MORGANE, MA FILLE, MA BATAILLE…


Morgane, ma fille, résume en 33 minutes sa réalité dans la télé de Secret Story. C’était en 2011 et elle avait participé à cette émission pour défendre le troisième genre. Au sortir de sa licence de droit international à la Sorbonne, elle voulait expliquer au plus grand nombre qu’avoir un père qui se travestit n’est pas un handicap ou une honte, mais une fierté et une opportunité ouvrant des perspectives insoupçonnées. Elle désirait également promouvoir une autre image d’une minorité méprisée par un grand public et des médias qui l’appréhendent trop souvent de façon péjorative ou stéréotypée. Malgré les relances et les allégations d’une production qui  m’assurait vouloir combattre les préjugés en brossant un portrait plus positif du monde transgenre, j’avais refusé de l’accompagner dans cette maison implosive et cette mission impossible. Je m’étais alors sentie un peu coupable, voire assez lâche, tel le combattant qui reste planqué dans sa tranchée alors que son copain monte à l’assaut, baïonnette au canon et complétement à découvert. Morgane a finalement gagné sa bataille, et l’une des miennes aussi, par la même occasion. La téléréalité a pourtant fait tout ce qu’elle pouvait pour l’en empêcher. Elle n’a fait que rendre ma fille encore plus forte. Et rendre son père encore plus fière.

 

 

LA  BAJON  !


C’est ma découverte de la semaine, probablement celle du mois, peut-être même celle de l’année. Elle a eu l’intelligence d’arriver bêtement, à un moment où je ne m’y attendais pas. Je faisais la planche sur internet, autrement dit je surfais mollement, sans but précis, quand je suis tombée sur son sketch intitulé “Trésor Public”. Et là, pif paf, bim boum. Le coup de foudre, le coup de bluff, le coup de maître. Je me suis mise à crawler sur ma planche de surf internautique et j’ai cherché d’où avait bien pu émerger ce zébulon féminin du manège désenchanté qui nous sert de scène comique aujourd’hui. Car il faut bien dire que depuis la disparition des géants Coluche, Le Luron, Desproges, Devos, et mis à part quelques belles singularités du calibre de Stéphane Guillon et Florence Foresti, la relève tarde à se manifester… (suite…)

HALLOWQUEENS

 

hallow-bc3g

C’était il y a treize ans à peine, il y a treize ans déjà. Sheila, Brigitte, Giovanna et Samantha, l’un des quatuors majeurs du groupe BC3G (Bon Chic 3ème Genre), partaient à l’aventure un soir mémorable d’Halloween, non loin de la pyramide du Louvre… On ne les revit jamais sous une telle apparence, mais elles, depuis cette nuit mystérieuse, ne se perdirent plus de vue.

It was barely 13 years ago.  Sheila, Brigitte, Giovanna and Samantha, one of the major quatuor of the BC3G group (Bon Chic 3rd Gender), saw where the wind took them on a memorable Halloween evening, not far from the Louvre Pyramide, in Paris… They were never seen again with such a look, but themselves, after this mysterious night, never lost touch with one another…

MORGANE  &  JULIETTE


Elles récidivent ! Made in USA sur fond de Marseillaise, le dernier sujet des Web Sisters en folie vaut son pesant de beurre de cacahuètes sur french baguette kinky-crispy. Nos deux révolutionnaires du Net pas toujours très nettes en rajoutent une louche sucrée-salée sans que l’on sache vraiment, de leur bilinguisme déjanté ou de leur schizophrénie avérée, ce qui nous emberlificote le plus au final. Autodérision de siamoises ébouriffées et coups de griffes malicieuses constituent leur marque de fabrique. Angélique duo d’enfer. Le prisme dont elles usent et abusent –la modération n’est pas leur tasse de thé– grossit certains détails tout en prenant du recul avec les considérations générales. Nous sommes en présence d’une double vision binoculaire à géométrie variable et mise au point stroboscopique par fragmentation dissociative. Mais c’est toujours comme ça avec les vraies fausses jumelles.

SITTING  TRANS



Parfois, pour ne pas dire souvent, les beautés transgenres complexent un peu sur leur taille. Elles aimeraient la réduire de quelques centimètres, afin de chausser des talons encore plus hauts ! Délicieux paradoxe de la féminité exacerbée. Alors, elles ont trouvé la parade. Pour ce hit-parade remarquable, bien que non exhaustif, elles ont décidé de rester assises.

Sometimes, not to say often, transgender beauties complex a little on their height. They would like to reduce their size by some centimeters in order to put higher heels on! Charming paradox of increased feminity. So they found a solution. For this outstanding but non exhaustive hit parade, they stood seated.

BRIGITTE  A  DU  BOL  !

La 82ème édition du Bol d’Or se courait ce week-end sur le circuit du Castellet. Cette course motocycliste, légendaire épreuve d’endurance qui tire son nom d’une course cycliste se déroulant elle aussi sur 24 heures d’affilée, se refusait obstinément à l’écurie Honda depuis un dernier succès en 1996. Afin de mettre un terme à ces 22 années de disette, je fus investie d’une mission secrète dans la nuit de samedi à dimanche. Mais chut ! N’allez surtout pas le répéter… (suite…)

LES  BONS  CONSEILS  DE  TATIBRIBRI

 

@ déménagement

 

Vous devez déplacer des meubles dans votre salon et le gentil déménageur qui s’était engagé à œuvrer dans ce sens vous fait lâchement faux bon au dernier moment ? Qu’à cela ne tienne ! Employez la technique de la déménageuse avertie invertie. (suite…)

HAPPY  69  !

Ils n’ont pas d’âge mais ils en ont quand même un puisque leur état civil fait mention d’une naissance à Saint-Lary, dans le Gers, le 29 août 1949. C’était un lundi et c’était aussi le jour où l’URSS testait sa première bombe atomique (n’y voyez aucun rapport), du côté de Semipalatinsk, dans les steppes du nord-est du Kazakhstan, qui n’avait rien demandé à personne. Igor et Grichka Bogdanoff n’ont jamais pris la grosse tête pour autant. La preuve : ils n’ont pas hésité à s’inscrire parmi nos premiers soutiens dans notre belle aventure du GIGGN. Aussi, du fond du cœur et dans un élan quasi fraternel, leur souhaitons-nous un very happy 69 birthday !

TELLE  FILLE…

Son trip, c’est plutôt, à terme, l’écriture de scénarios de séries tv, mais, comme elle a tout de même fait une école de journalisme après sa licence de droit à la Sorbonne, ma fille Morgane vient de commettre cet article dans Glamour. Il traite habilement d’un sujet qui n’est pas tout à fait indifférent à son père, lequel père n’est pas peu fier de cette connivence journalistique. En outre, le détour par Netflix finit de boucler la boucle. Dans la vie, et peut-être même au delà, tout n’est finalement qu’affaire de passerelles et de transmissions…