ALL  TOGETHER  NOW  !


En période de restrictions sociales et de confinements divers et variés, il est bon de se souvenir du pouvoir fédérateur de certaines compositions made in Liverpool. C’est l’effet Beatlemaniaco anti-dépressif. C’est aussi la preuve que les bonnes musiques, comme les grands vins, se bonifient avec le temps et la façon de les partager. La vidéo ci-dessus, avec cette contagion progressive et ces renforts successifs, assemblés sur le canevas d’un Ob-La-Di Ob-La-Da aussi célèbre que stimulant, en est l’illustration parfaite. La version originale était sortie le 22 novembre 1968 en Angleterre. Elle reste une des compositions les plus connues des Beatles. Et si cette ballade apparemment frivole, dissimulait un message des plus modernes et débattus aujourd’hui ? (suite…)

REQUIN  TIGRESSE



Le film est intitulé “Tigress Shark” et on pourrait librement le traduire par “Une tigresse au milieu des requins”. Hannah Fraser y déploie ses talents uniques dans un étrange ballet à plusieurs mètres sous la surface de l’océan. Née en Angleterre mais émigrée très tôt en Australie, où elle a grandi et développé des capacités très particulières, elle a rapidement pris la défense d’un monde aquatique dans lequel elle évolue avec une aisance incroyable. Excellente apnéiste, élégante nageuse, étonnante danseuse, évanescente muse/mannequin, Hannah défile en immersion sur une scène qu’elle veut sauver de la disparition. (suite…)

ARMISTICE  À  L’ARTÉMIS

À chacun et chacune sa façon de fêter l’armistice. Larme à l’œil ou l’arme au pied. Moi, je préfère l’armistice façon Artémis, cette déesse de la chasse dans la mythologie grecque (la Diane des Romains), protectrice des chemins, des ports, des jeunes enfants et des bébés animaux, bref de tout ce qui initie et définit une nouvelle trajectoire, une nouvelle aventure, une nouvelle perspective. Parée des attributs qui la caractérisent : arc en or, flèches, carquois, croissant de lune et biche, lorsqu’elle se met en chasse, rien ne résiste à cette déesse farouche et sœur jumelle d’Apollon. Un peu comme ma modeste personne quand elle décoche son dernier trait de khôl en prolongement de son œil de biche, à l’orée d’une nuit mystérieuse. (suite…)

LAÏKA

Il y a 63 ans et des poussières, le 3 novembre 1957, une petite chienne nommée Laïka s’envolait à bord de l’engin spatial soviétique Spoutnik 2. Elle devenait le premier être vivant placé en orbite autour de la planète Terre et accédait ainsi à une notoriété mondiale. Au prix de sa vie… (suite…)

PLUS  QU’UN  DISCOURS


Gamal Abdel Nasser fut président de la République d’Égypte de 1956 à 1970. Impliqué très tôt dans la lutte contre l’influence britannique en Égypte, il développa dès 1962 des mesures socialistes remarquées et mit en place des réformes importantes en vue de moderniser rapidement son pays.

Cet extrait d’un de ses discours du début des années 1950 en dit long sur une question toujours d’actualité. Celui qui reste considéré comme un symbole de la dignité arabe, notamment de par ses initiatives pour une plus grande justice sociale et une vision plus moderne de l’Égypte, traite le sujet avec humour et bon sens. Un demi-siècle après sa mort, l’Égypte semble malheureusement ne jamais lui avoir trouvé de digne successeur, que ce soit dans la parole, la pensée ou l’action.

 

 

L’excursion d’un jour… 55 ans plus tard

 

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Un demi-siècle, rien que ça ! Day Tripper est une composition des Beatles connue et reconnue par toutes les générations, qui continue de déménager du haut de ses cinq décennies. Enregistré dans le studio 2 d’Abbey Road, le 16 octobre 1965, mixé au même endroit les 25, 26 et 29 octobre, ce morceau fut pourtant écrit dans l’urgence par John Lennon, sur la demande expresse de Brian Epstein. Leur manager s’était mis en tête de sortir un single supplémentaire pour Noël, alors que les Beatles étaient en train de terminer leur sixième album, intitulé Rubber Soul. Et alors que le précédent, Help, était paru seulement quelques mois plus tôt, début août 1965 ! (suite…)

CARNETS  DU  PORTUGAL  3

La Bouche de l’Enfer

Par beau temps, déjà, le lieu est impressionnant. Par mauvais temps, il devient effrayant, quasi surnaturel. Sa dénomination, Boca do Inferno (la Bouche de l’Enfer), n’est pas vraiment de nature à apaiser les esprits. Située au sud-ouest de la ville de Cascais, non loin du Cabo da Roca, cap sauvage giflé par les vents, qui fut longtemps considéré comme le bout du monde, la Boca do Inferno est une arche naturelle qui vomit l’écume des vagues venant se briser contre la falaise. Cette marmite du diable résulterait de l’effondrement d’une ancienne grotte, laissant aujourd’hui apparaître à ciel ouvert les tourments atlantiques disloqués par les rochers portugais. Mais son mystère plonge bien au delà de considérations purement géologiques… (suite…)

CARNETS  DU  PORTUGAL  2



Ayant égaré la clef de la Quinta de la Regaleira, comme relaté précédemment, j’ai pensé que le destin me poussait peut-être vers une autre porte, plus spirituelle, et qu’il me fallait découvrir un moyen de l’entrouvrir au plus vite. Qui dit spiritualité, dit élévation. En levant les yeux vers les monts de Sintra, qui dominent la ville et les hommes, j’aperçus, au delà des remparts austères du Castelo dos Mouros (le Château des Maures), un point de lumière vacillant entre espoir et réalité. D’où provenaient ces ondulations colorées ? Qui avait bien pu allumer cette torche sans flammes et quels gardiens exilés entre forêts et rochers lui avaient été sacrifiés ? (suite…)

QUINTA  DE  LA  REGALEIRA



De vendémiaire à brumaire, le calendrier républicain peut faire germer un spleen automnal dans les esprits de certains. Chez d’autres, il accentue une frénésie d’idées et de sentiments insolites, qui font zigzaguer le passé et le présent dans un ballet de possibles imaginables, ou inimaginables, selon que vous acceptez d’y croire ou non. Persuasée d’avoir été Marie-Antoinette dans une autre vie, une amie brésilienne m’a récemment bombardée comtesse ou duchesse de je ne sais plus trop quoi, maîtresse certifiée d’un haut dignitaire de la couronne du Portugal dont il serait fort aventureux de révéler le nom, et muse attitrée d’un futur grand peintre qui sera un jour l’égal de Salvador Dali et Picasso réunis ! Lorsque cette amie a su que ma fille avait élu résidence à Lisbonne fin septembre, elle y a vu un signe du destin irréfutable, a mandé la calèche de son ami Hubert afin de me transporter vers les plaines de Roissy-en-France, où un étrange équipage fut chargé de m’escorter en terre lisboète. (suite…)