MAILLOT  JAUNE  DE  LA  COM’


Habituellement, je ne perds pas mon temps à déblatérer politique, non que le sujet me paraisse inintéressant, mais plutôt à cause de ses acteurs principaux qui, depuis trop longtemps, se contentent de surfer sur une forme totalement stérile, sans faire avancer le schmilblick d’un iota sur le fond. Ce mercredi 16 septembre 2020, notre cher président en a donné un exemple sidérant. Ayant coché sur son calendrier la 17ème étape du Tour de France (Grenoble – Col de la Loze), Emmanuel Macron a passé sa journée à accompagner les coureurs, confortablement installé dans la voiture du directeur de course, à tailler la bavette avec ce dernier, puis à applaudir benoîtement et pérorer mécaniquement sur le podium d’arrivée. Franchement, dans la situation que traverse le pays et avec tous les problèmes qui ne vont pas manquer de s’aggraver cet automne, un chef d’état n’a-t-il pas autre chose à faire de son temps ? Idem pour ses ministres qui, pour un oui pour un non, pour un fait divers x ou un événement y, entreprennent déplacements sur réceptions, sans qu’au final cela ne débouche sur grand chose de concret. Mais quand bossent-ils vraiment et sérieusement ?! Chacun soigne précieusement sa communication en faisant passer son image avant sa fonction. Ils courent tous après le maillot jaune de la com’, ou celui du meilleur grimpeur dans les sondages, sans jamais mouiller celui de l’équipe nationale qu’ils sont censés former. C’est un magnifique peloton de suiveurs en tous genres, qui ne pensent qu’à doper leur audimat et se pavaner sur les pavés de l’Élysée. À la différence des cyclistes de la grande boucle, pour qui les Champs Élysées sont synonymes de consécration et d’apothéose amplement mérités après trois semaines d’efforts intensifs, l’élite politique de notre pays s’y complait 365 jours par an, en pédalant dans la semoule sans jamais atteindre ses objectifs. Et encore moins tenir ses promesses. Alors, de temps en temps, plutôt que de nous seriner à propos de la marche à suivre ou de la grande course absurde que notre société doit à tout prix gagner, que ces gens-là pensent aussi un peu à la boucler !


« Paris est un théâtre où l’on paie sa place avec du temps perdu. »

(Robert Doisneau)

Jacques Prévert, photographié à Paris par Robert Doisneau.

Ô PONT, SUSPENDS TON VOL…

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Un pont d’un demi-siècle, de 1970 à 2020.
Et un feedback entre les Beatles et Simon & Garfunkel !
C’est l’histoire d’une passerelle artistique insolite et méconnue…
Un viaduc suspendu entre deux sources d’inspiration qui s’allient et se combinent. (suite…)

HORS  CATÉGORIE

Chaque année, le Tour de France propose son lot d’émotions et de surprises, agrémenté aussi, parfois, de sorties de route étonnantes. Celle qui vient de se produire en marge du peloton et de sa chevauchée fantastique est l’une des plus stupéfiantes et disproportionnées que l’on n’aurait osé imaginer. Orchestrée par la consultante sportive de France télévisions, Marion Rousse, elle a volé la vedette, durant ces dernières 24 heures, aux seuls qui la méritent vraiment : les forçats du cyclisme professionnel. J’en suis tombée de mon vélo d’appartement ! Mais reprenons ce mauvais feuilleton étape par étape. (suite…)

PEINE  CAPITALE

 

C’est un homme sans tête.
On le croise en semaine
Veste et gilet de laine,
De Nation à Vincennes.

C’est un homme sans tête
Et il court dans la mienne.
J’ignore où est la sienne.
L’a-t-il jeté dans la Seine ?

C’est un homme sans tête.
Mais qui a de la peine.
Il la cache sans haine
Sous le Cours de Vincennes.

C’est un homme sans tête,
Un comte d’Andersen.
Et le public sans gêne
Se moque de la scène.

C’est un homme sans tête.
Mes idées il larsène,
Son exil il promène
À Paris – Sainte Hélène.