LAMENTABLE  !

De gauche à droite en haut : Laurent Luyat, Yoann Offredo, Alexandre Pasteur.
En bas : Marion Rousse, Laurent Jalabert, Thomas Voeckler.

Décalé de juillet à septembre pour cause de Covid-19, le Tour de France 2020 a pris des allures inhabituelles, malgré une météo estivale qui a semblé prolonger le même décalage. Plus clairsemé que de coutume, le public a tout de même tenu à hommage aux coureurs cyclistes, étape après étape. Le soleil étant au rendez-vous, on pouvait se dire que tout irait pour le mieux. C’était sans compter les débats navrants et les commentaires douteux foisonnant de pseudo-spécialistes squattant après course les plateaux tv. (suite…)

MAILLOT  JAUNE  DE  LA  COM’


Habituellement, je ne perds pas mon temps à déblatérer politique, non que le sujet me paraisse inintéressant, mais plutôt à cause de ses acteurs principaux qui, depuis trop longtemps, se contentent de surfer sur une forme totalement stérile, sans faire avancer le schmilblick d’un iota sur le fond. Ce mercredi 16 septembre 2020, notre cher président en a donné un exemple sidérant. Ayant coché sur son calendrier la 17ème étape du Tour de France (Grenoble – Col de la Loze), Emmanuel Macron a passé sa journée à accompagner les coureurs, confortablement installé dans la voiture du directeur de course, à tailler la bavette avec ce dernier, puis à applaudir benoîtement et pérorer mécaniquement sur le podium d’arrivée. Franchement, dans la situation que traverse le pays et avec tous les problèmes qui ne vont pas manquer de s’aggraver cet automne, un chef d’état n’a-t-il pas autre chose à faire de son temps ? Idem pour ses ministres qui, pour un oui pour un non, pour un fait divers x ou un événement y, entreprennent déplacements sur réceptions, sans qu’au final cela ne débouche sur grand chose de concret. Mais quand bossent-ils vraiment et sérieusement ?! Chacun soigne précieusement sa communication en faisant passer son image avant sa fonction. Ils courent tous après le maillot jaune de la com’, ou celui du meilleur grimpeur dans les sondages, sans jamais mouiller celui de l’équipe nationale qu’ils sont censés former. C’est un magnifique peloton de suiveurs en tous genres, qui ne pensent qu’à doper leur audimat et se pavaner sur les pavés de l’Élysée. À la différence des cyclistes de la grande boucle, pour qui les Champs Élysées sont synonymes de consécration et d’apothéose amplement mérités après trois semaines d’efforts intensifs, l’élite politique de notre pays s’y complait 365 jours par an, en pédalant dans la semoule sans jamais atteindre ses objectifs. Et encore moins tenir ses promesses. Alors, de temps en temps, plutôt que de nous seriner à propos de la marche à suivre ou de la grande course absurde que notre société doit à tout prix gagner, que ces gens-là pensent aussi un peu à la boucler !


HORS  CATÉGORIE

Chaque année, le Tour de France propose son lot d’émotions et de surprises, agrémenté aussi, parfois, de sorties de route étonnantes. Celle qui vient de se produire en marge du peloton et de sa chevauchée fantastique est l’une des plus stupéfiantes et disproportionnées que l’on n’aurait osé imaginer. Orchestrée par la consultante sportive de France télévisions, Marion Rousse, elle a volé la vedette, durant ces dernières 24 heures, aux seuls qui la méritent vraiment : les forçats du cyclisme professionnel. J’en suis tombée de mon vélo d’appartement ! Mais reprenons ce mauvais feuilleton étape par étape. (suite…)

ÉCHAPPÉES BELLES

 

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Ah le Tour de France ! Toutes ces paires de jambes impeccablement épilées qui tricotent en danseuse ou emmènent de la bracasse au son délicieux de délicats roulements à billes… Et ces muscles effilés, ces morphologies longilignes, ces numéros d’équilibristes, ces accélérations fulgurantes, ces déhanchements envoûtants, ces silhouettes colorées, ces générosités dans l’effort, ces explosivités élégantes et ces excès de tonus et d’endurance ! Et pourtant… (suite…)

DIX  SUR  DIX

Septembre est le mois des rentrées scolaires et universitaires. Habituellement, se posaient des questions de fond déjà très préoccupantes. Les classes seraient-elles surchargées ? Les enseignants seraient-ils enfin en nombre suffisant ? Les programmes pédagogiques seraient-ils bien adaptés ? L’accès à l’enseignement supérieur serait-il libre et équitable ? Une nouvelle réforme nationale serait-elle inévitable ? Faudrait-il revenir au port d’un uniforme au sein des établissements publics ou privés ? Toutes ces interrogations semblent aujourd’hui balayées par trois données inattendues : la mise en place de gestes barrière, le port du masque obligatoire et une distanciation sociale permanente. Des mesures pas faciles à appliquer dans toutes les classes.

7ème  COUPE  D’EUROPE  !

Les lionnes de l’OL viennent de remporter la coupe UEFA de la ligue des champions pour la septième fois au total, et la cinquième fois consécutive ! Elles sont tenantes du titre depuis 2016. Si on m’avait dit, lorsque les garçons ont gagné le seul et unique trophée équivalent (avec l’OM en 1993), que les filles seraient sept fois meilleures au niveau européen, je ne l’aurais jamais cru. Et pourtant… Reste maintenant à faire admettre cette supériorité par le grand public. Cependant, même si dirigeants et sponsors consentaient subitement à multiplier par 7 les émoluments de nos championnes, on serait bien en deçà des sommes astronomiques que raflent les garçons… dont la plupart, est-ce bien utile de le rappeler, n’ont jamais rien gagné à ce niveau de compétition.

LE  DOUTE

Depuis quelques temps, j’avais déjà de sérieux doutes quant à la gestion socio-politique de la pandémie Covid-19 et les artefacts médiatiques découlant d’une communication aussi contradictoire qu’anarchique à son sujet. La semaine dernière, deux interventions télévisées ont retenu mon attention et m’ont confortée dans l’idée que des écrans de fumée de plus en plus nombreux et suspects masquent la véritable ampleur et nature du danger sensé menacer l’humanité. En un peu moins d’un quart d’heure, ces deux réactions ouvrent un champ de réflexion salutaire. Elles sont assez éloquentes pour se passer de commentaires… et se forger une idée plus précise de la situation dans laquelle certains aimeraient bien nous engluer dès la rentrée.

DE  LA  LUZ  À  LA  LOOSE


Après 45 minutes initiales plutôt bonnes, le PSG a complétement manqué sa seconde mi-temps lors de la finale de Champions League 2020… et laissé échapper sa première “coupe aux grandes oreilles” en perdant le match sur le plus petit des écarts : 1-0. Du coup, à Lisbonne, le stade de la Luz s’est mué en stade de la loose. Face au Bayern Munich, la formation parisienne est retombée dans les travers qu’on lui connait : un fond de jeu trop friable et une fragilité mentale lors des moments difficiles. Dans le football comme dans tout sport collectif, les plus grandes stars ne peuvent briller en l’absence d’immenses joueurs de l’ombre à leurs côtés. Le Paris Saint-Germain va donc devoir gonfler son effectif en ce sens s’il veut à nouveau bomber le torse sur la scène européenne. Ses dirigeants ont d’ores et déjà promis une équipe mieux charpentée, avec un jeu plus léché, pour la saison prochaine. La communication du club a déjà pris les devants avec certains visuels. Des perspectives attrayantes pour passer allégrement le cap de la cinquantaine…

LA  COUPE  DES  COUPES

Dimanche 23 août 2020 : finale de la Ligue des Champions. Le Paris Saint-Germain affronte le Bayern Munich au Stade de la Luz de Lisbonne. À l’heure où tout le monde s’étripe pour savoir quelles couleurs défendre, j’ai décidé d’opter pour le noir, dont se drape généralement l’homme le plus important sur le terrain : l’arbitre. À vrai dire, ils sont maintenant toute une armada : l’arbitre principal, les deux juges de touche, les deux arbitres de ligne de but, l’arbitre du banc de touche, les arbitres délégués à l’assistance vidéo… En théorie, cela réduit les risques d’erreur. Dans la pratique, cela n’empêche pas certaines décisions litigieuses de faire parfois basculer l’issue d’une rencontre de football. Je surveillerai donc attentivement les initiatives et évolutions du corps arbitral en cette occasion historique, pour laquelle, superstition oblige, j’ai adopté une nouvelle coupe, comme lors de la Fifa World Cup 2018. C’est ma coupe des coupes à moi. Et, pour être vraiment sincère, cela me défriserait tout de même un peu si le PSG passait encore une fois à côté.