SLOOP JOHN B

SURFIN TIME


La version des Beach Boys, en 1966, était déjà exaltante. Celle embarquée dans ce bus, 55 ans plus tard, est également remarquable. C’est le propre des chansons qui sont sans doute un peu plus que des chansons. Elles ne vieillissent pas. Elles se régénèrent. Elles se métamorphosent. Elles se transmettent en même temps qu’elles servent de passerelles. Entre des continents, des personnes et des sentiments. Le John B. était un beau et fier voilier, à la silhouette élancée et audacieuse. Son équipage avait la réputation de se montrer particulièrement joyeux en revenant au port. Vers 1900, le bateau a sombré dans les parages d’une petite île des Bahamas nommée Eleuthera. Une chanson folklorique a survécu au naufrage et vogué à travers les océans et les ans pour nous chalouper les oreilles et le cœur. Elle dit le désir de hisser la grand voile pour cingler ailleurs, mais implore bien vite le retour au pays. Enthousiasme et nostalgie. Éternelle ondulation entre mal de terre et mal de mer, entre exploration au long cours et retour aux sources. Sail away, Sloop John B.

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