77  BOUGIES  HORS  SACRISTIE

Né le 17 novembre 1942 à New-York, enfant du quartier de Manhattan baptisé Little Italy, Martin Scorsese est le réalisateur italo-américain le plus connu des cinquante dernières années. Mean Streets, Taxi Driver, New York New York, Raging Bull, After Hours, La Dernière Tentation du Christ, Les Affranchis, Les Nerfs à Vif, Casino, Kundun, Gangs of New York, Aviator, Les Infiltrés… les films majeurs qui jalonnent sa carrière sont nombreux. Issu d’une famille sicilienne catholique traditionaliste, celui qui devint en 2007 le fondateur de la World Cinema Foundation, voulut pourtant d’abord s’engager dans une voix religieuse qui avait peu à voir avec le septième art. (suite…)

GILETS  JAUNES  &  JAQUETTES  NOIRES

Un an après le premier acte des gilets jaunes, organisé sur les Champs Élysées, le mouvement contestataire veut marquer le coup en reprenant position sur la célèbre avenue parisienne durant ce samedi 16 novembre 2019. Les forces de l’ordre sont sur le pied de guerre et ont prévu de déployer des unités spéciales afin de faire respecter des périmètres de sécurité sévèrement délimités. Une opposition jaune et noire dont l’issue demeure incertaine. Mais le haut commandement compte sur l’effet de surprise pour faire basculer le rapport de force en sa faveur.

LE  PREMIER  DES  SECONDS

Raymond Poulidor, né le 15 avril 1936 à Masbaraud-Mérignat, dans la Creuse, et décédé le 13 novembre 2019 à Saint-Léonard-de-Noblat, en Haute Vienne, emporte avec lui une poupoularité demeurée intacte depuis 60 ans ! Celui qui restera à jamais le premier des seconds dans le cœur des Français, et dans celui de tous les amateurs de cyclisme, vient de boucler la dernière étape d’une existence hors du commun. (suite…)

ET  ENNIONIÈME  CONCERT  !


Avec lui, on ne compte plus… Les années, les musiques de films, les souvenirs et les frissons qu’il a fait passer. Ennio Morricone, né le 10 novembre 1928 à Rome, est un génie de la transmission. Transmission sonore évidemment, mais transmission de l’émotion, aussi et surtout. Un peu comme si ce compositeur et chef d’orchestre exceptionnel avait trouvé le fil invisible, l’écheveau sentimental qui relie oreille, cœur, cerveau… jusqu’à peut-être aller un peu plus haut. (suite…)

LA  VOYAGEUSE  INTÉRIEURE

Évidemment, il y avait ses yeux, et ce regard, pas forcément triste, mais jamais totalement gai. Et par moments, il y avait ses jeux. Jeux de scène, jeux d’enfant, jeux d’écriture, jeux de hasard, jeux d’ombre et de lumière, jeux de dupes… Marie Laforêt était un roseau qui cachait ses chaînes invisibles par des chansons de saisons. Jamais vraiment les mêmes, mais toujours liées entre elles, à l’instar de ses virées cinématographiques. Elle voyageait légère, dans la gravité de l’instant. Vers un ailleurs fatalement meilleur. (suite…)

COMPTE  À  REBOURS



Les conférences internationales en faveur de l’écologie ressemblent à s’y méprendre aux conférences internationales pour la paix. Plus elles se multiplient, moins elles ont d’effet. Partout dans le monde, les zones critiques prolifèrent à la vitesse d’une cupidité sans bornes et les bonnes résolutions sont reportées à des échéances absurdes. Applications minimalistes programmées en 2025, 2040, 2050… Les médias ne se rendent même plus compte des inepties qu’ils propagent. Et quand des décisions importantes semblent enfin entérinées, elles ne sont jamais à l’abri d’une remise en cause ultérieure, qui annule tout le lent et difficile chemin parcouru. On pourrait penser que plus une population croît, plus elle augmente les chances de survie des individus qui la composent. L’espèce humaine est en train de démontrer tout le contraire. Si une intelligence extra-terrestre venait à visiter notre planète avec la mission de préserver son équilibre et son harmonie, le diagnostic et le palliatif seraient rapidement validés. L’homme apparaîtrait évidemment comme le premier maillon à faire sauter dans le foutoir général et le grand cercle vicieux qui gouvernent son existence. L’alien redresseur de torts devrait alors se montrer impitoyable. Deviendrait-il exterminateur que l’on ne pourrait même pas l’en blâmer.

REGARD  NOIR

Au cours d’un match de football, lorsqu’un joueur commet une grosse faute et que l’arbitre s’avance vers lui en mettant la main à la poche, on se dit que le carton jaune ne va pas tarder à sortir. Le principal intéressé n’en mène pas large, se doutant qu’il va être averti, voire expulsé s’il a déjà pris une biscotte de la même couleur auparavant. Lors d’un match qu’elle dirigeait en Équateur, Fernanda Colombo, que de nombreux médias ont qualifiée d’arbitre la plus sexy au monde, profita de cette situation pour réaliser un joli coup d’intox. La Brésilienne fit mine d’arrêter le jeu et, le regard noir, se dirigea résolument vers un footballeur présumé coupable. Elle adopta l’attitude typique et tant redoutée de l’autorité sur le point de sévir, mettant la main à la poche arrière de son short… pour en tirer un mouchoir avec lequel elle essuya délicatement son front ! Gestuelle délicieusement féminine, ponctuée d’un sourire malicieux, terminé par un clin d’œil espiègle. Décontenancé, le footballeur lui rendit son sourire avec une timidité presque enfantine. Fernanda Colombo, qui a accompli l’essentiel de sa carrière en tant que juge de ligne, aurait pu continuer à multiplier les touches, tant à l’intérieur qu’en dehors des terrains de football. Malheureusement, elle a bifurqué dans le journalisme, sans toutefois délaisser totalement le corps arbitral, puisqu’elle s’est mariée avec Sandro Ricci, arbitre international brésilien ayant officié au plus haut niveau, notamment lors des deux dernières coupes du monde de 2014 et 2018, au Brésil et en Russie. Avertissement désintéressé pour ceux qui tenteraient malgré tout une approche illicite de sa dulcinée : Sandro voit rouge très rapidement.

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VULVAIRE  OU  VULGAIRE  ?

La mode des jeux de mots imbéciles et le métro parisien réservent parfois de ces surprises… Lundi dernier, en attrapant machinalement la feuille de choux intitulée CNews, ce bulletin d’informations gratuit diffusé dans le réseau RATP, je suis restée bouche bée devant la page de couverture qui masquait la une. La photo représentait une femme en petite culotte et T-shirt, cadrée des genoux aux épaules, avec ce surtitre diagonal : « On ne met pas de pesticides dans nos prunes. Ce n’est pas pour en mettre dans la vôtre. » Un océan d’incrédulité et de consternation m’a submergée. À hauteur du pubis, cette femme tenait un objet purpurin d’un goût aussi douteux que le slogan, et, en bas à gauche de l’image, apparaissait la signature Naturalia, sous-titrée : “Soyez libre d’être nature”. Second tsunami de perplexité devant cette publicité affligeante pour des protections hygiéniques féminines 100 % bio. À quand l’équivalent masculin à base de pruneaux et poireaux ? Les brunes comptent pas pour des prunes ? Et bien, il faut croire que si, ma pauvre Lio. Et les blondes aussi. Dans le même panier ! Sans y mettre la main évidemment. Encore que, sur la photo…

JE  TE  VOIS  !


Sting, de son vrai nom Gordon Matthew Thomas Sumner, né le 2 octobre 1951 à Wallsend, dans le nord de l’Angleterre, vient de souffler ses 68 bougies. Ça ne nous rajeunit pas, lui comme nous. On se souvient tous du groupe Police, qu’il forma dès 1977 en compagnie de Stewart Copeland à la batterie et Andy Summers à la guitare électrique. Fin 1979, deux titres emblématiques, “Message in a Bottle” et “Walking on the Moon”, imposèrent le trio sur la scène internationale et le projetèrent vers un succès fulgurant. Beaucoup ignorent que cela faillit ne jamais arriver. (suite…)

Brigitte Bardot, né le 28 septembre 1934, à Paris.


Elle a 85 ans aujourd’hui et si, comme le commun des mortels, son corps n’échappe pas au poids des années, son cinéma ne vieillit pas. Il fait danser des images éternellement jeunes et légères, ponctuées de moues et sourires ravageurs. Ce sont elles qui prolongeront sa beauté ici bas, rajeunissant inlassablement une Brigitte Bardot rayonnante, même quand elle ne sera plus là.