ENVOYEZ  !  C’EST  PESÉ  !


Cette semaine est une semaine particulière pour ma fille Morgane, après treize autres semaines, encore plus particulières, qui jalonnèrent son existence il y a plusieurs années.  Je ne vais pas vous expliquer pourquoi ni comment. Pas plus que je ne développerai ici le lien direct avec la cause transgenre que je défends depuis plus de vingt ans. Morgane résume la situation beaucoup mieux que moi dans ce petit sujet vidéo de dix minutes. Et si, après l’avoir visionné, vous désirez en savoir davantage, aucun problème… Vous saurez alors ce qu’il vous reste à faire.

UNE  PREMIÈRE  EN  FRANCE  ?

Tilloy-lez-Marchiennes est une petite commune rurale, sur la D35, dans le département du Nord, en région hauts-de-France. Sur cette terre de contrastes, alternent des paradis verdoyants et boisés tels ceux du Parc naturel régional Scarpe-Escaut (le premier de France, créé en 1968) et des stigmates d’enfers tortueux, sous les traits d’anciens terrils miniers ou des secteurs pavés tant redoutés par les cyclistes du Paris-Roubaix. Jusqu’à ce samedi 22 mai 2020, rien ne distinguait Tilloy-lez-Marchiennes de milliers d’autres villages français du même acabit. Il a désormais une particularité notable : celle d’avoir élu une femme d’origine transgenre en tant que maire. (suite…)

LES  CHIFFRES  COMMENCENT  À  PARLER…

 


On voulait des chiffres représentatifs et des données significatives. On commence à les obtenir. Didier Raoult les communique depuis quelques jours. Certaines statistiques sont frappantes, par exemple un taux de mortalité cinq fois supérieur à Paris qu’à Marseille et aucun décès constaté en dessous de 60 ans pour les patients traités par le fameux protocole à base d’hydroxychloroquine. Comme beaucoup le pressentaient, ces statistiques tendent à donner raison au professeur Raoult. Bizarrement, tous ses détracteurs, qui le combattaient à grand renfort de schémas prédictifs ou qui prévoyaient son discrédit après des études sur des échantillons de grande taille, sont bien incapables de le contrer sur ce même terrain statistique. Est-ce parce que les chiffres leur manquent ? Ou parce que ces chiffres ne vont pas dans le sens qui les aurait tant arrangé ?

ÇA  SE  PRÉCISE…

UNE  ÉTRANGE  AFFAIRE

Son décès a été rendu public lundi 18 mai 2020, mais l’immense acteur s’en était allé une semaine plus tôt, le mardi 12 mai, à l’âge de 94 ans, des suites d’un accident vasculaire cérébral. Impossible de rendre compte en quelques pages d’une carrière cinématographique de plus de 200 films et d’un parcours théâtral de 50 pièces. Impossible de définir en quelques lignes un jeu alliant une force tranquille construite sur des failles vertigineuses avec un détachement ironique tantôt rassurant, tantôt effrayant. Impossible d’attraper en quelques mots une personnalité si diserte à la scène et si discrète au sujet de sa vie privée. Alors, que faire ? (suite…)

L’OMS-GATE


Sacré Marcel ! Il en remet une louche et il n’y va pas avec le dos de la cuillère ! Le problème, au vu de ce qu’il dénonce, c’est qu’on ne sait plus si l’on doit rire ou pleurer. Une chose est certaine ; le principe du vaccin en prend un sacré coup dans la tronche. La parano et la colère commencent à prendre le pas sur une présomption d’innocence que l’on accordait un peu trop naïvement à la recherche médicale et ses alliés politico-mercantiles. On en viendrait presque à souhaiter l’apparition d’un affreux virus, une souche mutante, vengeresse et implacable, qui décimerait de manière très sélective tous ces champions de la malhonnêteté intellectuelle et financière. Et là, franchement, on prierait volontiers pour qu’aucun vaccin ne puisse être mis au point rapidement.

ELLE  SAVAIT  !


C’était en 2006. Fred Vargas, qui a une formation de médiéviste et d’archéozoologue (l’archéozoologie est la discipline scientifique qui reconstitue l’histoire des relations naturelles et culturelles entre l’homme et l’animal), était venue chez Thierry Ardisson pour expliquer ce qui nous attendait lorsqu’un virus type grippe aviaire ou H1N1 allait passer à l’attaque, après une mutation ou une autre. Son diagnostic est frappant de lucidité. Il faut dire, outre son activité d’écrivain (romans policiers et nouvelles), qu’elle a été chercheuse au CNRS et est titulaire d’un doctorat en histoire sur la peste au Moyen Âge. Elle sait donc doublement de quoi elle parle. Sa proposition d’une cape plastifiée protectrice et hermétique, visant à limiter les risques de contamination lors de toute sortie en milieu pathogène, a fait rigoler tout le monde à l’époque. Sauf que, 14 ans plus tard, tout prend une autre tournure, vannes de Baffie y compris, et qu’on n’a plus du tout envie de se marrer. Elle fournit même un début d’inventaire implacable au sujet des carences et failles majeures que nous avons tous pu constater en ce sombre printemps 2020. On devrait toujours tourner sept fois le rire dans son cerveau avant de s’esclaffer bêtement au milieu de la galerie. Les originaux, dont on a tendance à se moquer un peu trop rapidement, ont parfois une perception plus juste des choses. Ils sont visionnaires. Ils anticipent. Ils discernent plus loin et plus haut que le mouton lambda, et que les chefs de troupeaux à la vue basse, qui ne savent que bêler plus fort, et qui ont magnifiquement démontré toute leur incompétence ces derniers temps.

5 DÉCEMBRE 1932  –  9 MAI 2020



Richard Wayne Penniman est le troisième-né d’une famille de douze enfants (sept garçons et cinq filles). Il voit le jour le 5 décembre 1932 à Macon, non pas la capitale du Mâconnais, préfecture du département de Saône-et-Loire en France, mais la ville américaine de Géorgie, état du sud-est des USA. La famille ne roule pas sur l’or et se conforme à des préceptes moraux très stricts, trop stricts sans doute, pour le jeune Richard. Elle cristallise une ambivalence qui le poursuivra toute sa vie : son grand-père et son oncle sont prêcheurs, tandis que son père est tenancier de bar, de bouge serait plus juste, et négociant en alcools forts, ou de contrebande selon les époques. Avec une jambe plus courte que l’autre, une voix suraigüe et des attitudes plus qu’ambigües, le jeune garçon gagne rapidement le surnom de Little Richard. (suite…)

L’ÉTERNEL  PLAYBOY


Jacques Dutronc, né le 28 avril 1943 à Paris, a 77 ans aujourd’hui. Confiné en Corse depuis des années, dans la maison qu’avait fait construire Françoise Hardy à la fin des sixties, il fréquente davantage les chats que les humains. Une douzaine d’entre eux l’entoure encore aujourd’hui. À une époque, ils étaient 55 ! S’il a cessé l’alcool depuis plusieurs années, il reste fidèle aux cigares de bonne facture. « De toute façon, le mal est déjà fait », précise-t-il avec nonchalance. Cette désinvolture, ce flegme teinté d’un cynisme attachant, l’ont toujours rendu sympathique auprès d’un très large public. De 7 à 77 ans. Son côté provocateur distancié lui a permis de chanter des choses que certains n’auraient jamais pu dire. Quand on ré-écoute ses chansons, écrites il y a un demi-siècle ou plus, on y déniche souvent des éléments annonciateurs, à peine exagérés, des travers dans lesquels se complaisent nos sociétés, dites évoluées, en 2020. (suite…)