ENTRE LES LIGNES

@ b3

Pourquoi
diable rentraient-ils
vers leurs bases en montrant
leurs meurtrissures à toute la terre ?

Pourquoi
diable rendaient-ils
leurs âmes en plein ciel,
entre purgatoire et enfer ? Pourquoi
diable hantaient-ils les nuages en redoutant les pleines
lunes ? Pourquoi diable tentaient-ils tant le feu dessus et
dessous leurs ailes ? Pourquoi diable vendaient-ils tant
de rêves et de cauchemars dans la même suspension ? (suite…)

SORTILÈGE  D’ARRIÈRE-SAISON

C’était un dimanche étrange, tout à la fin de la première septaine d’octobre. Rodemack, petite cité médiévale à l’est de l’est de la France, accueillait la Fête de la Sorcière en son domaine de la Maison des Baillis. Un ciel de plomb et une lumière étain, alchimie d’automne qui transforme l’or passé de l’été en l’argent de l’hiver prochain, servait d’écrin temporel à cet événement. Nous étions à deux pas du pays des trois frontières où l’histoire joue à saute-mouton avec la géographie, à cheval entre la France, le Luxembourg et l’Allemagne… (suite…)

PAS  TRÈS  ACADÉMIQUE  ?

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Dure loi de la rentrée des classes qui nous impose la reprise consciencieuse de tous travaux intellectuels, à quelque âge que ce soit… Un peu forcés et contraints par le calendrier, nous faisons le plein d’un enthousiasme convenu. Comme au moment de la nouvelle année, on repart pour un tour, le cartable rempli de bonnes résolutions. Mais les nouvelles fournitures et les beaux habits de septembre suffiront-ils à gommer le spleen de l’écolier ?
(suite…)

CONTRE-PLONGÉE

De son lieu de vacances méditerranéen, un ami me téléphona avec d’irrépressibles trémolos dans la voix. Lors de son arrivée à l’hôtel, au réceptionniste qui lui avait demandé : « Vous avez bien réservé une chambre avec vue sur la mer ? », il avait répondu : « Si je peux avoir la vue sur la fille par la même occasion, ça sera parfait ! » (suite…)

JEUX  DE  PAUMES

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Les mains qui se tendent, et dont on se souvient,
Façonnent et tournent notre vie un peu plus loin.
Chaque paume ouvre quelque chose de précieux,
Entre espoir, générosité et merveilleux,
Elle participe à un cercle vertueux,
Comme un nouveau regard qui nous ouvre les yeux.

BB

Amour, Amitiés…

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Les images du montage photo sont légèrement racoleuses, je vous l’accorde, mais les chaînes de télévision françaises l’ont été si peu en annonçant sa mort, un certain dimanche 17 août 2014, que cela rétablit un semblant d’équilibre. Pierre Vassiliu avait coupé le contact discrètement après un parcours inclassable. Le grand public retient évidemment son tube de 1973 « Qui c’est celui-là ? », étonnante adaptation de « Partido Alto » de Chico Buarque, et peut-être aussi l’année d’après « J’ai trouvé un journal dans le hall de l’aéroport ». (suite…)

AU  SUD  DE  LA  MÉMOIRE

C’était le deuxième jeudi du mois d’août 1998. Encore étourdie par sa première coupe du monde, conquise au dépens d’un Brésil balbutiant son football, la France somnolait sa convalescence bigarrée. Elle sortait à peine d’une vague de chaleur ayant anesthésié le pays durant une semaine. Au fond du Quercy blanc, tout au bout d’un chemin de terre longeant un champ de blé fraichement coupé, un homme marchait doucement. Il était 13 heures et des poussières, qui s’envolaient avec le temps d’une nostalgie suspendue à autre chose. Clouée au sol par un chapeau foncé, son ombre découpait un début d’après-midi qui s’annonçait oppressant.  (suite…)

DE PARIS À PÉRIGUEUX


Mardi minuit et ma petite rue dans le onzième arrondissement.
Mercredi six heures et demie, dans la campagne de Dordogne.
Deux mondes se rejoignent mais toujours les arbres nous accompagnent.

6 – 25 – 6


Le réveil était réglé sur 6:26. Je devais être sur pied de bonne heure ce lundi matin et j’avais placé mon téléphone loin du lit pour être obligée de me lever dès les premiers décibels de la sonnerie. Je ne voulais pas risquer de me rendormir après l’avoir éteint d’une main somnambule. C’était sans compter un rêve étrange, rêve qui déverrouilla mes paupières à 6:25 très exactement. (suite…)

20.000  VAINS  MILLE

Ils ne partirent pas cinq cents et par un prompt renfort, ne se virent pas trois mille en arrivant à bon port. N’en déplaise aux corvidés de tous poils, cette tragédie-là se joue sur 20.000 pieds désespérés. Diffusé à la grande époque de l’émission quotidienne Le Set sur Pink TV, et sous l’œil affuté d’Éric-Emmanuel Schmitt, ce billet d’humeur colle étonnamment à l’actualité brulante du football et de ses supporters, en cette période de rencontres internationales très spéciales…