes lancinantes. La Porsche émit deux ou trois rugissements d’élégance puis avala la longue ligne droite comme une bille que l’on fait rouler sur les cordes d’une guitare. Les feux rouges évanouis, la résonance demeura un court instant suspendue. Plus rien. Derrière ses pompes à essence, Jo imagina la lueur tiède de l’autoradio et ses reflets crissant sur le nylon fumé des deux longues jambes fuselées. Le bracelet cheville à droite, ça voulait dire quoi déjà ? (suite…)

FAÇON  DE  VOIR…

brigitte-pi6        © Photographie Pascal Ito

Le regard ; tout dépend toujours du regard. Celui des autres mais aussi celui que l’on porte sur soi. Celui des photographies, anciennes ou nouvelles, mais aussi celui du théâtre quotidien de la vie. Tous les regards qui nous concernent modifient nos angles de vision, nos axes de réflexion, nos perspectives d’action/réaction, nos modes de relation. Le cinéma que l’on se fait à soi-même ou celui que l’on fait devant les autres n’est qu’une succession de regards, figés ou animés, intérieurs ou extérieurs. Double vie, double vue, le troisième genre les oriente et les aimante différemment.

RÉCIPIENDAIRE  BELGE


On savait Gérard Depardieu en délicatesse avec la France depuis un petit moment, tant et si bien que l’on en avait plus ou moins perdu sa trace. On a fini par les retrouver au royaume de Belgique !

REGARD  NOIR

Au cours d’un match de football, lorsqu’un joueur commet une grosse faute et que l’arbitre s’avance vers lui en mettant la main à la poche, on se dit que le carton jaune ne va pas tarder à sortir. Le principal intéressé n’en mène pas large, se doutant qu’il va être averti, voire expulsé s’il a déjà pris une biscotte de la même couleur auparavant. Lors d’un match qu’elle dirigeait en Équateur, Fernanda Colombo, que de nombreux médias ont qualifiée d’arbitre la plus sexy au monde, profita de cette situation pour réaliser un joli coup d’intox. La Brésilienne fit mine d’arrêter le jeu et, le regard noir, se dirigea résolument vers un footballeur présumé coupable. Elle adopta l’attitude typique et tant redoutée de l’autorité sur le point de sévir, mettant la main à la poche arrière de son short… pour en tirer un mouchoir avec lequel elle essuya délicatement son front ! Gestuelle délicieusement féminine, ponctuée d’un sourire malicieux, terminé par un clin d’œil espiègle. Décontenancé, le footballeur lui rendit son sourire avec une timidité presque enfantine. Fernanda Colombo, qui a accompli l’essentiel de sa carrière en tant que juge de ligne, aurait pu continuer à multiplier les touches, tant à l’intérieur qu’en dehors des terrains de football. Malheureusement, elle a bifurqué dans le journalisme, sans toutefois délaisser totalement le corps arbitral, puisqu’elle s’est mariée avec Sandro Ricci, arbitre international brésilien ayant officié au plus haut niveau, notamment lors des deux dernières coupes du monde de 2014 et 2018, au Brésil et en Russie. Avertissement désintéressé pour ceux qui tenteraient malgré tout une approche illicite de sa dulcinée : Sandro voit rouge très rapidement.

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VULVAIRE  OU  VULGAIRE  ?

La mode des jeux de mots imbéciles et le métro parisien réservent parfois de ces surprises… Lundi dernier, en attrapant machinalement la feuille de choux intitulée CNews, ce bulletin d’informations gratuit diffusé dans le réseau RATP, je suis restée bouche bée devant la page de couverture qui masquait la une. La photo représentait une femme en petite culotte et T-shirt, cadrée des genoux aux épaules, avec ce surtitre diagonal : « On ne met pas de pesticides dans nos prunes. Ce n’est pas pour en mettre dans la vôtre. » Un océan d’incrédulité et de consternation m’a submergée. À hauteur du pubis, cette femme tenait un objet purpurin d’un goût aussi douteux que le slogan, et, en bas à gauche de l’image, apparaissait la signature Naturalia, sous-titrée : “Soyez libre d’être nature”. Second tsunami de perplexité devant cette publicité affligeante pour des protections hygiéniques féminines 100 % bio. À quand l’équivalent masculin à base de pruneaux et poireaux ? Les brunes comptent pas pour des prunes ? Et bien, il faut croire que si, ma pauvre Lio. Et les blondes aussi. Dans le même panier ! Sans y mettre la main évidemment. Encore que, sur la photo…