PLUS  QU’UN  DISCOURS


Gamal Abdel Nasser fut président de la République d’Égypte de 1956 à 1970. Impliqué très tôt dans la lutte contre l’influence britannique en Égypte, il développa dès 1962 des mesures socialistes remarquées et mit en place des réformes importantes en vue de moderniser rapidement son pays.

Cet extrait d’un de ses discours du début des années 1950 en dit long sur une question toujours d’actualité. Celui qui reste considéré comme un symbole de la dignité arabe, notamment de par ses initiatives pour une plus grande justice sociale et une vision plus moderne de l’Égypte, traite le sujet avec humour et bon sens. Un demi-siècle après sa mort, l’Égypte semble malheureusement ne jamais lui avoir trouvé de digne successeur, que ce soit dans la parole, la pensée ou l’action.

 

 

L’excursion d’un jour… 55 ans plus tard

 

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Un demi-siècle, rien que ça ! Day Tripper est une composition des Beatles connue et reconnue par toutes les générations, qui continue de déménager du haut de ses cinq décennies. Enregistré dans le studio 2 d’Abbey Road, le 16 octobre 1965, mixé au même endroit les 25, 26 et 29 octobre, ce morceau fut pourtant écrit dans l’urgence par John Lennon, sur la demande expresse de Brian Epstein. Leur manager s’était mis en tête de sortir un single supplémentaire pour Noël, alors que les Beatles étaient en train de terminer leur sixième album, intitulé Rubber Soul. Et alors que le précédent, Help, était paru seulement quelques mois plus tôt, début août 1965 ! (suite…)

CARNETS  DU  PORTUGAL  3

La Bouche de l’Enfer

Par beau temps, déjà, le lieu est impressionnant. Par mauvais temps, il devient effrayant, quasi surnaturel. Sa dénomination, Boca do Inferno (la Bouche de l’Enfer), n’est pas vraiment de nature à apaiser les esprits. Située au sud-ouest de la ville de Cascais, non loin du Cabo da Roca, cap sauvage giflé par les vents, qui fut longtemps considéré comme le bout du monde, la Boca do Inferno est une arche naturelle qui vomit l’écume des vagues venant se briser contre la falaise. Cette marmite du diable résulterait de l’effondrement d’une ancienne grotte, laissant aujourd’hui apparaître à ciel ouvert les tourments atlantiques disloqués par les rochers portugais. Mais son mystère plonge bien au delà de considérations purement géologiques… (suite…)

CARNETS  DU  PORTUGAL  2



Ayant égaré la clef de la Quinta de la Regaleira, comme relaté précédemment, j’ai pensé que le destin me poussait peut-être vers une autre porte, plus spirituelle, et qu’il me fallait découvrir un moyen de l’entrouvrir au plus vite. Qui dit spiritualité, dit élévation. En levant les yeux vers les monts de Sintra, qui dominent la ville et les hommes, j’aperçus, au delà des remparts austères du Castelo dos Mouros (le Château des Maures), un point de lumière vacillant entre espoir et réalité. D’où provenaient ces ondulations colorées ? Qui avait bien pu allumer cette torche sans flammes et quels gardiens exilés entre forêts et rochers lui avaient été sacrifiés ? (suite…)

QUINTA  DE  LA  REGALEIRA



De vendémiaire à brumaire, le calendrier républicain peut faire germer un spleen automnal dans les esprits de certains. Chez d’autres, il accentue une frénésie d’idées et de sentiments insolites, qui font zigzaguer le passé et le présent dans un ballet de possibles imaginables, ou inimaginables, selon que vous acceptez d’y croire ou non. Persuasée d’avoir été Marie-Antoinette dans une autre vie, une amie brésilienne m’a récemment bombardée comtesse ou duchesse de je ne sais plus trop quoi, maîtresse certifiée d’un haut dignitaire de la couronne du Portugal dont il serait fort aventureux de révéler le nom, et muse attitrée d’un futur grand peintre qui sera un jour l’égal de Salvador Dali et Picasso réunis ! Lorsque cette amie a su que ma fille avait élu résidence à Lisbonne fin septembre, elle y a vu un signe du destin irréfutable, a mandé la calèche de son ami Hubert afin de me transporter vers les plaines de Roissy-en-France, où un étrange équipage fut chargé de m’escorter en terre lisboète. (suite…)

CORDES  SENSIBLES


Quand la nostalmagie Beatles entre par une de mes oreillettes, elle ne ressort jamais par l’autre. Mon rythme cardiaque s’accélère ou ralentit en fonction des notes et des mots. Leur enchaînement me donne du chœur au ventre. Nous sommes plusieurs en moi, comme toujours, mais cette fois, je les vois. Tout raisonne différemment. Tout est amplifié. Tout est apaisé, tout est excité. Mélodies, paroles, rythmes, images, idées… c’est un carnaval de sensations, de sensibilités qui s’entrechoquent et interagissent à l’infini. Proche et loin, vite et bien, tout est lien et rien n’est rien. Ma vie n’est qu’un instant. Comme un papillon hors saison, j’ai peur du temps. Je sais que je n’ai jamais su compter et que ça ne va pas commencer maintenant. Ça ne peut que finir, mais c’est cela qui me rend gaie et infiniment triste en même temps. Je voltige. Je m’éparpille. Je me laisse porter, emporter, déposer vers un autre hasard, qui n’en est jamais un, et là où ce flot m’échoue, c’est encore une victoire. (suite…)

LES  MAINS  PERCÉES



Imprégnée de bon sens, comme toujours, cette remarque formulée par l’astrophysicien (et philosophe) Hubert Reeves devrait faire réfléchir nos dirigeants de façon un peu plus responsable. En sont-ils capables ? Rien n’est moins sûr. L’homme moderne se noie dans ses petits problèmes nombrilistes et ne sait même plus reconnaître les véritables richesses mises gratuitement à sa disposition par la nature. Quand elles lui tombent du ciel par milliards d’hectolitres, il ne trouve qu’à s’en plaindre, alors qu’en période de sécheresse, il ne cesse de l’invoquer ! Dans l’un de ses sketches, Coluche, autre grand penseur dont nos politiques devraient plus souvent s’inspirer, affirmait : « Quand il pleut des roubles, les malchanceux n’ont pas de sac ! ». À grande échelle et de façon systématique, la malchance se nomme aussi immense connerie. Une connerie dont la source est intarissable puisqu’elle compose l’humain dans une proportion égale, voire supérieure, à l’eau. En ce moment, certains prêcheurs de l’impossible assurent à l’homme qu’ils vont faire pleuvoir de l’or, et cet imbécile retourne son sac sur sa tête pour en faire un parapluie. Sa première préoccupation est de protéger un brushing sous lequel il n’y a plus grand chose à siphonner. Avoir les mains, et la tête, percées ne le dérange pas outre mesure. Ce sont ses enfants qui paieront l’addition. Hélas plus en liquide…

« Paris est un théâtre où l’on paie sa place avec du temps perdu. »

(Robert Doisneau)

Jacques Prévert, photographié à Paris par Robert Doisneau.

Ô PONT, SUSPENDS TON VOL…

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Un pont d’un demi-siècle, de 1970 à 2020.
Et un feedback entre les Beatles et Simon & Garfunkel !
C’est l’histoire d’une passerelle artistique insolite et méconnue…
Un viaduc suspendu entre deux sources d’inspiration qui s’allient et se combinent. (suite…)