UN  OISEAU  AU  PARADIS


Elle regrettait parfois que “son truc en plumes” occulte d’autres chansons de son répertoire, écrites par Raymond Queneau, Boris Vian, Louis Aragon, Barbara, Jean Ferrat, Guy Béart ou Serge Gainsbourg. Elle a dansé avec les plus grands, de Rudolf Noureev à Mikhaïl Baryshnikov, et bien sûr Roland Petit, le grand homme de sa vie. Zizi Jeanmaire a fini par tirer son ultime révérence ce vendredi 17 juillet 2020, à l’âge de 96 ans. « Ma maman s’est éteinte paisiblement cette nuit à son domicile de Tolochenaz, dans le canton de Vaud », en Suisse, a annoncé sa fille, Valentine Petit. (suite…)

ON NE SE MOQUE PAS DES NOMS !

De prime abord, il a une bonne tête. Le genre de mec avec qui on pourrait discuter un de ces soirs d’été, autour d’un barbecue, chez des amis de province. Dans un second temps, quand on se penche sur son parcours, on découvre un haut fonctionnaire de 55 ans, père de quatre filles, élu local (maire de Prades, bourg de 6200 habitants dans les Pyrénées Orientales, conseiller régional du Languedoc-Roussillon, conseiller départemental des Pyrénées Orientales), énarque étiqueté Les Républicains. Membre de la cour des comptes, il rejoint Xavier Bertrand au ministère de la santé, puis Nicolas Sarkozy en tant que secrétaire général adjoint de ­l’Élysée. On lui pardonnera toutes ces erreurs de jeunesse, bien que cela en fasse beaucoup et qu’il ne soirt plus tout à fait un perdreau de l’année.

On le dit homme de dialogue, réglo et avenant, avec une bonne connaissance des dossiers qu’il est appelé à traiter. C’est une sorte de couteau suisse politique avec un léger accent de son Gers natal. Pour ses opposants, c’est un homme de droite assumé qui incarne parfaitement le changement dans la continuité. Les humoristes vont à coup sûr se régaler d’un patronyme prêtant à de nombreux jeux de mots et caricatures. Ce vendredi 3 juillet 2020, Jean Castex, le ministre du déconfinement passé a été nommé premier ministre de la déconfiture à venir. Sans doute se demande-t-il lui même ce qui va lui tomber sur la tronche dans les semaines et les mois à venir.

L’ITALIENNE  AVENTUREUSE

Pour l’état civil, elle se nomme Anna Maria Massetani. Elle est née à Rome le 30 juin 1933 et entame sa 87ème année avec un bonheur discret. De 1954 à 1984, elle a tourné une cinquantaine de films sous la direction de réalisateurs du calibre de Michelangelo Antonioni, Sergio Leone, Dino Risi, Carlos Saura, Claude Sautet, Louis Malle, René Clément, John Frankenheimer, Claude Pinoteau, Pierre Granier-Deferre, Michel Deville, les frères Taviani, Henri Verneuil, Gérard Pirès, Giuseppe Bertolucci… Pourtant, le cinéma n’était pas sa vocation première, loin de là. Sa carrière d’actrice et son rapport au septième art demeurent parmi les plus atypiques. (suite…)

TAOUAGE  NOUVELLE  VAGUE

tattoo plage

La mode du tatouage bat son plein et les vacances d’été à la plage constituent l’une des meilleures vitrines du moment.
Afin d’être certaine de marquer les esprits autant que les corps avec style et singularité, trois conseils essentiels : (suite…)

BALKANIQUE  LA  JUSTICE


Ce cher Patrick nous étonnera toujours. En février dernier, ses avocats avaient réussi à l’extraire de prison en faisant croire aux juges que son état de santé était incompatible avec sa détention. Il était soit-disant à l’article de la mort et devait être soigné rapidement hors de sa cellule afin de ne pas trépasser. Les médecins de Levallois-Perret doivent descendre de Merlin l’enchanteur ou de Panoramix, à en juger les effets de leurs potions magiques et la forme affichée par leur patient lors de la dernière fête de la musique. Idem pour Isabelle, qui, eu égard à une santé également défaillante, n’avait pu se rendre au tribunal. Les Thénardier de la politique levalloisienne dansent à présent de concert. Pas sûr toutefois que les nouvelles images concluant la formidable prestation chorégraphique de Patrick soient de nature à cimenter le couple. Après son bras d’honneur à la justice française, le maire déchu était à deux doigts d’en mettre un à une jolie blonde intercalée entre lui et son épouse…  Une main aux fesses outrageant le bras séculier.

BEATLES   STORY


Copieusement douchée par des averses tambourinant le début de soirée dans la capitale, la fête de la musique pointait aux abonnés absents de ce 21 juin 2020 post covid-19. Les rues de Paris sont restées désespérément silencieuses. Aucun groupe ni aucun soliste à se mettre sous l’oreille dans mon quartier du 11ème. Alors, j’ai écourté ma balade pour rentrer écouter “Walk off the Earth” résumer le parcours des Beatles de 1962 à 1970, en 6’30” et 20 interprétations magistrales. Ce fut court mais bon. De quoi redonner des couleurs aux 193 jours restants de cette étrange année 2020.

TRIPLE  BUSE

Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pêcheurs parisiens…
…qui n’avons plus qu’à choisir entre le corona, la peste ou le choléra.

LA  BOURSE  OU  LA  VIE  ?


Michael Flor, un Américain de 70 ans a lutté contre le Covid-19 durant 62 jours. Hospitalisé au centre médical Swedish Issaquah de Seattle, dans l’état de Washington, il en est sorti le 5 mai dernier, applaudi par le personnel soignant qui avait cru le perdre à plusieurs reprises tant son état était critique. La semaine dernière, il a reçu une facture de 181 pages, qui détaillait les soins administrés et leur prix : 9.736 dollars par jour pour la chambre en soins intensifs, 409.000 dollars pour sa transformation en chambre stérile pendant 42 jours, 82.000 dollars pour l’utilisation d’un respirateur artificiel pendant 29 jours, 100.000 dollars pour les soins dits de la « dernière chance », et ainsi de suite jusqu’aux plus petites dépenses listées tout au long de son séjour. Au total, le montant atteint l’incroyable somme de 1.122.501,04 dollars ! Soit près d’un million d’euros. De quoi mourir étranglé par les dettes après avoir échappé à l’asphyxie provoquée par le coronavirus.