Brigitte Bardot, né le 28 septembre 1934, à Paris.


Elle a 85 ans aujourd’hui et si, comme le commun des mortels, son corps n’échappe pas au poids des années, son cinéma ne vieillit pas. Il fait danser des images éternellement jeunes et légères, ponctuées de moues et sourires ravageurs. Ce sont elles qui prolongeront sa beauté ici bas, rajeunissant inlassablement une Brigitte Bardot rayonnante, même quand elle ne sera plus là.

DON  AL  TRUMP

Embourbé dans une énième magouille internationale sous la forme d’une conversation téléphonique inavouable avec le président de l’Ukraine, Donald Trump est menacé par les démocrates d’une procédure de destitution (impeachment) qui a pourtant peu de chances d’aboutir. Pour faire court, le président américain a passé fin juillet un coup de fil à son homologue ukrainien pour lui demander d’enquêter sur les affaires en Ukraine de Hunter Biden, le fils de Joe Biden, ancien vice-président démocrate, qui représente une menace de plus en plus sérieuse lors de la prochaine campagne présidentielle de 2020. En gros, Trump sollicite l’ingérence d’un pays étranger dans la politique intérieure des USA, à des fins bassement électorales, dans le seul but de discréditer et d’éliminer un concurrent potentiel ! Il avait récemment ajouté : « Il est clair que nous ne voulons pas que nos citoyens, comme le vice-président Biden et son fils, aillent créer de la corruption en Ukraine ».

Cette sortie douteuse, qui ressemble fort à de la diffamation, n’était déjà pas très maline de la part d’un chef d’état, mais se faire gauler en tentant par téléphone longue distance un coup foireux, aussi illégal qu’immoral, c’est vraiment du grand n’importe quoi. C’est le summum de la connerie humaine appliquée au plus haut niveau politique. Une dévalorisation exemplaire de la fonction de président. Avec une vanité et un patronyme comme les siens, on savait déjà que Donald Trump avait bien du mal à en avoir le nom, on a maintenant la confirmation qu’il n’en aura jamais la carrure. Évidemment, le big boss des USA ne décolère pas contre le mystérieux lanceur d’alerte (il s’agirait d’un analyste de la CIA, un temps affecté au sein même des services de la Maison Blanche) qui a fait fuiter cette lamentable combine. L’un des derniers commentaires présidentiels à ce sujet est édifiant : « Vous savez ce qu’on faisait au bon vieux temps, quand nous étions malins ? Les espions et la trahison, on traitait ça un peu différemment qu’aujourd’hui… ». Sous entendu : on les flinguait sans le moindre scrupule, avant qu’ils n’aient eu le temps de devenir gênants. Une politique expéditive, digne des Al Capone, John Dillinger et Frank Costello, autres hommes d’affaires américains très influents en leur temps.


MANGEZ  DES  POMMES  !


On a parfois dit que Jacques Chirac était un homme de gauche qui s’était retrouvé à droite alors que François Mitterrand était un homme de droite qui s’était retrouvé à gauche. Probable que ce soir ils se marrent bien ensemble, au centre d’on ne sait où. La litanie des faux jetons de tous poils a commencé dès ce midi et va se poursuivre ces prochains jours. Les adversaires et les traîtres vont rejoindre les fans et les amis dans un concert de louanges et de souvenirs exagérés. L’un des seuls témoignages qui m’a paru sincère et mesuré au milieu de cette cacophonie hypocrite a émané de l’un de ses plus grands imitateurs : Yves Lecoq qui, avec Les Guignols de Canal +, en avait fait un personnage central de l’émission. Détail croustillant : les auteurs de l’époque, qui avaient pour dessein de ridiculiser Jacques Chirac et de parasiter sa campagne électorale présidentielle, avaient finalement contribué à faire monter sa cote et à le rendre éminemment sympathique, surtout auprès des jeunes. Preuve irréfutable que ce président-là avait de l’humour et une personnalité originale. Deux caractéristiques qui ont fait cruellement défaut à tous ses successeurs.

BLACK  FRIDAY  ?

Un vendredi 13 susceptible de se transformer en vendredi noir pour les Parisiens ? La journée du 13 septembre 2019 risque fort de coïncider avec une pagaille monstre dans les transports en commun de la capitale. Près de 90 % des conducteurs de métro ont prévu de débrayer, entre 30 % et 50 % des conducteurs de trams feront de même, et plus de la moitié des conducteurs de trains sur le réseau RER sont également concernés par ce mouvement social de protestation contre la réforme des retraites. Du coup, certaines stations menacent même d’être fermées au public. Désemparée, la direction de la RATP cherche des solutions radicales pour contrer les grévistes puis inciter les conducteurs récalcitrants à changer d’avis et regagner rapidement leur lieu de travail.

RETRO – PENALTY


Notre brave Antoine Griezmann national vient de manquer deux penalties coup sur coup avec l’équipe de France, lors des qualifications pour l’Euro 2020. Le premier, contre l’Albanie, samedi dernier, s’était écrasé sur la barre transversale, tandis que le second, hier soir, a fini dans les gants du gardien de la modeste sélection d’Andorre. Si ces deux loupés magistraux n’ont pas hypothéqué la victoire finale des tricolores (4-1 contre l’Albanie puis 3-0 contre Andorre), ils déparent tout de même fortement sur le cv d’un des meilleurs attaquants au niveau mondial. À l’occasion de sa prochaine exécution, nous conseillons à notre ami Grizou le coup de la toupie, sous titré rétro-penalty, particulièrement efficace contre les gardiens de but qui ont tendance à anticiper en se jetant d’un côté ou de l’autre de leur cage.

LA  POUTRE  DANS  TON  ŒIL

Que se passe-t-il au sein de l’actuel gouvernement brésilien ? Une folie imbécile l’aurait-elle soudainement transformé en cour d’école maternelle ? Après le président Jair Bolsonaro, qui s’était moqué du physique de Brigitte Macron sur Facebook, puis l’ambassadeur au tourisme, Renzo Gracie, qui avait traité la première dame française de dragon, c’est le ministre de l’économie Paulo Guedes qui vient d’en rajouter une couche en déclarant devant une assemblée de chefs d’entreprise brésiliens : « Cette femme est vraiment moche ». (suite…)

JAIR  BORSALINO

L’affaire Macron-Bolsonaro ne m’avait pas particulièrement intéressée durant l’ultime semaine aoutienne. Un coup de fil d’une amie brésilienne modifia totalement mon attitude : « Brigitte, je te laisse un petit message pour te dire qu’il ne faut pas faire attention à ce que dit et fait notre président. Beaucoup de Brésiliens ne se reconnaissent pas en lui. Il nous fait honte. Ce mec est complétement taré. En France, vous ne vous en rendez pas encore bien compte, mais c’est un fou dangereux pour toute la planète. Il ne va provoquer que des ennuis. Des gros ennuis. Et en plus, je crois qu’il est un peu con… » Pourquoi cette amie, qui ne m’avait jamais parlé de politique jusque là, éprouvait-elle le besoin de me mettre en garde et de désavouer aussi catégoriquement celui qui dirige son pays ? (suite…)

SEXY  SEXA


Il était sexy. Le voilà sexa. Richard Gere, né le 31 août 1949 à Philadelphie, en Pennsylvanie (USA), vient de passer le cap des 70 ans. La fabuleuse scène du shopping, avec Julia Roberts dans Pretty Woman, est restée dans toutes les mémoires. Un charme cérébral et animal de mâle dominant mais attentionné, à la fois malicieux et distingué, et d’une générosité… proprement scandaleuse, voire indécente ! Un indicible délice. Toutes mes copines ont rêvé de rencontrer un jour un de ses clones  malheureusement rarissimes dans la réalité. Le fait qu’à présent il soit sexagénaire ne change rien à la donne. American gigolo ou officier gentleman de la séduction, Richard Gere est la preuve cinématographique que le prince charmant n’a pas d’âge. Et que ce mythe se joue de toutes les conventions et les hypocrisies… principalement dans les contes de fées.