FIN DE CONTRAT

DÉCONTRACT  TILT


Ce vendredi 28 juin 2019 a marqué la fin d’une mascarade telle que l’industrie pharmaceutique aime nous en prescrire plus souvent qu’on ne le croit. Depuis près de 70 ans, le Décontractyl se pavanait en toute illégitimité dans les tiroirs et sur les étagères des pharmacies. Ce pseudo médicament sensé combattre les douleurs musculaires se présentait sous forme de baume et de comprimés. Je me souviens l’avoir vu un soir sur la table de chevet d’un ami sportif. Le nom « Décontractyl » m’avait amusée.

Je lui avais demandé quel effet cela lui faisait. « Aucun ! » m’avait-il répondu tout de go ! J’avais d’abord cru qu’il plaisantait. Il m’assura que non. À ma question de savoir pourquoi il persistait à utiliser ce produit s’il n’était d’aucune efficacité, il opposa cet argument inattendu : « Pour avoir la paix avec ma meuf ». Devant mon air perplexe, il poursuivit : « Elle est persuadée que c’est un remède miracle. Le coach sportif d’une de ses copines le recommande à toutes les apprenties Lara Croft du quartier mais moi, je sais que c’est de la daube. De la grosse daube, même… mais bon… quand je suis un peu naze après un semi-marathon et qu’elle vient me masser avec son grand sourire et sa certitude « décontractylo-antibobo », je me laisse faire. Après tout, ce sont ses mains qui me font le plus d’effet. Le Décontractyl, c’est double zéro (en pointant ses deux pouces vers le bas). Elle prendrait son gel douche pomme-vanille ou son lait hydratant à l’huile de jojoba que ça serait kifkif bourricot » !

En grande naïve que j’étais, sa position et son commentaire m’avaient semblé quelque peu excessifs, voire totalement invraisemblables. Et pourtant… il avait raison ! Non seulement ce produit était totalement inactif, mais il présentait des dangers pour la santé ! Il aurait même du être interdit à la vente depuis longtemps. En octobre 2017, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) avait déjà tranché et opté pour l’annulation de son autorisation de commercialisation. Que ce soit en comprimés ou en pommade, le Décontractyl n’a jamais pu apporter la preuve d’une quelconque action bénéfique. Pire : parmi ses effets secondaires étaient pointés vomissements, somnolence, nausées, hypersensibilités et réactions allergiques ! Outre des atteintes cutanées diverses, la formule pommade présentait un risque de transfert nocif lors d’un contact adulte-enfant. Début 2019, la revue médicale indépendante Prescrire avait versé le Décontractyl dans sa liste noire des médicaments à éviter. Sur son site, l’ANSM précise qu’arrêter le Decontractyl ne présente aucun risque. Il ne manquerait plus que ça ! Dans ce cas, Sanofi aurait inventé un concept révolutionnaire : celui du médicament placebo qui n’a aucune utilité si ce n’est celle de provoquer une dépendance ou un nouveau risque pour la santé ! Parfait pour les affaires, un peu moins pour l’éthique.

La triple question que se pose tout être doué d’un minimum de raison est : a) comment et par qui a été initiée une telle arnaque ? b) pourquoi et à quelles fins a-t-elle perduré 70 ans ? c) combien de magouilles de ce type sont encore opérantes aujourd’hui ? Sans prétendre avoir la science infuse, nous avons facilement trouvé un début de réponse sur internet. Tant qu’à faire, n’étant plus à une pantalonnade près, les hautes autorités médicales et sanitaires du pays, avec l’appui du ministère de la santé et de son homologue des finances, devraient autoriser et promouvoir les médicaments suivants durant une petite centaine d’années. Juste le temps de voir si ces molécules ont une toute petite efficacité et d’entériner définitivement leur commercialisation…

ET ENFIN, LES DEUX SUPERSTARS DE NOTRE SÉLECTION :

One thought on “FIN DE CONTRAT

  1. Une question Brigitte :
    Peut-on dissiper les effets néfastes du « DESCONTRAKETIL » par du « FEPALCON » ?

    Pour ceux qui rechercheraient les fondements de la médecine chimique avec son lot d’eugénisme, d’efficiences fictives, d’armes bactériologiques… (vaccins, AZT, SIDA…) devraient lire l’excellent ouvrage terrifiant du journaliste Thierry Souccar « Au nom de la science, Tous cobayes depuis un siècle »
    https://www.amazon.fr/Au-nom-science-cobayes-depuis/dp/2753300135

    Le VIH serait-il une arme ethnique accidentelle ?
    Un livre de référence pour la communauté LGBT+ qui se pose des questions.

    Bonne lecture avant un bon massage au DAYKON quoi déjà ?

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